[Critique et analyse] L’esprit de famille d’Eric Besnard (2020)

Affiche L'esprit de famille

Pour ma première au cinéma en 2020, je suis allée voir cette petite comédie française d’Éric Besnard, dont j’avais déjà vu deux films auparavant : « Mes héros » avec déjà Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Clovis Cornillac, mais surtout « Le goût des merveilles » avec Virginie Efira et Benjamin Lavernhe, sorti en 2015, qui reste pour moi un formidable souvenir.  Éric Besnard signe encore une fois une comédie drôle, tendre et touchante, jamais triste. Mon avis sur le film.

Sorti en 2020. Durée : 1h38.

Genre : Comédie.

Réalisation et scénario par Éric Besnard.

Supervision musicale : My Melody.

Société de production : Same Player et Cine Nomine, coproduit par France 3 Cinéma.

Société de distribution : Apollo Films (International : Other Angle Pictures).

Avec Guillaume de Tonquédec (Alexandre), François Berléand (Jacques), Josiane Balasko (Marguerite), Isabelle Carré (Roxane, la femme d’Alexandre), Jules Gauzelin (Max, le fils d’Alexandre), Jérémy Lopez (Vincent, le frère d’Alexandre), Marie-Julie Baup (Sandrine, la belle-sœur d’Alexandre).

Personnage d'Alexandre L'esprit de famille

Synopsis : Alexandre s’embrouille une nouvelle fois avec son père Jacques. A priori, il ne devrait pas, car ce dernier vient de décéder, mais Jacques, ou plutôt son esprit, est bien là, à râler à ses côtés. Et comme Alexandre est le seul à le voir et donc à lui parler, sa mère, sa femme et son frère commencent à s’inquiéter de son étrange comportement.

Ma vision du film :

Il y a plusieurs façons de voir certaines comédies françaises. Je ne parle bien entendu pas des comédies potaches qui font un certain nombre d’entrées dans les salles obscures françaises, car elles arrivent à trouver leur public, et ce sont elles qui permettent de faire vivre d’autres « genres » de cinéma. Je parle des petites comédies plus discrètes, qui feront un parcours moins remarqué dans les cinémas. Ce qui est le cas des films d’Éric Besnard, passant quelque peu inaperçues lors de leur temps de vie au cinéma, et qui trouveront plus tard d’autres téléspectateurs grâce à la télévision et aux plateformes de VOD. Ce qui fut le cas avec « Mes héros » ou « Le goût des merveilles », deux précédents films du réalisateur de « L’esprit de famille », réunissant un casting prestigieux.

Josiane Balasko dans L'esprit de famille

Alexandre, écrivain, est considéré par les membres de sa famille par un égoïste. Lorsque meurt le patriarche, Jacques (interprété par François Berléand), il le verra partout, suivant des conversations avec son père, donnant lieu à de savoureux quiproquos. Et si ce décès et la « présence » de son père, même outre-tombe, allait resserrer les liens de cette famille ? Si finalement, celui qui fut considéré comme égoïste et égocentrique n’était pas toujours forcément celui que l’on croit toujours ?

La famille abrite tout un tas de personnages singuliers et hauts en couleur. Vincent, le frère d’Alexandre, agent de rugbymen, toujours avec son oreillette à négocier les contrats de ses joueurs et de tenter d’aplanir les problèmes. Sandrine, sa femme, dépressive, qui guérira miraculeusement suite à une aventure étonnante (que je ne vous révélerai pas). Il y a aussi Roxane (Isabelle Carré), la femme d’Alexandre, celle qui semble la plus terre à terre de tous… Max, leur fils, extrêmement intelligent et plus lucide que son jeune âge lui en donne l’air. D’ailleurs, j’aimerais donner une mention spéciale à ce jeune acteur qui l’incarne, Jules Gauzelin, si doué qu’il en éclipserait presque la brochette d’acteurs confirmés qui l’accompagnent ! Un vrai rayon de soleil. Marguerite, la mère d’Alexandre et Vincent, démunie par le décès de son époux… Et que dire de Napoléon ( !) le rugbyman Fidjien, aussi doux et sensible que sa carrure est imposante, que l’on entendra que très peu et en anglais. Sa présence donne une fantaisie en plus au long-métrage.

