[Critique et analyse] L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

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Réalisé par Jean-Pierre Jeunet, le « papa » d’Amélie Poulain, « L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet » est un film dont j’ignorais l’existence, jusqu’à sa diffusion récente sur France 4, chaîne qui diffuse de temps à autre de véritables pépites cinématographiques, mais qui hélas devrait disparaitre d’ici quelques mois… Un long-métrage inventif à la très belle photographie, qui délivre de réels (et pertinents) messages mais auquel il manque un « je-ne-sais-quoi » pour un faire un véritable chef-d’œuvre. Cela dit, il reste un film à voir par curiosité, pour le message délivré et pour le plaisir des yeux.

Sorti en 2013.

Durée : 1h45.

Genre : comédie dramatique, aventure.

Réalisation par Jean-Pierre Jeunet.

Scénario par Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant, d’après « L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet » de Reif Larsen.

Musique : Denis Sanacore.

Société de production : Épithète Films, Tapioca Films, Filmarto, BBR Productions, Gaumont et Cross Creek Pictures.

Distribution : Sociétés de distribution : The Weinstein Company (États-Unis), Gaumont (France).

Récompenses majeures : Prix Lumières 2014 : prix CTIS pour Thomas Hardmeier ; César 2014 : meilleure photographie pour Thomas Hardmeier.

Maison des Spivet dans le Montana

Avec Kyle Catlett (Tecumseh Sansonnet Spivet dit T. S. Spivet), Helena Bonham Carter (Dr. Clair Spivet, la mère), Niamh Wilson (Gracie Spivet, la sœur), Callum Keith Rennie (Tecumseh Elijah Spivet, le père), Jakob Davies (Layton Spivet, le frère dizygote de T.S), Judy Davis (Mme. Jibsen, la sous-secrétaire du Musée Smithsonian), Dominique Pinon (« Deux Nuages » (VF)), Julian Richings (Ricky, le routier).

Synopsis : T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa sœur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu’il porte un bien lourd secret…

Ma vision du film :

Un jeune surdoué de 10 ans, perdu, ne trouvant pas sa place au sein de sa famille, portant le poids de la culpabilité de la mort de son frère, part seul à Washington chercher un prix récompensant son ingénieuse invention. En chemin, il va vivre de nombreuses aventures, lors de son périple, caché dans un train de marchandises…

T.S Spivet au téléphone

Telle est l’histoire du film de Jean-Pierre Jeunet, adapté d’un roman (même si le long-métrage n’est pas entièrement fidèle au livre), dont on reconnait la narration au début du film, semblable à la patte du réalisateur, notamment dans son immense succès « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ».

Comment les humains sont-ils capables de produire autant d’angles droits alors que leur comportement n’obéissent à aucune logique ? – T.S. Spivet

Le jeune T.S. Spivet s’inscrit dans la longue lignée des « enfants de cinéma » plus lucides et matures que leurs parents, grâce notamment à la distance nécessaire que peuvent avoir les enfants face au manque de « fantaisie » de leurs parents : la spontanéité et la « fraicheur » ; la créativité et l’imagination de l’enfance que les adultes perdent au fil du temps, emportés par les étapes tout au long de leur vie d’adulte, le poids du quotidien ainsi que les difficultés et les épreuves de la vie. En témoignent les quelques justes paroles du jeune T.S (les citations qui ponctuent cet article prouvent que la vérité sort de la bouche des enfants, à part une parole que sa mère, Clair, déclame à son père).

Mère de T.S Spivet

La médiocrité, c’est la moisissure de l’âme, il faut toujours l’éviter sinon, elle s’insinue partout. – Dr. Clair Spivet, la mère de T.S.

Néanmoins, lors de son périple, si T.S. a la maturité d’un adulte dans le corps d’un enfant de 10 ans, il « redevient » ce dernier, un enfant de 10 ans, normal, comme tout un chacun lorsque, n’importe quel enfant loin de sa famille, cette dernière lui manque et qu’il ressent la culpabilité d’être parti seul, lorsqu’il se blesse et qu’il a mal… même s’il est déterminé à aller recevoir son prix à Washington.

Le jeune acteur interprétant T.S (Kyle Catlett) est très touchant, dans la justesse, la pudeur et la retenue, tout en étant très expressif, avec des « mimiques » faciales très appuyées. Le personnage de T.S est d’ailleurs l’un des seuls personnages du film auquel on s’attache quelque peu (d’ailleurs les autres membres de sa famille ne sont pas « là » pour être des personnages attachants), notamment lorsque, [Attention spoiler] dans la scène du discours vers la fin du film, il parle de la mort de son frère et de la culpabilité qui le ronge à propos de celle-ci. [Fin du spoiler].

