[Critique et analyse] Astérix et le secret de la potion magique – Mission : trouver un successeur à Panoramix

Nouvelle affiche Astérix et le secret de la potion magique.jpg

« Astérix et le secret de la potion magique » succède à  « Astérix et le domaine des Dieux », quatre ans après la sortie de son grand frère. Deuxième volet des aventures des célèbres irréductibles gaulois réalisé par le duo Alexandre Astier et Louis Clichy, l’attente est grande autour de ce film évènement. Ayant vu le long-métrage en avant-première le week-end premier, voici mes impressions sur ce nouvel opus d’Astérix version 2018.

Sorti en 2018.

Réalisation par Alexandre Astier et Louis Clichy.

Scénario par Alexandre Astier, d’après l’œuvre de René Goscinny et Albert Uderzo.

Compositeur : Philippe Rombi.

Société de production : M6.

Distribution : SND (France).

Avec les voix de Christian Clavier (Astérix), Guillaume Briat (Obélix), Bernard Alane (Panoramix), Daniel Mesguich (Sulfurix), Lévanah Solomon (Pectine), Alex Lutz (Teleferix), Élie Semoun (Cubitus), Gérard Hernandez (Atmosférix), Serge Papagalli (Abraracourcix), Florence Foresti (Bonemine).

Astérix le secret de la potion magique toute la troupe

Synopsis : À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique…

En cette fin d’année au contexte difficile, voici un peu de légèreté bienvenue avec « Astérix et le secret de la potion magique », film très attendu de cette période d’avant-fêtes. Le précédent opus réalisé également par Alexandre Astier qu’on ne présente plus, et son acolyte Louis Clichy, « Astérix et le domaine des Dieux », sorti en 2014, a réuni  près de 3 millions de spectateurs en salles, en France. Chaque projet d’Alexandre Astier, très populaire grâce à sa série « Kaamelott », à l’écriture incisive et aux répliques percutantes, crée une attente incommensurable. Quant à Louis Clichy, ancien élève de la célèbre école d’animation des Gobelins à Paris, certes moins connu mais tout aussi talentueux, il fut il y a quelques années animateur pour les studios Pixar, et peut se vanter d’avoir collaboré aux chefs-d’œuvre que sont « Wall-E » (voir mon article sur le film ICI), et « Là-Haut » !

Astérix le secret de la potion magique Panoramix et un enfant

Et en ce qui concerne l’animation justement, elle se révèle être de très bonne facture, avec des couleurs flamboyantes, des teintes chaudes, telles l’orangé des couchers de soleil. [Attention spoilers] Fait nouveau dans cet opus, nous remarquons en effet que plus de place a été accordée aux décors naturels mis en retraits dans de précédentes aventures : la mer (par exemple la scène où l’on voit Astérix sur la plage au début), mais également depuis la hutte de Panoramix, qui jouit d’une vue imprenable sur la mer ; nous pouvons, à ce propos, voir « l’envers du décor » de la chaumière de ce dernier. Panoramix est mis en avant dans ce volet, comme il l’était en quelque sorte à l’époque du « Coup du Menhir » (1989). [Fin des spoilers].

« Astérix et le secret de la potion magique » est le film d’animation « feel-good » de cette fin d’année, avec cette quasi-assurance de passer du bon temps. Beaucoup d’action, des scènes habituelles de bagarres, des gags savoureux devant lesquels les spectateurs riront de bon cœur, des répliques qui font mouche, quelques chamailles entre nos amis Astérix et Obélix, ce dernier étant légèrement en retrait dans cet opus. [Attention spoilers] Le barde, Assurancetourix, prend lui un peu de galon, puisqu’en l’absence d’Abraracourcix, le chef du village, il sera assuré de l’intérim. Peu téméraire, il tentera tant de bien que mal de « mener la barque » comme il le pourra. [Fin des spoilers]

Astérix film 2018 Obélix Idéfix et un romain

[Attention spoilers]De nouveaux personnages font leur apparition : Sulfurix, le druide aux mauvaises intentions, les autres druides gaulois, l’aspirant druide helvète (Teleferix). Aussi, nous étions peu habitués à voir des enfants dans les aventures d’Astérix : ce volet étant axé sur la transmission générationnelle des savoirs, et sur le fait de passer le flambeau, la jeune génération se devait d’être présente dans « Le secret de la potion magique ». Pectine, pleine d’assurance et d’aplomb, jeune inventrice très prometteuse dont le talent n’a pas attendu le nombre des années, risque bien de bousculer un règlement druidique très protocolaire… [Fin des spoilers].

