Le cinéma, ma passion : ce qu’il m’apporte, au-delà des écrans : la suite !

Image illustrant article cinéma

Aujourd’hui c’est de nouveau un article plus personnel que je vous propose. Il y a environ un an et demi, je vous parlais de ce que le cinéma, ma principale passion, apporte dans ma vie. Je ne pensais pas que cet article vous intéresserait autant et serait lu par autant de lecteurs chaque jour. Aujourd’hui, grâce au septième art et des sujets gravitant autour, de nouvelles passions ont germé. Le cinéma, ma passion : ce qu’il m’apporte, au-delà des écrans, la suite !

Il y a donc un an et demi, je vous parlais de ce que le cinéma apportait dans ma vie. Depuis, puisque les passions vont souvent de pair et « font des petits », d’autres passions sont nées depuis, au fur et à mesure des découvertes que j’ai pu faire.

Tout d’abord, je me suis mise au dessin dans la foulée de la première partie de l’article. Je voulais dessiner pour réaliser des story-boards. Et puis, au lieu de faire des « petits dessins dans des petites cases », je me suis prise au jeu et j’ai dessiné ce que j’affectionne : des animaux, des visages de femmes, d’enfants… ce qui me plaît, ce qui me touche…. J’ai commencé à acheter des magazines de dessin, pour débuter avec des pas-à-pas, une trousse avec du matériel : crayons, graphite, gommes mie de pain, etc. Peut-être par la suite mettrai-je de la couleur dans mes dessins, et j’aimerais également m’essayer au pastel, peut-être plus tard, car il faut du temps pour s’essayer à des nouvelles techniques ! Concernant les story-boards donc, je n’exclue pas de m’y essayer un jour, également à tenter l’aventure de créer un film (animation ou autres), sans prétention bien entendu, je ne prétends pas rivaliser avec les plus grands réalisateurs !

Dessiner

Autre passion qui m’est venue, celle du théâtre. J’ai débuté cette année cette belle aventure, et j’espère bien pour longtemps. Je m’étais déjà essayée au théâtre à l’école, en classe de CM2, où nous avions préparé une petite pièce pour la fin de l’année que nous avions joué devant nos familles. Il s’agira pour moi d’une première en revanche en juin lorsque je jouerai cette fois adulte, devant un vrai public, même s’il s’agit d’un petit comité. Je vous en parlerai peut-être plus longuement lors d’un prochain article.

Complémentaire au théâtre, le chant, que je pratique également depuis peu.

Scène théâtre

Et comme cette année 2019 aura été doucement, mais sûrement, une année de défis, un autre m’attend pour la nouvelle année qui arrive, et celles d’après… La pratique d’un instrument de musique, qui plus est le violon. Le virus m’est apparu en début d’année, en mars plus précisément, lorsque j’ai assisté au Festival International du film d’Aubagne. Un ciné-concert hommage à la musique de film y était donné, interprété par la Camerata du Rhône. Une révélation… Ou plutôt une confirmation pour moi-même, car je me suis rendu compte par la suite que la plupart des chansons que j’affectionne le plus possèdent du violon dans leurs arrangements.

Violon

Plus que tout, les musiques de films que j’affectionne tant, celles d’Ennio Morricone, Nino  Rota, Bruno Coulais, Georges Delerue… interprétées par cet orchestre de talent m’ont bouleversé, bien plus que ce que j’attendais. Les passionnés de bandes originales de films ont d’ailleurs réellement un nom, si vous l’ignoriez: les « béophiles » !

Voyant mon époux se lancer dans l’apprentissage du piano avec passion et ferveur, j’ai mûri l’idée de commencer à 30 ans, l’apprentissage en autodidacte de cet instrument magnifique. En écoutant entre autres le magnifique album de Renaud Capuçon, intitulé tout simplement « Cinéma » (certains des plus beaux thèmes de films interprétés au violon), et airs réinterprétés par d’autres artistes de talent tels Camille et Julie Berthollet, André Rieu… la passion a commencé à me dévorer. Ils ont même réussi le tour de force de me faire commencer à apprécier certains morceaux de musique classique ! Avant d’avoir le bonheur d’interpréter pour mon plaisir (et je l’espère le partager ensuite) mes morceaux préférés, notamment le thème de « Cinéma Paradiso », d’autres musiques de films, autre chansons pop et chansons françaises, il me faudra travailler dur. J’espère progresser, et ne rien lâcher. Cela ne sera pas sans difficultés mais je ne me mets pas la pression, sachant que je le fais pour le plaisir, cela prendra le temps qu’il faudra…

Voilà l’année (presque) écoulée, côté arts et culture. Le cinéma m’a amené à découvrir d’autres horizons, d’autres passions que j’espère approfondir en cette année 2020 qui arrive, et toutes celles d’après !