T.S. Spivet s'en va

Ce qui est formidable avec les gouttes d’eau, c’est qu’elles choisissent toujours le chemin qui offre le moins de difficultés. Pour les êtres humains, c’est exactement le contraire. – T.S. Spivet

La sœur de T.S est tantôt exécrable, comme la majorité des adolescents de son âge (quoique souffrant davantage du fait de vivre dans un coin reculé du Montana, plutôt que d’être une ado difficile), tantôt affectueuse avec T.S, ayant souffert comme lui d’avoir perdu leur frère, sans néanmoins être plus expressive que T.S concernant cette perte difficile.

Visuellement, le film nous enchante avec de très belles couleurs, une éclatante photographie. Certaines images et la narration peuvent faire penser au « style » cinématographique très reconnaissable de Wes Anderson, et on pense immédiatement à « The Grand Budapest Hotel », même si Jean-Pierre Jeunet n’a pu s’inspirer du long-métrage du cinéaste britannique, puisque ce dernier est sorti un an après le film du réalisateur français.

T.S. Spivet arrivée à Washington DC.JPG

Les scènes contemplatives des rêves de T.S et des souvenirs de ce dernier, sont également très réussies et c’est en grande partie les scènes que j’ai affectionnées le plus.

Les scènes de la fin du film ont un petit quelque chose de « bizarre », de quelque peu bancal, comme si cela sonnait faux, [Attention spoiler] surtout à partir du moment où T.S se trouve à Washington, et qu’il devient davantage une « curiosité », un enfant de 10 ans destiné à être célèbre du fait de son invention à un si jeune âge, enchainant les émissions télé et les talk-shows au côté d’une « chaperonne »  pas franchement bienveillante. [Fin du spoiler]. Plutôt que d’être respecté à sa juste valeur, tel un enfant de 10 ans ingénieux et intelligent, un scientifique à part entière malgré son jeune âge, il devient, à notre grand regret, un phénomène de foire.

Discours de T.S Spivet

[Attention spoiler] À la fin, sur le plateau de TV, la mère de T.S. va le rejoindre et enfin le rassurer et le déculpabiliser sur le fait que la mort de son frère n’était qu’un accident, qu’il n’y était pour rien et pas du tout responsable. [Fin du spoiler] Comme souvent lors des problèmes ou conflits familiaux, il s’agit seulement d’un manque de communication, de non-dits, de personnes qui ne se parlent pas, alors qu’il suffit de se parler, de renouer le dialogue (ce que tous les membres de la famille vont réussir enfin à faire à la fin), et la mère de T.S. va se rendre compte qu’elle était trop absorbée par son travail, et son père qu’il ne vivait que pour sa vie de cow-boy.

« L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet » est donc à mon sens un film assez réussi, même s’il manque quelque chose que je ne saurais expliquer, afin d’en faire un véritable chef-d’œuvre, un film qu’il me plairait de revoir, à cause en partie de quelques scènes plutôt bancales, à des personnages (à part T.S.) auxquels on peine à s’identifier, et d’une fin poussive et déconvenue à partir du moment donc, où le jeune garçon arrive à Washington afin de recevoir son prix.

La famille Spivet

Les 1 an de Rêves Animés

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Il y a un an jour pour jour, je publiais mon premier article, mon analyse du film Wall-E, sur le blog. L’occasion de faire le point sur cette année (déjà !) écoulée, et sur la suite.

Le 13 février 2018, je publiais mon premier article sur le blog, sans avoir ce qu’il en adviendrait, si même il serait lu, si j’allais avoir des lecteurs, etc. Pour être tout à fait honnête, même si on se dit que l’on va surtout écrire pour faire partager sa passion, qu’il ne faut pas prêter beaucoup d’importance au nombre de vues et aux statistiques, on n’écrit pas que pour soi, on écrit aussi pour être lu. Et si en plus on peut donner envie de voir certains films, faire partager ce que l’on a ressenti pour un film, un livre ou faire passer un message, une émotion, alors tout cela est du bonus.

Depuis, sans compter l’article que vous êtes en train de lire, j’ai écrit et publié 86 articles sur le blog. Je m’efforce d’écrire au moins un article par semaine (sans compter les actus), car écrire un article tel qu’une analyse de film par exemple, me demande beaucoup de travail.

Stylo plume fleur écriture

Le nombre de visiteurs sur le blog n’a cessé de croître progressivement, depuis l’été dernier surtout, et a connu un pic lors des fêtes de fin d’année, puisque la diffusion des films d’animation à la télévision bat son plein.

J’ai réussi à donner à mon blog la « ligne de conduite » et éditoriale que je souhaitais lui donner au départ, sans véritablement trop me forcer, car j’écris avec le cœur. Je n’ai cependant pas vraiment fait énormément d’analyses de livres, les « zooms » sur les acteurs et réalisateurs devraient être davantage présents à l’avenir, même si je ne planifie pas forcément toujours à l’avance les articles que je vais écrire puis publier, faisant surtout les choses à l’envie, au feeling, en fonction des films que je vais voir au cinéma, que je découvre moi-même au fil du temps, et des sujets sur lesquels j’ai envie d’écrire.

