Les extraterrestres au cinéma

Rencontres du 3ème type

« Rencontres du troisième type » (Steven Spielberg, 1977).

Sujet fascinant s’il en est, les extraterrestres au cinéma ont, de tout temps, intrigué autant les scénaristes, réalisateurs ou spectateurs que nous sommes. De la comédie française avec Louis de Funès au plus sérieux des films de science-fiction, tous les genres s’y sont essayés. Steven Spielberg en a notamment fait l’objet de deux de ses films : « Rencontres du troisième type » en 1977 et « E.T. l’extraterrestre », en 1982. Je n’aurai pas la prétention ici de faire une liste exhaustive de tous les longs-métrages existant sur le sujet, étant encore bien loin de tous les connaitre. Néanmoins, je partage avec vous quelques pistes de réflexion sur ce qui rassemble ou éloigne les longs-métrages pris en exemple dans cet article.

Il n’est tout d’abord pas péjoratif de dire que plus le film est récent, plus les moyens techniques et les effets spéciaux sont pointus afin d’offrir au spectateur un univers le plus « crédible » possible, et réussi au niveau visuel. Si on regarde « E.T. l’extraterrestre » (sorti en 1982), aujourd’hui, E.T. est certes mignon et touchant, le charme opère toujours autant auprès des âmes d’enfants que nous avons su garder. Cependant, soyons objectifs : si Steven Spielberg sortait E.T. aujourd’hui, il ne serait sans doute pas le même, ou crée avec des moyens différents, plus modernes. D’ailleurs, lors de la sortie de la version remastérisée des 20 ans du long-métrage, en 2002, le talentueux réalisateur admettait qu’il a saisi l’occasion de retravailler certaines scènes avec les moyens qui nous sont offerts aujourd’hui. Rajoutant au passage la scène de la salle de bains, qu’il avait coupée au montage en 1982, jugeant insuffisants les effets spéciaux de l’époque.

E.T. l'extraterrestre

« E.T. l’extraterrestre » de Steven Spielberg (1982).

Il ne serait pas non plus une hérésie d’affirmer que plus le film est jugé « sérieux », plus l’apparence de l’extraterrestre est « complexe » (selon les moyens de l’époque certes, mais tout de même…). Comparez donc l’extraterrestre au costume loufoque incarné par Jacques Villeret dans « La soupe aux choux » (1981), et les heptapodes du film « Premier contact » avec Amy Adams (2016). Le premier long-métrage est une comédie française comique qui a connu un beau succès à l’époque (3 millions de spectateurs en salle), le second est un film américain réunissant habilement les genres science-fiction,  fantastique et paranormal. Ils sont aux antipodes l’un de l’autre, et même si plus de trente ans les séparent, il est pourtant question d’extraterrestres dans les deux productions ! Dans « Le gendarme et les extraterrestres » avec Louis de Funès (1979), on ne s’est pas fatigués à imaginer une apparence aux extraterrestres, puisqu’ils se font passer eux-mêmes pour les gendarmes en prenant une apparence physique identique à la leur !

Également, les moyens mis en œuvre pour tenter de rentrer en contact avec les extraterrestres varient d’un film à l’autre : un court thème musical de cinq notes dans « Rencontres du troisième type » ; Eliott imite les gestes d’E.T. afin de l’apprivoiser, avant que ce dernier puisse à son tour parler quelques mots de notre langage. Dans « Premier contact » en revanche, tout est relativement complexe : à la manière des poulpes expulsant leur encre, les heptapodes Abbott et Costello (noms de personnages d’un duo comique américain), projettent un liquide prenant l’aspect d’un cercle composé de motifs, des glyphes, que les Terriens doivent déchiffrer en prenant en compte le fait que la signification de chaque glyphe dépend des autres. Des moyens aussi imaginatifs qu’opposés, donc.

Premier contact

Les heptapodes Abott et Costello dans « Premier Contact » (2016).

