[Critique et analyse] Dragons 2 : quand la saga de Dreamworks bat son plein

Alors que le Affiche Dragons 2.jpgtroisième et dernier volet de la trilogie Dragons, « Le monde caché », rencontre un véritable succès en salles actuellement (2 millions de spectateurs, rien qu’en France, il s’empare de la première place du box-office !), nous savons désormais que nous ne retrouverons pas nos fidèles amis sur grand écran. Ne reste alors plus que la nostalgie, puisque ayant écrit mon analyse du premier volet de la saga (voir mon article ICI) et du dernier, vu à sa sortie ce mois-ci (ICI), je n’avais pas encore donné mon avis sur « Dragons 2 ». C’est désormais chose faite, et la trilogie sera donc dorénavant complète sur Rêves Animés !

 

Genre : Film d’animation, aventure. Durée : 1h43.

Sorti en 2014.

Réalisation par Dean DeBlois.

Scénario par Dean DeBlois et Cressida Cowell.

Musique : John Powell.

Société de production : DreamWorks Animation.

Distribution (France) : 20th Century Fox.

Récompenses majeures : Golden Globes 2015 : meilleur film d’animation.

National Board of Review Awards 2014 : meilleur film d’animation.

Avec les voix françaises de Donald Reignoux  (Harold), Florine Orphelin  (Astrid), Emmanuel Jacomy  (Stoïck la Brute), Isabelle Gardien (Valka, la mère d’Harold), Julien Kramer (Gueulfor), Arthur Pestel  (Rustik), Nathanel Alimi  (Varek), Émilie Rault (Kognedur), Pascal Grull (Kranedur), Jim Redler (Erett, fils d’Erett).

Krokmou et un autre dragon Dragons 2

Synopsis : Tandis qu’Astrid, Rustik et le reste de la bande se défient durant des courses sportives de dragons devenues populaires sur l’île, notre duo désormais inséparable parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix. Harold et Krokmou vont se battre pour défendre leurs valeurs et préserver le destin des hommes et des dragons.

Ma vision du film :

Alors que le monde découvre actuellement le troisième et ultime volet de la saga « Dragons » de Dreamworks, la chaine France 4 a rediffusé dernièrement « Dragons 2 », son prédécesseur. Une petite piqûre de rappel bienvenue me concernant, me permettant de se rendre compte de la portée universelle d’une trilogie désormais mythique dans l’histoire du cinéma d’animation. Si les studios ont connu de réels succès critiques et commerciaux, et sont désormais habitués des sagas au long cours (Quatre longs-métrages pour « Shrek », trois pour « Kung-Fu Panda », trois également pour « Madagascar »…), beaucoup sous-estimaient la portée de leurs œuvres, dont on se rend compte avec le temps qu’elles ont pourtant inspiré toute une génération, dont je fais partie.

La mère d'Harold Dragons 2

En revoyant « Dragons 2 » après avoir visionné « Dragons 3 : le monde caché », on se rend compte, en quelque sorte, qu’il ouvrait la voie à un épilogue, qui finalement, ne surprend guère : à chaque long-métrage, son « drame » : [Attention spoilers] l’accident d’Harold et la perte de sa jambe dans le premier, la mort de son père dans ce deuxième opus, alors qu’il vient de retrouver sa mère et que le bonheur pourrait être total auprès de tous les siens réunis, la « séparation » d’Harold et Krokmou, qui prend son « indépendance », dans le troisième et ultime volet… [Fin des spoilers]. Si Harold cache en quelque sorte ses peines et est bien plus fort que ce qu’il ne pense, les épreuves ne l’auront pas épargné tout au long des aventures du village de Berk.

Si au début du film, Harold ne veut pas entendre parler de prendre la succession de son père et devenir chef du village (il s’en confiera d’ailleurs à Astrid), aura comme une sorte de « crise identitaire », et sera désinvolte à ce sujet, [Attention spoilers] il n’aura désormais plus le choix lorsque son père, Stoïck, aura trouvé la mort, tué involontairement par Krokmou, sur qui le mâle Alpha de l’ennemi, Drago, a pris le contrôle. Pour la première fois depuis leur rencontre,  où ils se sont dès lors liés d’une amitié indéfectible, cette dernière sera mis à mal par cet évènement charnière, habilement amené par les scénaristes, à la fois climax et point de non-retour pour notre pauvre Harold. [Fin des spoilers].

Le mâle Alpha Dragons 2

[Attention spoilers] C’est également dans cet opus que nous aurons les clés pour comprendre tout le passé autour de la disparition de Valka, la mère d’Harold, dont nous ne savons pas grand-chose dans le premier « Dragons »., tout le monde pensant même qu’elle était décédée. Véritable soutien de son fils, Valka va s’avérer être cette épaule et cette piqûre de rappel de confiance en lui, si besoin est, les nombreuses fois où Harold doutera de lui et se des capacités à être un bon chef. [Fin des spoilers].

Harold va réellement devenir au fur et à mesure un homme, et « Dragons 2 » est un entre-deux où il ne sera plus tout à fait un jeune garçon, mais pas encore tout à fait un homme (homme qu’il deviendra réellement, en fait, à la fin de la trilogie, puisque le changement physique sera bien visible. [Attention spoiler] La mort de son père va l’y préparer, et le forcer à mûrir plus vite. [Fin du spoiler] Astrid sera également une alliée de poids, et va évoluer, grandir au même rythme qu’Harold, même si elle avait en quelque sorte une longueur d’avance sur lui en étant un peu plus réaliste, et étant depuis plus longtemps que lui « ancrée » dans cette réalité. Harold a dû apprendre et intégrer à vitesse grand V le fait de « diriger » un dragon mais également tout un village.

Harold et Astrid Dragons 2

La qualité visuelle et graphique monte d’un cran depuis la sortie du premier volet en 2010, avec des images, des couleurs et des textures époustouflantes. Ce sera également le cas avec un « Dragons 3 » encore plus impressionnant que les précédents. La saga des « Dragons » semble être la plus aboutie visuellement, à mon sens, de tous les films d’animation créés par les studios Dreamworks.

Quatre ans auront passé entre le premier et le deuxième « Dragons », puis cinq ans entre le deuxième et le troisième (et l’ultime). Le temps de mûrir un scénario digne de ce nom pour chaque suite, ainsi que de peaufiner visuellement une identité graphique désormais bien reconnaissable et rôdée. La fin de « Dragons 2 » était ouverte et laissait entrevoir un troisième opus qui se devait de ne pas décevoir les fans. Si celui-ci mettait a posteriori tout le monde d’accord, les avis sont plus mitigés concernant l’épilogue de « Dragons 3 » et de cette saga épique. Ce dernier venant de sortir, laissant aux plus déçus le temps de « digérer » ce final et ces adieux et de revoir, avec le recul des années, qu’au final, tout est bien qui finit bien pour nos inoubliables amis Harold et Krokmou.

Krokmou et Harold Dragons 2