Masques théâtre

Tous les films d’animation peuvent-ils être tous publics ?

Tableau d'école titre article

Alors que nous sommes en pleine période de vacances scolaires, et qu’un grand nombre de films d’animation sont diffusés sur les chaines de télévision, voici un sujet de réflexion qui me trotte dans la tête depuis un moment, et qui tombe à point nommé : tous les films d’animation peuvent-ils être tous publics ? Peuvent-ils être tous visibles par un public très jeune, dont on pense souvent (à tort !) qu’ils sont la principale cible ?

Si certains dessins animés ou films d’animation sont sans réserve destinés à un jeune public, certains peuvent être difficiles d’accès aux enfants de par leur violence (certains animés japonais, par exemple), leur dureté émotionnelle (je pense par exemple à « Mary and Max », film d’animation australien en stop-motion d’Adam Elliot, qui narre la relation épistolaire entre Mary, fillette de 8 ans joufflue et solitaire vivant dans la banlieue de Melbourne, et Max, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d’Asperger et vivant à New York). En ce qui concerne ce dernier film, du haut de mes presque 30 ans, j’ai moi-même renoncé à visionner ce film pourtant salué par la critique, car la bande-annonce m’a presque fait peur visuellement.

Mary and Max

« Mary and Max », film d’animation australien réalisé en stop-motion.

« La Tortue rouge » (de Michael Dudok de Wit, 2016), s’il est un magnifique film poétique et sensible, muet qui plus est, est sans aucun doute trop poignant et dur pour être vu par un jeune public.

Dans un autre genre, certains considèrent également que certains  films d’animation sont considérés plus « à propos » pour un public adulte : on peut penser à « Vice-Versa », « Là-Haut » ou même « Wall-E » en ce qui concerne Pixar (même si ce dernier a particulièrement eu un succès important auprès des jeunes enfants, grâce à l’attachement porté au petit robot). Il s’agit d’ailleurs, pour ma part, comme je vous l’ai déjà dit, de mon film préféré à ce jour. Le thème abordé, sous fond de message écologiste alarmiste destiné à tous (voici que ce pourrait devenir la Terre,  trop polluée, devenue irrespirable, si nous continuons ainsi…) n’est pas franchement optimiste ni positif pour les générations à venir, même si la fin laisse entrevoir un fond d’espoir. Les films d’animation de Wes Anderson (« Fantastic Mr. Fox », « L’Ile aux Chiens ») ne sont également pas forcément les premiers films auxquels on pourrait songer faire voir à de jeunes enfants.

La tortue rouge

« La Tortue Rouge », film d’animation muet, est poignant et poétique.

Ces films que l’on pense destinés pour un public plus adulte, le sont car on les estime intellectuellement plus poussés et recherchés, aux propos plus profonds, plus fins. Cela est sans doute vrai parfois, néanmoins il ne faut pas sous-estimer la capacité des enfants à comprendre bien plus ce que l’on pense. Ils peuvent, aussi jeunes soient-ils, être capables de réfléchir d’une façon assez poussée à un film qu’ils viennent de visionner avec leurs parents, ce qui peut faire l’objet d’un échange et d’un partage avec ces derniers sur ce qu’ils viennent de voir.

L'ile aux chiens de Wes Anderson

« L’ile aux chiens » de Wes Anderson (2018).

« Ma vie de Courgette » et « Phantom Boy » sont le contre-exemple de films pouvant parfois être émotionnellement difficiles mais donnant un message positif au jeune public. « Ma vie de Courgette » traite de la maltraitance (même si aucune image choquante n’est montrée à l’écran), et du fait d’être orphelin, mais de par ses images très colorées et son message optimiste (liens forts d’amitié pouvant être liés au foyer d’accueil, Courgette et Camille adoptés), ce film réalisé en stop-motion, fait très souvent l’objet, depuis sa sortie en 2016, de projets pédagogiques autour des thèmes abordés dans le film.