Il réside dans certains métrages traitant des extraterrestres bon nombre de questionnements parfois restés sans réponses. Si tout semble clair et limpide dans « E.T. » par exemple, il y a de nombreux points que je n’ai pas pour la plupart pas saisis dans « Rencontres du troisième type » : quelle est la signification des signes échangés, à la fin, entre l’extraterrestre et le professeur Lacombe ? Si les extraterrestres viennent dans le but de faire venir des Terriens dans leur vaisseau afin de les étudier, quand ces derniers reviennent sur Terre, peuvent-ils révéler aux autres ce qu’ils ont vu ? Si ces questions (et bien d’autres) restent sans réponses, le mystère fait néanmoins tout le sel et le mythe d’un tel film, et renforce son côté étrange. À l’image de ce « genre » de longs-métrages : on ne sait pas si les extraterrestres existent, le mystère reste entier, et certains films comme celui-ci se doivent d’entretenir cette ambiance où planent bien souvent l’obscurité et l’incertitude.

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Un glyphe des heptapodes dans « Premier Contact » (2016).

Le thème des extraterrestres au cinéma n’a pas fini de nous intriguer et de nous surprendre. Il demeure un sujet très cinématographique pour énormément de personnes, ces formes de vie venant d’ailleurs pouvant être mises en scène dans bon nombre de situations. Tant que nous n’aurons pas de réponse quant à l’éventuelle existence d’êtres venus d’autres planètes (en aura-t-on seulement un jour ?), le cinéma continuera à nous offrir du spectacle stimulant notre imagination à ce propos, et entretiendra le mystère.

Quels sont vos films préférés, mettant en scène des extraterrestres ? Pour quelles raisons ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

Pour aller plus loin, concernant notamment « E.T l’extraterrestre »: Page Wikipédia du film

« Rencontres du troisième type »: Fiche Wikipédia du film

« Premier contact »: Page Wikipédia du film

Rencontres du 3è type

L’extraterrestre échangeant les signes avec le professeur Lacombe dans « Rencontres du troisième type » (1977).

Dans le cinéma ou la littérature : l’anthropomorphisme, ou l’art d’humaniser l’animal

Voici mon premier article en tant que contributrice régulière sur le webzine culturel Prop(r)ose Magazine. Bonne lecture !

De nos jours, la condition animale est en train de changer. L’animal a désormais son propre Code civil, les peines envers les maltraitants sont de plus en plus sévères, et de plus en plus de gens deviennent végétariens ou végans. Mais si l’être humain prend de plus en plus conscience de la sensibilité de l’animal, de tout temps, nous l’avons « utilisé » dans la littérature ou au cinéma pour faire passer plus subtilement certains messages sans être vus comme moralisateurs.

Pourquoi des animaux pour faire passer certains messages ?

Ces dernières années, bon nombre d’œuvres, littéraires ou  cinématographiques, ont mis en scène des animaux, humanisés (on parle alors d’anthropomorphisme) ou non. Pour faire passer certains messages les concernant, ou nous caricaturer. En effet, cela ne passe-t-il pas mieux de nous brocarder, de se moquer de nos travers en utilisant les animaux, si jolis, si innocents, si aimés de tous, pour le faire ?

Récemment, on peut parler de quelques exemples bien parlants. Au cinéma tout d’abord, ce sont surtout les films d’animation qui utilisent ce « moyen d’expression ».  Zootopie  met en scène une véritable société d’animaux qui vivent, travaillent comme n’importe quel être humain, dans la ville de Zootopie. On y retrouve toutes les défaillances propres à notre société : le racisme, la non-acceptation de la différence, le machisme (la lapine Judy y fait face à son entrée dans la police), la lenteur légendaire des fonctionnaires (une des scènes les plus jubilatoires du cinéma d’animation, s’il en est, est celle où Judy et Nick font face au paresseux pour traiter un dossier… et qu’on retrouve ce dernier plus tard, dans la scène finale… arrêté par la police, lui qui roulait à une vitesse folle, au volant de son bolide !).

