[Critique et analyse du film] King-Kong (2005), un remake spectaculaire

*** Il s’agit du 50ème article sur Rêves Animés !!! Merci de votre présence ***

Réaliser un remakeAffiche King-Kong 2005.jpg de « King Kong » après le long-métrage de 1933 était un pari risqué. Peter Jackson l’a relevé avec brio, nous offrant trois heures d’un film spectaculaire, où les effets spéciaux prenant certes un peu trop souvent le pas sur des dialogues et une émotion qui auraient pu être davantage « fouillés ». Mais le résultat est là néanmoins, nous promettant un spectacle à la hauteur de nos attentes.

Sorti en 2005.

Réalisation et scénario par Peter Jackson.

Société de production : Universal Pictures (USA), WingNut Films (Nouvelle-Zélande).

Distribution : Universal Pictures.

Musique : James Newton Howard (additionnelle : Mel Wesson et Blake Neely).

Récompenses majeures : Oscars 2006 : Meilleurs effets visuels, Meilleur montage, Meilleur mixage de son.

BAFTA Awards : Meilleurs effets visuels.

King-Kong et Ann sur l'Empire State Building.jpg

Avec Naomi Watts (Ann Darrow), Jack Black (Carl Denham), Adrien Brody (Jack Driscoll), Colin Hanks (Preston), Evan Parke (monsieur Hayes), Jamie Bell (Jimmy), Kyle Chandler (Bruce Baxter), Thomas Kretschmann (le capitaine Englehorn), Andy Serkis (Lumpy).

Synopsis : New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l’audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures…
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n’a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l’embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d’action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que « quelque chose » l’attend, qui changera à jamais le cours de sa vie…

L'équipage découvre Skull Island

Ma vision du film :

N’ayant pas vu le premier « King-Kong » datant de 1933, je ne pourrais pas faire de « comparaison » entre les deux long-métrages, que plus de soixante-dix ans séparent.

Ayant visionné récemment la version de Peter Jackson sorti en 2005, ce remake long de trois heures tient ses promesses en matière de grand spectacle à coups d’effets spéciaux pharamineux.

Nous avons droit à des images époustouflantes, d’une nature et d’une jungle luxuriantes, d’un King-Kong très réussi, au regard très humain (presque plus humain que ceux présents dans le film, à l’exception de Naomi Watts) et expressif.

On voit parfois la présence d’effets spéciaux dans certaines scènes, notamment lorsque Ann se trouve dans la main de King-Kong. Mais dans l’ensemble, les effets sont très réussis, il n’y qu’à voir les récompenses gagnées à ce propos lors de remises de prix très importants, notamment les Oscars et les Bafta Awards.

Au début du film, s’il est nécessaire de prendre le temps de poser l’histoire pour la bonne compréhension du spectateur, quelques longueurs sont parfois présentes, et nous attendons beaucoup trop avant d’arriver sur l’île et de découvrir le peuple indigène, ainsi que King-Kong. D’autres longueurs seront à noter durant le film, mais d’autres points faibles, notamment des personnages peu attachants et auxquels les spectateurs auront du mal à s’identifier, à part Ann (Naomi Watts) et King-Kong. Le duo portera, à mon sens, pratiquement à lui tout seul le long-métrage.

Naomi Watts est épatante dans son rôle, très expressive souvent sans avoir besoin de prononcer un mot, tout passe par ses gestes et surtout par son beau regard bleu, très profond et expressif.

[Attention spoilers] Concernant le réalisateur du film dans « King Kong », Carl Denham, ce personnage sordide ne pense qu’à tourner son film jusqu’aux pires moments, lorsqu’une personne normale penserait d’abord à sa survie. Il risque inutilement sa vie et celles des autres. À cause de lui, de sa soif de gloire et de sa cupidité, King-Kong aura une fin funeste. [Fin des spoilers].