L’influence d’Alexandre Astier sur l’écriture se ressent, et ce notamment grâce à certaines répliques percutantes, comme celles du guerrier romain Cubitus, doublé avec talent par Élie Semoun. [Attention spoiler] Fans de « Kaamelott », tendez l’oreille, puisqu’un clin d’œil à la série se fera entendre pour votre plus grand plaisir. [Fin du spoiler].

Panoramix et un autre personnage Astérix et le secret de la potion magique

Louis Clichy et Alexandre Astier, complémentaires dans leurs domaines respectifs, l’animation et l’écriture, semblent se poser en dignes successeurs de Goscinny et Uderzo, pour continuer à faire vivre les irréductibles gaulois sur grand écran, à faire perdurer leurs aventures et perpétuer le mythe Astérix.

[Attention spoiler] Mais même si les péripéties s’enchainent souvent à toute vitesse et que le plaisir de retrouver nos protagonistes gaulois est toujours présent et égal à lui-même, il faut cependant avouer que quelques baisses de régime surviennent de temps à autre. La comparaison avec son « grand frère » est hélas inévitable. L’attente est si grande, la barre si haute, que l’on en attend toujours plus… [Fin du spoiler].

Astérix le secret de la potion magique 2018

Même si pour ma part, « Astérix et le secret de la potion magique » est quelque peu en dessous du précédent représentant de la franchise, « Astérix et le domaine des Dieux » (2014), il reste néanmoins un très bon divertissement, qui connaîtra certainement le même succès si ce n’est plus grand encore, que son prédécesseur, grâce à l’addition de plusieurs facteurs aidant : « franchise » Astérix mythique, l’attente toujours aussi grande autour des projets d’Alexandre Astier, très populaire ; le succès préalable du « Domaine des Dieux » et la période des fêtes de Noël, propice à l’accroissement du nombre de (jeunes) spectateurs dans les salles.

Et vous, comptez-vous aller voir ce nouveau volet des aventures d’Astérix au cinéma ? N’hésitez pas à donner votre avis après visionnage !

Astérix le secret de la potion magique Astérix et Obélix se chamaillent

[Critique et analyse] Le chant de la Mer : un conte onirique et poétique

Affiche Le chant de la mer.jpg

« Le chant de la mer », film d’animation pas comme les autres, est un fabuleux conte onirique et fantastique irlandais autour de l’univers de la mer et ses légendes. La musique celtique envoûtante (portée en partie par la voix de Nolwenn Leroy), met en valeur un visuel et un graphisme époustouflants de beauté.

Sorti en 2014.

Réalisation par Tomm Moore.

Scénario par Will Collins.

Direction artistique : Adrien Mérigeau.

Musique : Bruno Coulais et Kíla. Chanson du générique éponyme interprétée par Nolwenn Leroy.

Sociétés de production : Cartoon Saloon (Irlande), Mélusine Productions (Luxembourg), Norlum (Danemark), Superprod (France), The Big Farm (Belgique).

Distribution : Universal Pictures.

Récompenses majeures : European Film Award (Prix du cinéma Européen) du Meilleur film d’animation en 2015.

Avec les voix françaises de Jean-Stan DuPac (Ben), Patrick Béthune (Connor, le père de Ben et Maïna / Mac Lir), Nathalie Homs (Grand mère / Macha), Nolwenn Leroy (Bruna, la mère de Ben et Maïna), Cyrille Artaux (Lug), Pascal Sellem (Spud (redoublé par Pierre Tessier lors de la sortie DVD).

Le chant de la mer Maïna

Synopsis : Ben et Maïna vivent avec leur père tout en haut d’un phare sur une petite île. Pour les protéger des dangers de la mer, leur grand-mère les emmène vivre à la ville. Ben découvre alors que sa petite sœur est une Selkie, une fée de la mer dont le chant peut délivrer les êtres magiques du sort que leur a jeté la Sorcière aux hiboux. Au cours d’un fantastique voyage, Ben et Maïna vont devoir affronter peurs et dangers,  et combattre la sorcière pour aider les êtres magiques à retrouver leur pouvoir.