Des articles thématiques sur certains films devraient également arriver prochainement, par exemple : « Les feel good movie », « Réaliser ses rêves », etc.

Projecteur

Rêves Animés devrait donc continuer sur la même dynamique tout en essayant de proposer des choses nouvelles, toujours en continuant à faire les choses à l’envie, au feeling, car sans envie et sans plaisir, il n’est plus possible de continuer. Mon blog est avant tout un espace où je peux m’exprimer sur ma passion, pas une usine !

Comme certains le savent, depuis plusieurs mois j’ai été contactée par la rédaction du webzine  culturel Proprose Magazine, où je suis contributrice régulière. C’est un autre espace où je peux m’exprimer sur des sujets autres que le cinéma, notamment écrire sur une ville chère à mon cœur, partager un poème, etc.

J’ai aussi commencé à recevoir quelques invitations aux projections presse de certains films, j’ai également pu voir que certains liens vers mes articles figuraient sur certains sites importants (tels que Films pour enfants, par exemple, sur mon analyse du premier Paddington), régulièrement sur des blogs, cela me fait très plaisir et me pousse à continuer.

Bobine pellicule

J’ai également pu faire quelques belles rencontres et découvertes. Ma passion est le cinéma, une passion dévorante, et même si je fais autre chose ou si je pars en vacances, par exemple, je pense toujours à cela dans un coin de ma tête 7 jours sur 7 et 24h/24, cela ne me quitte jamais. J’ai ça dans le sang, même si je ne passe pas ma vie à ne faire que regarder des films, heureusement ! (si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, c’est par ICI. Lire également mon article sur ce que m’apporte ma passion pour le cinéma, bien au-delà des écrans).

Mon blog est devenu indispensable pour moi, j’espère continuer encore longtemps. Je tiens à remercier les fidèles lecteurs, les abonnés de la première heure, les nouveaux venus, les lecteurs de passage, celles et ceux qui prennent le temps de me lire. Merci de me lire et de me suivre.

                                                     Élodie, créatrice et auteure du blog Rêves Animés.

[Critique et analyse] Minuscule 2 : Les mandibules du bout du monde

Nos symAffiche Minuscule 2pathiques insectes sont de retour ! Après le succès du premier long-métrage « Minuscule – La Vallée des fourmis perdues », sorti en 2014 (plus d’1 500 000 entrées en France, plus de 2 millions dans le monde, le film étant sorti dans 50 pays), et une myriade de récompenses glanées (dont le César du meilleur film d’animation en 2015), les coccinelles, fourmis et l’araignée mélomane nous enchantent de nouveau. Et si nos intrépides insectes vivent toujours dans le parc du Mercantour, ils vont voyager pour ce deuxième opus en Guadeloupe : dépaysement garanti et rencontres plus ou moins heureuses, sous le soleil !

Sorti en 2019.

Film d’animation français. Durée : 1h32.

Réalisation et scénario par Thomas Szabo et Hélène Giraud.

Musique : Mathieu Lamboley.

Studios d’animation : THE YARD / SUPAMONKS.

Société de production : Futurikon.

Distribution : Futurikon, Le Pacte.

Avec la présence à l’écran et les voix de Thierry Frémont (l’épicier), Bruno Salomone (l’homme qui mâche du chewing-gum), Stéphane Coulon (le conducteur du van), Sarah Cohen-Hadria (la mère).

Minuscule 2 extrait du film

Crédit photos: dossier presse Le Pacte.

Synopsis : Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes !
Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service à l’autre bout du monde. Nouveau monde, nouvelles rencontres, nouveaux dangers… Les secours arriveront-ils à temps ?

Ma vision du film :

Je vais vous faire un aveu : pourtant grande « amoureuse » des animaux, j’ai toujours eu, malgré moi, depuis que je suis petite, peur des insectes, mais j’ai toujours eu de la tendresse et toujours beaucoup aimé les coccinelles (ce qui est toujours le cas aujourd’hui, d’ailleurs). Pour moi, en voir était toujours un évènement, car cela était rare. Avec « Minuscule », coccinelles bien sûr mais aussi fourmis voire araignées, me paraissent sous un jour nouveau.

Minuscule 2 Les mandibules du bout du monde

Avec « Minuscule 2 : Les mandibules du bout du monde », ces petites bêtes généreuses, solidaires, débrouillardes, courageuses et ayant le sens de l’amitié nous reviennent, pour le plus grand bonheur, nous partager leurs nouvelles aventures ; toujours dans le Mercantour, dans les Alpes du sud, mais également en Guadeloupe, où une des coccinelles va malencontreusement s’envoler. Ses ami(e)s insectes vont venir la sauver, avec entre autres une des fourmis et l’araignée mélomane au fort caractère.