La relation entre Ann et King-Kong est très intense, la peur qu’Ann ressent au départ envers le gorille géant se transformera peu à peu en une très belle complicité entre eux deux. [Attention spoiler] Ann va aller jusqu’à risquer sa vie afin d’épargner celle de King-Kong, à la fin, au sommet de l’Empire State Building. [Fin du spoiler].

Le long-métrage comporte plusieurs scènes fortes, [Attention spoilers] les plus réussies et les plus touchantes étant évidemment les scènes de complicité entre King-Kong et Ann. Également les scènes de bataille entre King-Kong et les dinosaures, mais aussi la scène magistrale vers la fin sur l’Empire State Building. [Fin des spoilers].

King-Kong et Ann regardent le paysage

Peter Jackson nous a offert une version 2005 de « King-Kong » très réussie, aux images grandioses, et aux effets spéciaux sensationnels, bien que parfois « visibles » (voir plus haut). La relation entre Ann et King-Kong aurait mérité d’être néanmoins plus approfondie, et les dialogues entre les personnages secondaires travaillés plus « en profondeur ». Si les effets spéciaux semblent avoir parfois un peu trop pris l’ascendant sur le reste, ils participent néanmoins bien évidemment à la réussite visuelle du film et à son succès.

Avez-vous déjà vu ce remake de « King-Kong » ? Si oui, vous a-t-il plu et sinon, pourquoi ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

Ann et King-Kong Empire State-Building

[Critique et analyse du film] Super 8 (2011), un hommage au cinéma de Spielberg

Affiche Super 8.jpg

« Super 8 » est un long-métrage dont on pourrait penser qu’il a été réalisé par Steven Spielberg. Pourtant non… Mais il y a néanmoins bien une patte du papa d’E.T. puisqu’il a coproduit le long-métrage. Écrit et mis en scène par J.J. Abrams, il est néanmoins un hommage au cinéma des années 1980 du célèbre réalisateur, reprenant les ingrédients qui ont fait le succès notamment d’ « E.T. l’extraterrestre » : un mélange de science-fiction, de passion pour le cinéma, de familles déchirées, d’amour naissant et de blessures profondes et secrètes… Avec, bien sûr, des effets spéciaux époustouflants, du suspense et des catastrophes à revendre.

Sorti en 2011.

Réalisation et scénario par J.J. Abrams.

Société de production : Paramount Pictures, Amblin Entertainment et Bad Robot Productions.

Musique : Michael Giacchino.

Récompenses majeures : Hollywood Film Festival 2011 : Spotlight Award pour Elle Fanning.

Phoenix Film Critics Society Awards 2011 : Meilleur casting pour l’ensemble des acteurs et actrices du film.

Super 8 tout le groupe

Avec Joel Courtney (Joseph « Joe » Lamb), Elle Fanning (Alice Dainard), Kyle Chandler (Jackson « Jack » Lamb), Ron Eldard (Louis Dainard), Riley Griffiths (Charles Kaznyk), Ryan Lee (Cary), Noah Emmerich (le colonel Nelec), Gabriel Basso (Martin), Zach Mills (Preston), Glynn Turman (le Dr Woodward).

Synopsis : Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.

Super 8_Joe_2

Ma vision du film :

Joe, adolescent, vient de perdre sa maman suite à un accident dans la fonderie de la ville, dans laquelle elle travaillait. Il vit désormais seul avec son père, shérif adjoint. Les deux hommes ne se comprennent plus tous les deux, tout simplement parce qu’ils ne communiquent pas assez. Lié à un groupe d’amis composé de Charles, Preston, Martin et Cary, ils vont tous avoir l’esprit accaparé par un projet de tournage de court-métrage impulsé par Charles, passionné de cinéma. La bande d’amis a joint Alice Dainard au projet, afin de jouer le rôle féminin principal du film. Elle ne laisse pas Joe et Charles indifférents… Une nuit, près de la voie ferrée où ils tournent le film, ils vont être témoins d’un accident ferroviaire sans précédent. Des disparitions inquiétantes d’habitants, d’animaux, vont survenir par la suite, poussant les amis à enquêter sur ce qu’il s’est passé, mais la découverte de la cause de tous ces phénomènes va les bouleverser à jamais, obligeant chacun d’entre eux, enfants et pères, à dépasser leur pudeur et à communiquer et enfin lever le voile sur leurs blessures, leurs failles et leurs douleurs…