Alexandre L'esprit de famille

Si le film accuse une légère baisse de régime vers la fin, on peut y trouver plusieurs niveaux de lecture : certains n’y verront seulement qu’une petite comédie drôle et cocasse, voire tendre ; d’autres y verront un message plus profond type « carpe diem », adressé par Jacques : il faut profiter de la vie et de ses proches tant qu’il est encore temps, car le temps passe vite… L’importance également de chercher aussi de temps en temps, au milieu du tourbillon de la vie, à comprendre ce qui anime ou attriste ses proches, au lieu d’y être indifférents et/ou de les accabler… Afin de mieux comprendre l’autre (comme cette scène où Vincent se confie à Napoléon, et qu’Alexandre surprend cet instant de confidences)… Il comprendra alors que son frère traverse une phase très difficile de sa vie… Il suffit parfois d’un peu d’écoute et d’une main tendue pour apaiser quelque peu les tourments de la vie…

« L’esprit de famille »  est une comédie touchante, tendre et cocasse, jamais totalement triste, ce qui semble être la marque de fabrique du réalisateur Éric Besnard et la force de ses films. « L’esprit de famille » est porté par une brochette d’acteurs aux personnages attachants. Mention spéciale au jeune Jules Gauzelin (Max) qui apporte beaucoup de fraicheur. Mais le film n’a toutefois pas détrôné dans mon cœur de cinéphile « Le goût des merveilles », que j’avais énormément apprécié, du même réalisateur.

Photo de groupe film L'esprit de famille d'Eric Besnard

[Critique et analyse croisée] Billy Elliot/Flashdance : se battre pour son rêve

Flashdance 1983 real : Adrian Lyne jennifer beals collection christophelAffiche Billy Elliott

 

Oui je sais, on pourrait dire que les deux films n’ont rien à voir. Pas sortis à la même époque (mais se déroulant tout les deux dans les années 1980) , ne se passant pas dans le même pays, dans le même décor ; l’un des héros est un enfant venant des bassins miniers pauvres de l’Angleterre ; l’autre une jeune femme travaillant comme soudeuse à Pittsburgh aux États-Unis, à une époque où le chômage rongeait la ville. Mais tous les deux n’ont qu’un seul rêve : danser. Face aux doutes, aux autres, à la raison, ils auront tous les deux pourtant à se battre. Ayant vu ces deux films l’un après l’autre, j’ai eu l’idée de croiser leurs similarités, et leurs différences, leurs forces et leurs faiblesses…

Billy Elliott

Sorti le 20 décembre 2000. Durée : 1h50.

Genre : Comédie dramatique.

Réalisation par Stephen Daldry.

Scénario par Lee Hall.

Musique : Stephen Warbeck.

Récompenses majeures : BAFTA Awards 2001 : Meilleur film britannique, Meilleur acteur pour Jamie Bell, Meilleure actrice dans un second rôle pour Julie Walters.

Avec Jamie Bell (Billy Elliot), Gary Lewis (Jackie Elliot, le père de Billy), Jamie Draven (Tony Elliot, le frère de Billy), Jean Heywood (la grand-mère), Julie Walters (Mrs. Wilkinson, la professeur de danse), Stuart Wells (Michael Caffrey, le meilleur ami de Billy).

Synopsis Dans un petit village minier du Nord-Est de l’Angleterre, Billy, onze ans, découvre avec stupeur qu’un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D’abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père et de son frère Tony, mineurs en grève.
Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson. Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy.
Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l’argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse.
Partagé entre une famille en situation de crise et un professeur de ballet têtu, le jeune garçon embarque alors dans un voyage à la découverte de lui-même.

Billy Eliot extrait film

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Flashdance 

Sorti en septembre 1983. Durée : 1h35.

Genre : comédie dramatique musicale.

Réalisation par Adrian Lyne.

Scénario par Tom Hedley et Joe Eszterhas, d’après une histoire de Tom Hedley.

Musique : Giorgio Moroder.