« Phantom Boy », dessin animé français, réalisé à l’ancienne, en 2D, aborde, entre autres, la maladie d’un enfant, Léo. De prime abord, il pourrait en apeurer plus d’un, mais Léo, va au final devenir aux yeux de son entourage un « petit héros ». Son pouvoir de se dédoubler, que son double puisse demeurer en état de fantôme (seulement quelques instants), et s’en servir pour traverser les murs et faire coincer un homme diabolique semant la terreur à New York, est absolument admirable. Puisque le film mêle habilement émotion, enquête policière et liens fraternels très forts entre Léo et sa sœur, il n’y a pas d’apitoiement sur la maladie ni sur le sort qui pourrait être réservé à Léo. D’ailleurs, Léo ne se plaint jamais de sa maladie, souhaite réaliser son rêve d’être un jour policier, est combatif et courageux. Certaines scènes et répliques sont même parfois très drôles. Un hymne à la vie, et au fait de se battre, encore et toujours !

Phantom Boy Léo

« Phantom Boy », dessin animé français réalisé en 2D (2015).

Pourtant, il n’était pas aisé que le film attire un jeune public, de par son graphisme et ses traits de personnages assez grossiers. Seulement, comme je le dis assez souvent ici sur Rêves Animés, l’image doit être au service d’une bonne trame narrative et d’un bon scénario, et non l’inverse (compenser un vide scénaristique). Il n’est d’ailleurs pas rare que des films d’animation souhaitant seulement en mettre « plein les yeux » en oubliant la nécessité de l’écriture d’un bon scénario, ne trouvent pas leur public et ne se démarquent pas au box-office… Voilà pourquoi les studios Pixar passent plus de temps à travailler et peaufiner leur scénario que l’animation. Résultat : plus de 25 ans de succès et de films entrés dans la légende du cinéma d’animation.

Pour finir, je dirais donc que tous les films d’animation ne peuvent pas être (à mon opinion) destinés à tous les publics, de par les sujets parfois difficiles qu’ils traitent. Mais si les enfants sont privés de certaines « pépites », ils pourront les découvrir plus tard, à leur rythme. Car ce sont aussi, même dans les films, souvent les épreuves qui apprennent la vie, forgent le caractère et nous poussent à avancer et à évoluer en tant que personne, tout au long de la vie.

Pour aller plus loin, voici un site  très bien fait, avec plus de 2000 fiches d’analyse de films pour savoir si un film (d’animation ou non) comporte des thèmes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes : https://www.filmspourenfants.net

Ma vie de Courgette Simon et Courgette

« Ma vie de Courgette » (Claude Barras, 2016), film d’animation en stop-motion, créé dans les studios Pixel à Lyon, a rencontré un vif succès et a remporté de nombreux prix.

Des comédies romantiques pas comme les autres

Poétiques, sensibles et pudiques, des amours platoniques et/ou impossibles sur grand écran.

La clé du coeur

Si les comédies romantiques font rêver depuis la naissance du cinéma, certain(e)s réalisateurs/trices prennent le parti pris de créer des longs-métrages différents des autres : leurs personnages n’ont pas connu le coup de foudre au premier regard, ni la passion dévorante, mais ils se sont rencontrés, souvent par hasard, étaient au même endroit, au même moment, étaient disponibles ou pas pour vivre une histoire : l’un ou les deux sont déjà engagés dans une relation, l’un a une « petite » différence, une autre a du mal à faire le deuil de son défunt mari… Des romances empreintes de pudeur, d’intellectualité et de poésie, qui étonnent et détonnent, dans cette société où les scènes d’amour doivent être faciles et fugaces.

Lorsque j’écrivais la critique du film « Le goût des merveilles » (voir l’article ICI), avec les excellents Virginie Efira et Benjamin Lavernhe, je me suis fait cette réflexion : la plupart de mes films préférés sont souvent des métrages où les deux protagonistes vivent un amour pudique, voire parfois platonique, pour des raisons qui leur sont propres. Combien de comédies romantiques ou tout du moins des scènes de rencontre entre un homme et une femme, nous offrent des scènes d’amour gratuites et tristement banales, comme si cela était toujours forcément nécessaire.