Ce qui frappe en premier lieu dès les premières scènes du film, c’est que ce groupe de jeunes amis est très mature pour leur âge. Chacun vit, au sein de son foyer, des moments difficiles : Charles ne s’entend pas avec ses sœurs et trouve refuge dans sa passion, le cinéma. Il se dévoue corps et âme dans le tournage de son court-métrage en Super 8, et attend beaucoup de ses camarades afin de parvenir au résultat attendu concernant son film. Bien entendu, les évènements se passant à Lillian, cette petite ville de l’Ohio, vont perturber ses plans… Jack, le père de Joe ne sait plus s’y prendre avec son fils, depuis la mort de sa mère, Elizabeth ; Alice est seule face à son père alcoolique…

Tous ces adolescents vont néanmoins faire preuve de beaucoup de sagesse, de force, de retenue et de pudeur malgré leurs différents traumatismes, à un âge où l’on est généralement en proie à une rébellion en bonne et due forme.  Ils ne parlent ni entre eux (ou alors avec difficulté), ni avec les membres de la famille, de ce qui les tourmente.

Et c’est là que l’on retrouve tout l’esprit de Spielberg. Quand les émotions sont palpables dans les regards, les expressions, jusque dans le silence des protagonistes… Quand les blessures sont non dites, que ce soit par les enfants ou leurs parents (particulièrement les pères de Joe et Alice ici). Il y a beaucoup de justesse dans toutes les scènes où la douleur est visible, suggérée, mais non exprimée, [Attention spoiler] notamment celle où Joe et Alice tombent en larmes quand cette dernière lui avoue que le jour où la mère de Joe a eu l’accident à la fonderie, cela aurait dû être son père à la place, que la mère de Joe a remplacé car il était trop ivre pour aller travailler. [Fin du spoiler].

Une véritable découverte pour ma part que celle de cette jeune actrice de vingt ans, Elle Fanning, qui crève l’écran et très juste dans son rôle d’adolescente blessée, malheureuse avec son père, [Attention spoiler] et tombant peu à peu amoureuse de Joe. [Fin du spoiler].

Super 8 Joe et Alice

Les effets spéciaux sont époustouflants, notamment dans la scène du déraillement du train.

Mention spéciale à la musique de Michael Giacchino, magnifique, collant parfaitement aux tensions dramatiques de certaines scènes. Notamment dans cette bouleversante scène finale, où Joe, [Attention GROS spoilers] comme pour exprimer la volonté de commencer le deuil de sa mère, utilise le seul souvenir qui lui reste d’elle, son collier, pour faire aimant au vaisseau décollant de l’alien. Au même moment, il prend la main d’Alice, avec qui, on imagine, il débutera une belle histoire… [Fin des spoilers].

« Super 8 », malgré la tension, le suspense et l’oppression qu’il nous fait ressentir, est un film agréable, dont les références à « E.T. l’extraterrestre » et « Rencontres du troisième type » sont visibles et nombreuses. Il y règne à la fois un esprit très jeune mais également très adulte et mature. Certaines scènes sont très touchantes et les jeunes acteurs, Elle Fanning en tête, sont impressionnants de justesse. Et vous, avez-vous déjà vu ce film ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Super 8 Joe et Alice_3

P.S SPOILER POUR LES CONNAISSEURS DU FILM : Si je n’ai que très peu parlé de l’alien lors de mon analyse (voire pas du tout), cela était volontaire, pour ne pas « casser » tout le mystère du film, et parce que je voulais me concentrer sur l’aspect « psychologique » du film qui m’intéressait tout particulièrement.