Les créateurs de ce petit monde inventif et poétique, réalisateurs (Thomas Szabo et Hélène Giraud) comme animateurs, ont réussi à rendre ces « minuscules » attachantes, et en particulier donc, cette araignée inséparable de son baladeur, et dégourdie.

Minuscule 2 extrait du film_2

Ce nouvel opus est une merveille visuelle, mais également sonore : un graphisme très réaliste, une musique magnifique, ponctuant au couperet les évènements du film, et soulignant divinement les différentes ambiances (émotion, suspense, moments d’humour…). On passe en alternance d’un environnement à l’autre (de la montagne en hiver et ses couleurs froides, à la Guadeloupe et sa nature luxuriante), malgré quelques longueurs qui se font sentir au milieu du film. Les aventures de nos insectes préférés nous tiennent néanmoins en haleine jusqu’au bout, même si cela pourrait faire « décrocher » quelque peu les plus jeunes de l’écran, le film étant muet ; mais l’attachement sans doute déjà présent de ces derniers pour ces petits personnages déjà vus à la télé (la série « Minuscule » sur France 5) et la curiosité attisée par certaines scènes qui stimuleront leur imagination (mais également celle des plus grands), sauront sans nul doute les magnétiser jusqu’à la fin.

Car même si ces insectes ne parlent pas, elles ont leur propre mode de communication bien à elles, ce qui suffit à faire travailler notre imaginaire, en extrapolant ce qu’elles peuvent bien se dire entre elles. Aussi, certaines scènes pourront nous faire nous intéresser davantage à ses petites bêtes méconnues, et à leur mode de fonctionnement, leurs habitudes et leurs « rites » : ce que l’on voit d’elles, dans certaines scènes, est-ce vraiment la réalité ? (pour ce qui pourrait sembler réaliste, bien entendu ?) [Attention spoiler] Notamment lors d’une des scènes, j’y reviendrai plus bas, les cérémonies funèbres et les rituels d’incantation à la pleine lune existent-elles vraiment ? Si on sait que les fourmis par exemple, organisent ce genre de cérémonies lors de la mort de l’une d’entre elles, cela est-il régenté par des « codes » bien précis ? [Fin du spoiler].

Extrait du film Minuscule 2

Car on se doute que, dans la vraie vie, [Attention spoilers] des fourmis ne vont pas réussir à porter une planche de bois à elles toutes seules, même en s’y mettant à plusieurs ; une araignée et une fourmi ne vont pas non plus traverser la moitié du globe à bord d’un bateau « volant », transporté par des ballons de baudruche. [Fin des spoilers]. Mais c’est là toute la force et la magie du cinéma, notamment d’animation, et ce qu’on attend de lui, bien souvent : (nous) faire croire à l’impossible, nous déconnecter du quotidien et nous transporter dans une bulle de bonheur et de poésie qui fait du bien, le temps d’un film. Et la magie de « Minuscule 2 » a fonctionné sur moi.

Notamment grâce à des scènes hilarantes, comme celle où, [Attention spoiler] « enfermées » dans l’estomac du requin, la fourmi et l’araignée redoutent d’y rester ; l’araignée, n’y tenant plus, grâce à son baladeur et ses enceintes, va mettre la musique (techno) à fond afin que le requin, excédé par ce boucan à l’intérieur, les éjecte enfin. [Fin du spoiler].

Minuscule 2 extrait film bateau

Mais le film offre également quelques beaux moments d’émotion où je n’ai pu retenir ma larme. [Attention spoilers] La scène que j’évoquais plus haut, où la coccinelle de la colonie guadeloupéenne est veillée par les siens, à la pleine lune, lors de la cérémonie d’incantation, pour la faire revenir à la vie par des rites beaux et émouvants. Ou, à la fin, quand la maman coccinelle laisse son « rejeton » en Guadeloupe vivre sa vie avec son amoureuse rencontrée sur l’ile, malgré la peine que cela lui cause. [Fin des spoilers]. La musique souligne avec talent ces moments très touchants.

« Minuscule 2 : les mandibules du bout du monde » est la digne suite de son prédécesseur, sorti il y a déjà cinq ans. Je lui souhaite le même succès, car il le mérite : poétique, inventif, drôle, tendre et touchant, prônant de belles valeurs essentielles à transmettre à nos enfants dans cette société plus que trouble : la solidarité, la bienveillance, la compassion, l’amitié… Une bulle d’enchantement qui fait du bien.

Et vous, avez-vous vu « Minuscule 2 » ? Sinon, mon article vous a-t-il donné envie de le découvrir ? N’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire !

Minuscule 2 les mandibules du bout du monde extrait_2