Récompenses majeures : Oscars 1984 : Oscar de la Meilleure chanson pour Irene Cara.

Avec Jennifer Beals (Alex Owens), Michael Nouri (Nick Hurley), Sunny Johnson (Jeanie Szabo, la meilleure amie d’Alex et serveuse du cabaret), Kyle T. Heffner (Richie), Lilia Skala (Hanna Long),.

Synopsis Alex Owens vit à Pittsburgh, capitale de l’industrie sidérurgique, gangrénée par le chômage. Elle travaille comme soudeuse sur un chantier. Le soir, pour gagner un peu d’argent, elle danse dans un cabaret. Et puis elle aime cet art, alors, progressivement, elle sacrifie tout son temps libre pour s’entraîner afin d’entrer dans une grande école de danse.

Jennifer Beals Flashdance

Ma vision des films :

Si je ne souhaitais au départ ne parler que de « Billy Elliot », je le trouvais trop dramatique pour en parler tout seul et ne pas plomber le moral de mes lecteurs. J’ai eu l’idée d’équilibrer mon analyse avec un autre film un peu plus « feel-good » qu’est « Flashdance », un des films cultes des années 1980. Oui, « Flashdance » sur Rêves Animés, cela peut surprendre. Mais bien sûr, il est souvent de bon ton de taper sur les classiques, et même si celui-ci n’est pas exempt de défauts, il a ses bons côtés : des personnages attachants, une « héroïne » qui a un but à atteindre, un rêve à réaliser…

Si Billy Elliot vit en Angleterre, avec son père et son frère (sa mère est décédée) dans les bassins miniers d’Angleterre, dans un foyer où on ne montre jamais ses émotions, où le père et le frère font la grève. Billy fait de la boxe, mais le cours de danse classique s’installant dans la même salle, il va y prendre goût, au début à l’insu de son père et de son frère. Alex, elle dans « Flashdance », est soudeuse dans un chantier à Pittsburgh pour gagner sa vie, et danse dans un cabaret le soir, où la bonne humeur est tout de même de mise grâce à l’esprit de bonne camaraderie qui y règne. Notamment grâce à Richie, sympathique cuisinier qui se rêve comédien/humoriste et veut tenter sa chance à L.A. Richie est le bon copain que tout le monde aimerait avoir, attachant, sympathique, toujours de bonne humeur. Sa meilleure amie, Jeanie, se rêve également patineuse artistique.

Billy Eliott

On ne voit jamais les parents ni de famille du côté d’Alex, elle vit seule, indépendante, avec son chien, à seulement 18 ans. Mais elle est tout de même bien entourée, avec donc ses collègues, sa voisine âgée qui fut danseuse et qui la pousse à réaliser son rêve, et bientôt son patron qui va tomber amoureux d’elle et la prendre sous son aile. Si Billy lui, trouve un quelconque soutien, c’est auprès de son professeur de danse qui fera tout pour que Billy devienne danseur, ce qui constitue aussi pour elle le dernier défi de sa vie.

Si les deux amis d’Alex dans « Flashdance », [Attention spoiler] Jeanie et Richie, ne réaliseront de leur côté par leur rêve, [Fin du spoiler] ce qui est touchant dans ces deux films, c’est que nos deux héros principaux, n’osent même pas rêver d’atteindre leur but : réussir leur audition. Néanmoins, une fenêtre d’espoir s’entrouvre, ils passent par des moments de doute, de peur immense, qui les fait perdre pied et presque abandonner au moment d’atteindre leur but : [Attention spoiler] Alex en voudra à Nick de lui avoir donné un coup de pouce pour avoir une audition et cache sa peur derrière sa colère ; Billy va frapper un camarade venant aussi passer une audition à Londres, passant ses peurs dans la violence, ce qui aurait pu d’ailleurs lui coûter sa place. [Fin du spoiler].