C’est dans un tout autre registre que les films dont je vous parle aujourd’hui s’inscrivent : ils s’attardent et s’attachent davantage au cheminement psychologique des protagonistes, et à leur lent et parfois hésitant attachement l’un envers l’autre.

Lost in Translation Bob et Charlotte

Bob et Charlotte dans « Lost in Translation » de Sofia Coppola (2004).

Si un film nous vient directement en tête quand nous pensons à l’amour platonique au cinéma, c’est bien le désormais iconique « Lost in Translation » de Sofia Coppola, sorti en 2004 (voir mon article sur le film ICI) avec la toute jeune Scarlett Johansson (17 ans), « à l’époque » aux prémices de sa carrière, et Bill Murray, qui a fait poireauter la jeune réalisatrice jusqu’au dernier moment, elle qui ne voulait que lui dans le rôle de Bob. Si le film a cette ambiance et cette atmosphère si particulières, c’est que l’équipe a tourné le film dans Tokyo parfois sans autorisation des propriétaires ou de la ville de tourner dans les lieux, comme le restaurant ou le métro. La spontanéité dans les scènes tournées « dans l’urgence » est donc de mise, ainsi que la manière de tourner le film, originale et inattendue, en pellicule plutôt qu’en vidéo. Sofia Coppola explique son parti pris : « Il n’y a que le film traditionnel qui puisse donner ça. Avec la pellicule à haute sensibilité que nous utilisions (la 5263 de Kodak), on pouvait aller partout et tourner sans éclairer. La pellicule ne survivra peut-être pas longtemps, alors autant en profiter tant que c’est possible. Elle possède quelque chose de nostalgique, elle crée une légère distance, tandis que la vidéo est le « medium » du présent. » ¹

Mais c’est aussi et surtout cette rencontre fortuite entre Charlotte, venant tout juste de terminer ses études et délaissée par son époux John, photographe en déplacement professionnel à Tokyo, et Bob, acteur américain sur le déclin, dans un hôtel de luxe à Tokyo, dont ils ne sortiront tous deux que très rarement (surtout Charlotte), à part pour des échappées ensemble, souvent nocturnes, afin de tuer le temps et de parler de leurs vies et relations respectives. Charlotte n’est mariée que depuis deux ans et émet déjà des doutes quant à son union avec John, et est également perdue quant à l’orientation à donner à sa vie professionnelle. Quant à Bob, ancien acteur venu à Tokyo afin de tourner une pub pour une marque de whisky, il va avoir du mal à appréhender et comprendre un pays, une culture, une langue et une population aux mœurs bien différentes (on se souvient notamment de la scène de la call-girl japonaise hystérique, hilarante), et se rendre compte, à des milliers de kilomètres de son foyer et de son épouse, que son mariage s’émousse.

Charlotte Lost In Translation

Scarlett Johansson dans le rôle de Charlotte, dans « Lost in Translation ».

Si certains attendaient, durant tout le film, que les deux succombent et tombent dans les bras l’un de l’autre, il n’en sera rien. En effet, si on sent que Charlotte attend parfois un peu plus que le rôle de « confident » empreint de sagesse et de bienveillance, dû à son expérience, que Bob tient envers elle (notamment quand elle est jalouse, au restaurant, de l’aventure que Bob a eue avec la chanteuse du bar de l’hôtel), Bob « n’abusera » jamais des failles que causent les doutes que Charlotte peut avoir concernant sa vie, notamment conjugale. Seule la scène finale, légendaire, nous offrira un baiser entre ces deux écorchés de la vie, et nous laissera à jamais avec ce mystère de savoir ce que Bob a susurré à l’oreille de Charlotte, paroles que nous n’avons pas entendues, nous spectateurs.

Un long-métrage mythique, qui apparaît souvent dans les palmarès des meilleurs films de tous les temps, établis par certains magazines (il est notamment classé 128ème sur 500 en 2008 par le magazine Empire). Une Scarlett Johansson naturelle et pleine de spontanéité, encore loin du star-system hollywoodien dont elle est aujourd’hui au cœur, et un Bill Murray comme à son habitude, mais enrichi de la sagesse de l’âge mûr, dans un rôle estimé par beaucoup comme son meilleur à ce jour.

Le goût des merveilles

Louise et Pierre dans « Le goût des merveilles » d’Éric Besnard (2015).