Ma vision du film :

« Le chant de la mer » fait partie de ces films à l’univers unique. Devant ce conte ensorcelant, sorti fin 2014, le temps suspend son vol, et on a l’impression d’être emportés dans un autre monde, mystérieux et extraordinaire, loin de toute considération de notre vie bien terre-à-terre durant un peu plus d’une heure trente.

Jo Conor Maïna Ben et la grand-mère Le chant de la mer

L’histoire peu commune d’une famille vivant sur la côte irlandaise, dont Maïna, la fille cadette, est à moitié humaine et à moitié Selkie : une créature de la mer dont le chant fait revenir à la vie son « petit peuple », condamné à devenir des êtres de pierre si Macha, être totalement dépourvu de sentiments condamne la plupart de ses semblables au même sort. Le père, Connor, est un être brisé depuis que la maman de Maïna, Selkie elle aussi, n’est plus, devant se sacrifier après avoir mis Maïna au monde, et passe ses soirées à noyer son chagrin dans des pubs, délaissant ses enfants. Le jour de ses six ans, Maïna va découvrir le coquillage qui lui est destiné à jouer cet air fantastique et envoûtant familier à ses semblables créatures, et le manteau qui, quand elle le revêt, lui permet de se transformer en phoque et de rejoindre ces derniers, la nuit venue, dans la mer… Le début d’une aventure merveilleuse et à nulle autre pareille, où son frère Ben va devoir révéler des trésors d’attention afin de veiller sur sa petite sœur, plus fragile et vulnérable que jamais.

[Attention spoilers] Les enfants seront tiraillés, tout du moins au début, entre la présence toute relative de leur père, en quelque sorte démissionnaire, qui tente de faire comme il le peut afin de continuer à vivre convenablement malgré la peine de la perte de la mère de ses enfants, et leur grand-mère qui, en voulant les extirper d’un environnement qu’elle estime non protecteur et néfaste, les emmène avec elle vivre en ville, loin de leur père, de leur chien et fidèle ami, Jo (qui se révèlera être, plus tard, d’un soutien et d’une fidélité sans failles), de leur île, et donc de leurs racines et des derniers souvenirs qu’ils possèdent de leur mère.

Maïna Le chant de la mer

Souvenirs, qui, pour Ben et Maïna surtout, se révèlent être des objets bien plus fantastiques qu’ils n’y paraissent : un manteau blanc et un coquillage, par lequel Maïna se sent irrémédiablement attirée, comme un aimant, sans savoir pour quelle raison au départ… Comme si elle savait, au fond d’elle, qu’il a un sens et une signification pour elle, en l’occurrence le fait qu’elle soit à moitié une Selkie, créature de la mer. [Fin des spoilers].

Maïna et Ben, en tant que frère et sœur, sont absolument touchants. Ben, agacé par sa sœur et l’attention que leur père lui porte plus qu’à lui, pense-t-il au départ, va protéger sa petite sœur quand [Attention spoilers] il comprendra pourquoi leur mère a disparu et pour quelles raisons il doit absolument protéger Maïna avant qu’elle ne subisse à son tour le même sort…

La scène avec Grand Chanaki (le sidhe savant mais distrait aux cheveux et à la barbe très longs), où il peut voir le souvenir de la naissance de sa sœur et la disparition de sa mère est très émouvante. [Fin des spoilers].

Maïna Macha et le petit peuple Le chant de la mer

Également, nous sommes le témoin d’une scène particulièrement désarmante lorsque Ben se retrouve avec Macha, quand celle-ci est sur le point de « délivrer » Ben de ses peines, et de lui jeter un sort afin de le transformer en être de pierre, et que ce dernier résiste finalement : il pourrait être tentant pour lui, comme pour tout humain, de débarrasser de ses souffrances et de ses sentiments douloureux (en l’occurrence ici pour Ben, la perte de sa maman), mais elles nous sont pourtant nécessaires afin d’avancer et d’évoluer en tant que personnes. Certains se serviront de leurs douleurs dans un processus créatif « indispensable » voire vital pour eux, d’autres s’en serviront afin de devenir plus forts, et de meilleures personnes.