Billy au milieu des danseuses

[Attention spoilers] Du côté d’Alex, le décès de sa voisine âgée lui a certainement donné la force d’aller à cette audition et de donner le meilleur d’elle-même. Leur audition, point d’orgue de chacun des deux films, sonnera pour Alex un but atteint (scène finale du film), et pour Billy le départ vers une nouvelle vie (on le verra à la fin danser « Le Lac des Cygnes » à 25 ans devant son père et son frère), désormais plein d’assurance, lui qui avait peur de partir vers la « grande ville », la capitale qu’il n’avait jamais vue, Londres. Son père, que l’on croyait indécrottable, a bien évolué et réagi afin de permettre à son fils d’avoir un meilleur destin. [Fin des spoilers].

Si les deux films sont différents, les personnages principaux que sont Billy et Alex aussi, les rêves, les espoirs, les doutes et les peurs sont par contre les mêmes, universels, ainsi que l’acharnement à vouloir vivre une autre vie que le destin qui leur semblait tout tracé.

« Quand on oublie ses rêves, et bien, on meurt. » – Nick à Alex dans « Flashdance »

Alex et Nick dans Flashdance

[Critique et analyse du film] Joy de David O. Russell (2015) : réussir, envers et contre tout/tous !

Affiche film Joy

« Joy » est un film que j’avais déjà vu il y a quelques temps et que j’avais beaucoup apprécié, et que je viens de redécouvrir suite à ma récente acquisition du film en Blu-Ray. Je vous fais l’analyse d’un film très intéressant, à contre-courant de ce qui se fait actuellement, racontant les déboires d’une femme qui est « le parent » de ses parents immatures, qui subvient aux besoins de toute sa famille, sans jamais se plaindre. Famille qui la rabaissera dès qu’elle le pourra, mais un jour Joy va prendre sa revanche avec sa nouvelle invention… Et dire que c’est inspiré d’une histoire vraie ! Fascinant.

Genre : comédie dramatique, biographie.

Sorti en 2016. Durée : 2h04.

Réalisation par David O. Russell.

Scénario par David O. Russell, d’après un sujet d’Annie Mumolo et David O. Russell.

Musique : West Dylan Thordson.

Société de production : Annapurna Pictures et Davis Entertainment.

Récompenses majeures : Golden Globes 2016 : Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Jennifer Lawrence.

Jennifer Lawrence est Joy

Avec Jennifer Lawrence (Joy Mangano), Robert de Niro (Rudy Mangano, le père de Joy), Isabella Rossellini (Trudy, la nouvelle compagne et financier de Joy), Édgar Ramírez (Tony Miranne, l’ex-mari de Joy), Bradley Cooper (Neil, directeur de QVC), Virginia Madsen (Terry Mangano, la mère de Joy), Diane Ladd (Mimi, la grand-mère de Joy), Elisabeth Röhm (Peggy, la demi-sœur de Joy), Dascha Polanco (Jackie, l’amie d’enfance de Joy).

 

Synopsis : Inspiré d’une histoire vraie, JOY décrit le fascinant et émouvant parcours, sur 40 ans, d’une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de son excentrique et dysfonctionnelle famille, et à fonder un empire d’un milliard de dollars. Au-delà de la femme d’exception, Joy incarne le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de famille, trahisons, déraison et sentiments.

Ma vision du film :

« Joy » casse les codes du cinéma traditionnel, différent et intéressant dans la forme et le fond : s’il m’a autant plu et si les deux heures passent assez vite malgré les épreuves endurées par Joy, (interprétée par Jennifer Lawrence), et si je me souvenais encore de mon bon souvenir de ce film (malgré l’oubli de quelques scènes un bon moment après), c’est qu’il était assez différent pour rester dans ma mémoire.

Le film Extrait du film Joyn’est ni une comédie romantique, ni une pure comédie, ni un pur drame non plus, encore moins un film de super héros. Bien que Joy, dans son genre de battante et de femme (et mère) courage, soit un super héros à sa manière… [Attention spoiler] Et bien que la fin soit heureuse pour elle, [Fin du spoiler] il s’agit d’une histoire vraie, dont le film s’est inspiré.