[Critique et analyse du film] Avatar, époustouflant et hors-normes

« Avatar », sorti en 2009, est Affiche Avatar.jpgun film d’une pleine démesure, spectaculaire visuellement, au scénario original. James Cameron, après le raz-de-marée « Titanic » plus de 20 ans auparavant, a su prouver qu’il est l’un des plus grands réalisateurs  du monde. Il a en effet réussi le tour de force de faire de deux de ses films, les deux plus gros succès cinématographiques de tous le temps ! Si « Avatar » se doit d’être vu et d’être vécu plus qu’il ne se raconte, je me devais de faire l’analyse aussi modeste que ce long-métrage est hors-normes.

Sorti en 2009.

Réalisation et scénario par James Cameron.

Société de production : 20th Century Fox, Dune Entertainment, Giant Studios, Ingenious Film Partners, Lightstorm Entertainment.

Distribution: 20th Century Fox.

Musique : James Horner.

Récompenses principales : Golden Globes 2010 : Meilleur film dramatique ; Meilleur réalisateur pour James Cameron.

Oscars 2010 : Meilleure direction artistique pour Rick Carter, Robert Stromberg et Kim Sinclair.

Meilleure photographie pour Mauro Fiore.

Meilleurs effets visuels pour Joe Letteri, Stephen Rosenbaum, Richard Baneham et Andy Jones.

Avatar wallpaper

Avec (Humains) : Sam Worthington (Jake Sully), Sigourney Weaver (Dr Grace Augustine), Stephen Lang (Colonel Miles Quaritch), Michelle Rodríguez (Trudy Chacon), Giovanni Ribsi (Parker Selfridge).

(Na’vi) : Zoe Saldana (Neytiri), Wes Studi (Eytukan), CCH Pounder (Mo’at), Laz Alonso (Tsu’tey).

Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

Avatar Jake

Ma vision du film :

Je n’avais jamais vu « Avatar » jusqu’à la dernière diffusion ce dimanche 20 mai à la télévision. Souvent, quand on dit qu’on n’a pas vu « Avatar », la première réaction en face est « Quoi ? Tu ne l’as pas encore vu ? Mais il faut absolument que tu le voies ! ». Ça y est, c’est fait !

Si l’histoire et l’action d’ « Avatar » (qui dure près de 3 heures !), sont beaucoup trop denses pour en faire la description détaillée (dans une moindre mesure), et que tout a été dit, analysé, décortiqué à son propos, je m’attarderai davantage dans mon analyse et ma critique de ce long-métrage, sur les sujets qu’il sous-tend, les acteurs et les personnages qu’ils incarnent.

Bien entendu, la première chose à laquelle on pense en visionnant « Avatar », c’est à la beauté renversante du visuel et du graphisme de Pandora, la planète sur laquelle se déroule la majeure partie du film. Les paysages magnifiés par les effets spéciaux se trouvent en Nouvelle-Zélande. Plus d’un millier de personnes ont participé au tournage, et le budget du film s’élève à plus de 400 millions de dollars (hors promotion). James Cameron a donc pulvérisé en quelque sorte son propre record, détenu par son film « Titanic »  à l’époque de sa sortie (1997). (Si vous voulez en savoir plus concernant les secrets de tournage et autres anecdotes sur « Avatar », rendez-vous ICI et ICI).

Avatar_paysage

On peut se rendre compte, au fur et à mesure que l’action se déroule, de la différence de taille entre la froideur « du monde des humains », notamment portée par l’abject colonel Quaritch, prêt à tout pour trouver son précieux minerai pouvant lui apporter la richesse (quitte à détruire l’habitat et le symbole de tout un peuple, l’Arbre des âmes, sorte de saule pleureur, considéré comme le sanctuaire sacré des Na’vi) et Pandora, où la communauté, bien différente de nous, est proche de la nature, de ses êtres vivants, les écoute et vivent en fonction d’eux. Elle a du respect pour ses ancêtres et les valeurs de son peuple.