En France aussi, des longs-métrages comme « Le goût des merveilles » donc, où l’on suit avec un plaisir évident la rencontre entre Louise (Virginie Efira), qui tente de faire face à l’agonie de son domaine agricole après le décès de son époux, dans la Drôme provençale, dont la photographie, solaire, magique et colorée donnera toute sa poésie au film, et Pierre, autiste Asperger, que Louise a failli renverser en voiture. Sorti en 2015, le film nous narre avec sensibilité et pudeur l’attachement sincère entre deux êtres dont le plus cabossé par la vie n’est pas forcément celui que l’on pense. Pierre, de par sa spontanéité presque enfantine, enchante peu à peu le quotidien morose de Louise. Pierre ne s’embarrasse jamais des conventions, du regard des autres, du qu’en-dira-t-on, est touchant et sincère. S’il fait parfois référence à un désir physique présent et assumé envers Louise (notamment la scène de la douche dans la salle de bains, où Pierre veut rester pour voir Louise nue), on ne verra jamais ni baiser, ni étreinte, ni amour charnel entre eux deux. Tout juste une douce poésie dans une sublime scène finale, sans que l’on sache vraiment si les deux vont vivre une romance, libre à nous d’imaginer la suite.

Le personnage de Pierre est magistralement interprété par Benjamin Lavernhe, et certaines scènes m’émeuvent encore aux larmes quand j’en ai parfois le souvenir. « Le goût des merveilles », comme son joli titre l’indique, nous laisse une impression de doux, d’acidulé, quand on le visionne, surtout la première fois. Un métrage bien loin de s’appesantir et de s’accabler sur l’autisme de Pierre, en enjolivant sa différence, en la sublimant même, et en suggérant un amour sincère et un désir que ce dernier éprouve comme tout un chacun envers la femme qu’il aime. Un bijou de film, à voir absolument pour appréhender autrement l’autisme, et pour la dose de spontanéité qu’il nous réinjecte, et que nous sommes souvent trop nombreux à oublier, malheureusement, au fur et à mesure que l’on grandit.

La délicatesse Nathalie et François

Nathalie et Markus dans « La délicatesse » de David et Stéphane Foenkinos (2011).

Quant à « La délicatesse », sorti en 2011 (voir mon article ICI), des frères David et Stéphane Foenkinos, s’il nous offre quelques baisers entre Nathalie (Audrey Tautou) et Markus (François Damiens), nos deux personnages vont avancer, reculer, freiner parfois des quatre fers en ce qui concerne le début d’une idylle, dont on ne sait pas vraiment à la fin, si elle démarrera véritablement un jour. Nathalie, encore marquée par le décès brutal de son époux François, hésite à se laisser aller dans les bras de Markus, son employé d’origine suédoise que tout son entourage ne jugera pas assez bien pour elle. D’ailleurs, le premier baiser que Nathalie donne à Markus, par hasard, dans un moment de rêverie, sera l’impulsion de « l’intrigue » du long-métrage. Ce baiser était, pour l’anecdote, réellement inattendu pour François Damien lors du tournage de la scène, les cinéastes ayant décidé de changer l’ordre de tournage et de filmer d’autres plans, laissant le comédien dans l’attente, surpris par ce baiser inopiné à ce moment-là !

Les réalisateurs ont voulu réaliser ce qu’ils appellent joliment une « dramédie », un mélange de drame et de comédie, « qui implique non seulement le cumul des deux genres, mais également le passage graduel de l’un à l’autre ». Ils parlent aussi d’un « film « driste », c’est-à-dire, drôle et triste à la fois, parsemé de « météorites de fantaisie ». ²  Ce qui sied à merveille aux deux acteurs, Audrey Tautou étant à son aise dans des rôles de femme, voire de femme enfant parfois mélancolique, et un François Damien aussi hilarant qu’il peut être touchant.

Et vous ? Que pensez-vous de ce genre de films mettant l’accent sur le cheminement intime et intérieur des personnages, au rythme et à l’ambiance particuliers ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

¹ http://www.allocine.fr/film/fichefilm-47395/secrets-tournage/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lost_in_Translation#cite_note-28

² http://www.allocine.fr/film/fichefilm-61361/secrets-tournage/

Lost in Translation scène finale