Dans ce long-métrage, Joy et donc Jennifer Lawrence, ne sont pas à leur avantage : pas de tenue sexy, pas de maquillage ou alors pour vieillir et intensifier les rides, les marques de la fatigue et des coups que la vie porte à Joy, divorcée, deux enfants, une famille qui la rabaisse dès qu’elle le peut (excepté sa grand-mère et dans une moindre mesure son ex-mari qui vit toujours chez elle), dont elle porte elle-même la responsabilité et l’entière charge morale et financière.

Extrait du film Joy avec Jennifer Lawrence

Femme intelligente imaginant des inventions depuis petite, un jour qu’elle se coupe avec du verre en essuyant du vin rouge avec une serpillère, elle a une idée de génie : un balai serpillère que l’on peut passer dans toute la maison en ne l’essorant qu’une seule fois, dont la tête est détachable et se lave en machine. Cela paraît si simple… Mais il fallait y penser. Les rares moments où Joy est à son avantage sont ceux où elle tente de vendre son invention au télé-achat [Attention spoiler] et à la fin, où elle devient une femme qui tient tête à celui qui l’a escroqué, et la toute fin, où elle est devenue une femme qui a réussi. [Fin du spoiler].

Extrait du film Joy mariage

Joy est une femme de caractère, une battante poussée par une des rares personnes bienveillantes autour d’elle : sa grand-mère. Joy ne tient pourtant pas tête à sa famille (sa mère et sa demi-sœur surtout) la rabaissant et l’humiliant régulièrement, ne répondant pas aux paroles blessantes de ces derniers. [Attention spoiler] Le passage vers la fin où Joy est forcée de déposer le bilan par son père et sa belle-mère (dernier coup de grâce avant la réussite) est glaçant tant son père la rabaisse et l’humilie à un point inimaginable. [Fin du spoiler]. Sans doute n’a-t-elle pas les mots, sans doute ne trouve-t-elle le courage de trouver la force de se révolter que pour protéger son invention, ou respecte-t-elle trop cette famille qui lui fait pourtant tant de mal ? Joy est le parent de ses enfants mais aussi de ses parents, irresponsables et immatures, surtout depuis leur divorce.

Tous les membres de familles dysfonctionnelles, d’enfants de parents toxiques se reconnaîtront… Heureusement que la vie a mis sur le chemin de Joy des personnes bienveillantes (notamment et surtout sa grand-mère donc), son ex-mari devenu son ami et son amie d’enfance. Et, dans une moindre mesure également, Neil (personnage de Bradley Cooper), contre qui Joy devra batailler mais qui lui donnera finalement sa chance. Car pour réussir, il faut du travail (surtout), du soutien d’un entourage bienveillant (beaucoup) et un peu de chance.

Il s’agit pour « Joy » de la troisième collaboration du duo Lawrence/Cooper (après « Happiness Therapy » et « Serena ») et du deuxième film du trio Lawrence/Cooper/De Niro (« Happiness Therapy » également). On ne change donc pas une équipe qui marche, et qui gagne ! Même si je n’avais pas apprécié « Happiness Therapy » que j’avais trouvé pour ma part trop déroutant, même si Jennifer Lawrence était très bonne dans son rôle qui lui a d’ailleurs valu un Oscar.

Je n’ai d’ailleurs vu Jennifer que dans ces deux films, puis dans « Passengers », film de science-fiction dont j’ai fait la critique sur le blog il y a peu. Mais cette actrice a du talent, et peu de longs-métrages visionnés avec elle suffisent à s’en rendre compte. Elle est d’ailleurs parfaite dans le rôle de Joy,  femme de caractère (qui, hasard de la vie (ou pas) sera le nom du parfum dont elle deviendra l’égérie pour Dior).

L’originalité de « Joy » réside dans le traitement de son scénario, renforcé par le fait que cela soit inspiré d’une histoire vraie. Un casting bien choisi, Jennifer Lawrence en tête. Un film profond, vitrine du « rêve américain » dans son pendant plutôt sombre : oui certains en ont bavé avant de réussir ! « Joy » oscille entre espoir et désespoir, les hauts et les bas, les moments de doute et de malheurs, ceux où l’on arrive à remonter et où l’on se bat pour reprendre enfin les rênes de sa propre vie.

Jennifer Lawrence dans Joy