Dans le film, on fait souvent l’aller-retour entre la base militaire où les humains pilotent leur avatar sur Pandora et la planète de Pandora elle-même. Parfois, j’ai été quelque peu « gênée » par ces allers-retours intempestifs qui me coupaient un peu de la magie féérique de Pandora. Cependant, ils sont bien entendu nécessaires au déroulement de l’intrigue et à sa bonne compréhension.

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Pour ma part, le personnage auquel je me suis le plus attaché est celui de Neytiri, incarné par Zoe Saldana. Un personnage fort, indépendant, mais tout à la fois attachée à sa famille, son peuple, ses valeurs et ses traditions. D’abord agressive, réticente envers Jake, elle lui sauve tout d’abord néanmoins la vie, jusqu’à s’ouvrir peu à peu à lui et en tomber amoureuse. Sans elle, à son arrivée sur Pandora, Jake est vulnérable, se croit plus « malin » et apte à dompter Pandora et sa nature étrange. Mais les créatures fantastiques et extravagantes vont vite le faire descendre de son piédestal, jusqu’à ce que Neytiri le sauve des griffes d’un colossal prédateur.

Au contact de Neytiri, Jake va apprendre les traditions, us et coutumes du peuple de Pandora, jusqu’à s’y abandonner réellement et y trouver (et y faire) sa place à part entière.

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« Avatar » est en quelque sorte, de nouveau un moyen de faire passer le message, par écrans interposés, que l’on doit prendre conscience que nous, Terriens, sommes nos propres saboteurs et que l’on doit cesser une bonne fois pour toutes, de nous voiler la face. En s’attaquant aux Na’vi pour le pouvoir et la richesse, les humains (surtout le colonel ici), ne se rendent même plus compte qu’ils sont perfides, minables, lâches et misérables. Beaucoup de films, avant « Avatar », que ce soit des films d’animation, de catastrophe… ont voulu faire passer ce message en espérant une prise de conscience du public. Seulement, parfois, cela est mal pris. Ce qui fut également le cas pour « Avatar », encore qualifié dans une moindre mesure de « donneur de leçons » par certaines personnes. Car il en est aussi du devoir du cinéma de montrer, de faire réagir, d’éduquer, parfois même de choquer… C’est aussi ça, son rôle. Et s’il le peut le faire en nous faisant rêver, nous émouvoir devant une telle beauté visuelle, pour que l’on se rende compte, en quelque sorte, de ce que l’on risque de perdre (même si ce n’est pas précisément ici, notre belle Terre) en continuant d’agir comme nous le faisons.

avatar_la renaissance de Jake

Sigourney Weaver fut très investie dans son rôle de scientifique passionnée et engagée à connaitre mieux l’environnement de Pandora et à le préserver, même à se liguer contre le Colonel afin de défendre les Na’vi et leur arbre sacré. Sigourney Weaver est donc une habituée des genres science-fiction et fantastique (« SOS Fantômes » 1 et 2, « Wall-E » où elle double Auto dans la version originale, et bien sûr « Alien »).

Michelle Rodriguez (« Fast and Furious », la série « Lost »), est aussi convaincante dans le rôle de Trudy, la militaire dure à cuire qui se rebelle vers la fin et prête main forte à Jake, au Dr Augustine et aux Na’vi.

Concernant la musique, James Cameront a fait de nouveau appel à James Horner, déjà compositeur de la bande originale de « Titanic ».

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Le tournage d’« Avatar 2 » a semble-t-il commencé fin 2017 et la sortie a donc déjà été repoussée plusieurs fois. Il ne sortira donc pas cette année. Plusieurs autres suites sont prévues dans les années 2020, selon le succès éventuel du deuxième opus.

« Avatar » mérite d’être vu au moins une fois, même par les non-adeptes du genre science-fiction, seulement pour la magnificence visuelle, à couper le souffle. Les films de science-fiction et les films d’animation, sont à mon sens, généralement parmi les seuls à pouvoir offrir autant de « claques » visuelles aussi intenses.

Et vous, l’avez-vous déjà vu ? Qu’en avez-vous pensé ? Attendez-vous impatiemment la suite ?

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