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Le paresseux dans Zootopie (Studios Disney, 2016)

L’île aux chiens, de Wes Anderson, sorti le 11 avril dernier, est également un exemple plus que parlant d’un film où les chiens sont victimes de la folie des hommes, les expropriant sur une île poubelle. Les chiens parlent, ont leur propre langage, mais ne comprennent pas les êtres humains. Et pour la première fois, on y verra un chien « abandonner » son maître ! Les chiens prennent le pouvoir, les rôles s’inversent.

L'ile aux chiens

L’île aux chiens, de Wes Anderson, sorti le 11 avril dernier.

Au cinéma, notamment dans l’animation, l’anthropomorphisme a toujours existé. Les dessins animés de Disney sont des pionniers en la matière !

Mais dans la littérature également, avec Jean de la Fontaine (entre autres), qui, par le biais de ses célèbres fables, réécrites à partir de celles d’Esope a utilisé les caractères attribués aux animaux (la fourmi met de côté mais n’est pas prêteuse, la cigale ne pense qu’à chanter tout l’été…) pour transposer malicieusement ces traits de caractère aux humains, sans passer pour un donneur de leçons. On peut retrouver cette inspiration dans des films d’animation comme 1001 pattes (Disney Pixar, 1998), ou plus récemment dans Drôles de petites bêtes (2017), où les insectes sont souvent dépeints de manière péjorative, dans une petite « société » où règne la loi du plus fort.

Jefferson

Sorti en mars dernier, le roman de Jean-Claude Mourlevat, Jefferson, est un petit bijou. Narrant les aventures de ce petit hérisson si mignon, dans une ville où, tout comme dans le film Zootopie, les animaux vivent, travaillent, tombent amoureux, s’entraident… mais ne mettent que très rarement les pattes dans la ville voisine, habitée par les humains. Quand Jefferson est accusé du meurtre de son coiffeur, il va découvrir pourquoi ce dernier était pris à partie par les humains. L’auteur donne son parti pris du végétarisme, raconte avec certains détails (faisant parfois froid dans le dos) ce qu’il se passe dans les abattoirs… sans toutefois jamais verser dans la férocité, le roman étant en priorité destiné à la jeunesse (à partir de 9 ans). À travers ses pages, Jefferson transmet, aux plus jeunes et aux moins jeunes, de belles valeurs comme, entre autres, l’entraide, l’amitié et la persévérance.

Certaines œuvres ont tant le pouvoir de nous émouvoir, de nous faire réfléchir, évoluer, qu’elles nous poussent parfois à chambouler notre façon de voir les choses, de bousculer nos habitudes. Suite à la lecture de Jefferson par exemple, je suis devenue végétarienne, bouleversée par certains passages de ce roman, même si j’y songeais sérieusement depuis un bon moment.

Ne sous-estimons jamais le fait que les œuvres peuvent influencer nos vies et malmener nos préjugés. Le pouvoir des mots, des images, peut avoir sur nous un effet magique… C’est bien là tout leur mystère. Surtout si les animaux, si proches de nous, sont porteurs de messages pouvant faire changer le monde… ou tout d’abord, quelques certaines mentalités. Et,  par les temps qui courent, ce n’est déjà pas si mal !

Le cinéma, ma passion : ce qu’il m’apporte, bien au-delà des écrans

Cinéma coeur pellicules.JPGLe cinéma me fait vibrer, fait briller mes yeux et m’apporte tant de choses, d’émotions. Il rend ma vie plus douce, et je m’endors souvent en me remémorant certaines scènes des films que je viens de visionner, ou de mes films préférés. Mais au-delà de ces jolis mots paraissant bateau, je vais tenter de vous expliquer ce que m’apporte vraiment le cinéma, au niveau personnel, psychologique, créatif et philosophique.

Clap cinémaTous les passionnés du septième art pourront le confirmer : être réellement, viscéralement attaché au cinéma, signifie bien plus que de visionner des films, les apprécier (ou pas) et de passer aux suivants. Les véritables amoureux du septième art visionnent un film, l’apprécient (ou pas), voire l’aiment, l’adorent, le vénèrent, l’analysent, en font (pour certains) la critique, et ces films que nous aimons tant restent dans notre mémoire, gravés au fer rouge pour toujours.

Pour ma part, je dois avouer que ma passion du cinéma n’est pas si ancienne. Mais, je tente d’approfondir ma culture cinématographique dès que j’en ai l’occasion. Même si ma préférence va aux films d’animation, j’essaie de regarder, bien entendu, également des films en PVR (prises de vue réelle), en tentant d’alterner les genres : science-fiction, fantastique, comédie, drame, art et essai…

Salle de cinéma

Le visionnage de certains films, en plus de me faire découvrir de véritables pépites, peut me faire m’intéresser aux différents sujets ou domaines pointés. Ce fut notamment le cas après avoir vu « Wall-E », et je suis devenue par la suite passionnée de robotique, même si ce sujet m’intéressait déjà avant de connaitre ce chef-d’œuvre. Mais cela peut également me faire approfondir certaines passions déjà existantes, comme lorsque je regarde des films mettant en scène des animaux, renforçant mon amour pour eux déjà très fort, ou la psychologie, par exemple avec des longs-métrages comme « Lost In Translation ».

Le septième art permet également une large ouverture sur le monde, de faire réfléchir à des sujets de société divers et variés… Il peut nous faire, parfois, changer d’avis sur un préjugé que l’on aurait, bien ancré en nous.

Le cinéma est ma passion, il m’apporte au quotidien de la joie, du réconfort, du bonheur, c’est véritablement mon moteur.

Dessin bobine

Il m’a redonné de la joie, de l’espérance en de nouveaux projets et de nouvelles perspectives, à un moment de ma vie où je me sentais « bloquée », sans issue, ce qui a été également le cas concernant la lecture et l’écriture, entre autres de mon blog (je ferai un bilan de mes premiers mois en tant que blogueuse dans quelques temps).

Même si je visionne parfois des films mélancoliques ou tristes, j’arrive à déceler une note d’espoir grâce à certains personnages auxquels je vais m’identifier, des personnages positifs, optimistes et persévérants. Il y a toujours matière à voir plus loin que l’image, à réfléchir, penser, imaginer, philosopher, échanger, créer, écrire, analyser…

Car la force du cinéma est bien là : il inspire, donne des champs de vision, d’imagination et de créativité infinis. Bien loin de brider l’imaginaire, il nous emmène au contraire vers des horizons qu’on ne pourrait soupçonner. Comme si tout restait à explorer, découvrir, inventer : c’est un cycle sans cesse stimulant, ludique et terriblement excitant.

Image cinéma

Certains films me procurent des émotions démultipliées, exacerbent ma sensibilité déjà à fleur de peau. Cela est parfois difficile de me remettre « émotionnellement » de certains films, parfois plusieurs heures après, mais l’empreinte qu’il me laisse après coup du visionnage fait vite oublier les moments parfois difficiles que je peux passer en regardant des scènes parfois sensibles ou dramatiques.

Au fur et à mesure de mes différents visionnages, au fil du temps, je suis devenue de plus en plus sensible aux différents détails qui font toute la magie d’un film. Cela peut être la musique, une symphonie fusionnant tant avec une image, une scène, que cela me fait tirer les larmes ; un silence, un regard, un geste, une parole… Toutes ces petites choses qui font la différence… et certains chefs-d’œuvre.

Voilà… J’ai tenté de vous expliquer avec mes mots à moi, ce que signifie le cinéma pour moi, et ce qu’il m’apporte au quotidien. Peut-être que cet article vous surprendra, vous étonnera, de par sa teneur un peu plus personnelle. Mais, je suis ravie d’échanger et de partager avec vous, chers lecteurs cinéphiles, ma vision du cinéma. Je publierai d’ailleurs notamment un article sur notre rapport au cinéma, plus généralement, et son impact sur nos vies, notre perception de la société… Et vous, que vous apporte le cinéma à titre personnel ? N’hésitez pas à répondre en commentaire !

Image To be continued rideau