« Le chant de la mer » transmet de belles valeurs : le sens de la famille, l’entraide, la persévérance, l’amitié, la fidélité, même dans l’adversité.

Ben Maïna et le Grand Chanaki Le chant de la mer

Le film se révèle être un régal pour les yeux, mais aussi pour les oreilles : le visuel et le graphisme sont sublimes, les couleurs magnifiques et flamboyantes ; une musique irrésistible, aux accents celtiques, composée par le talentueux Bruno Coulais, à la carrière de compositeur impressionnante, qui a notamment « œuvré musicalement » pour le film d’animation franco-luxembourgeois « Croc-Blanc », sorti au début de cette année (voir mon article sur le film ICI). La chanson éponyme, lors du générique de fin, et « La berceuse de la mer » sont donc interprétées par Nolwenn Leroy, désormais familière des contes et légendes celtiques puisqu’ils font partie intégrante de ses origines bretonnes et donc de ses racines.

Le réalisateur, Tomm Moore, avoue s’être inspiré de l’univers des films nippons de Miyazaki, et notamment de « Mon voisin Totoro » pour la création de l’univers du film.

« Le chant de la mer » est un conte de toute beauté, souvent mélancolique, parfois drôle, mais toujours tendre et bienveillant. La fin se révèle magique, bouleversante et certains ne pourront retenir leurs larmes.

Maïna devant la lune Le chant de la mer

[Critique et analyse] Phantom Boy : Léo, un petit héros pas ordinaire

Affiche Phantom Boy

Après avoir exploré d’autres horizons cinématographiques, je reviens au cinéma d’animation avec un film français trouvé par hasard, « Phantom Boy » des studios français Folimage, sorti en 2015. Parfois le hasard fait bien les choses, et c’est notamment le cas en ce qui concerne cette trouvaille, un dessin animé « à l’ancienne », en 2D, mêlant les genres fantastique et policier. Un parti pris par les créateurs du film de ne pas réaliser ce film en images de synthèse.

Sorti en 2015.

Réalisation par Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli.

Scénario par Alain Gagnol.

Sociétés de production : Folimage, Lunanime, France 3 Cinéma et Rhône-Alpes Cinéma.

Distribution : Diaphana Distribution et Lumière Publishing.

Musique : Serge Besset.

Avec les voix d’Édouard Baer (Alex Tanguy), Jean-Pierre Marielle  (l’homme au visage cassé), Gaspard Gagnol  (Léo), Noa Bernaoui-Savreux (Titi, la sœur de Léo), Audrey Tautou (Mary Delauney), Yves Barbaut (le commissaire), Philippe Peythieu (le maire, Dino).

Phantom Boy Léo vole dans New York

Synopsis : Léo, 11 ans, est un jeune adolescent qui vit à New York de nos jours. La vie n’est pas drôle pour lui : il est hospitalisé à cause d’une maladie. Heureusement, il possède un pouvoir extraordinaire : celui de se dédoubler pour planer en l’air sous une forme immatérielle, invisible et impalpable, tandis que son corps physique reste endormi. Sous cette forme, il peut aller partout et même traverser les murs. Au même moment, Alex, un policier, se trouve hospitalisé dans le même hôpital après s’être cassé une jambe. Cela ne l’arrange pas du tout, car il se trouvait sur la trace d’un bandit surnommé « l’homme au visage cassé », qui projette de prendre le contrôle de la ville à l’aide d’un virus informatique dans les vingt-quatre prochaines heures. Léo et Alex vont alors s’allier pour sauver la ville, le tout en moins d’une journée.

Ma vision du film :

Voici donc mon analyse d’un dessin animé malheureusement assez peu connu, « Phantom Boy », des studios français Folimage situés à Bourg-lès-Valence dans la Drôme, petit studio d’animation qui monte, qui monte…

Phantom Boy Léo vole près de la statue de la Liberté

Comme vous pourrez le constater sur les photos, il s’agit ici d’un dessin animé en 2D et non d’un film d’animation réalisé en images de synthèse. Si ce mode de réalisation à l’ancienne devient de plus en rare voire exceptionnel désormais, et que ce graphisme se révèle être très sommaire (notamment davantage au niveau des personnages que des décors, dessinés à la craie à la cire sur papier avant d’être retravaillés sur ordinateur ; ici New York), il s’agit véritablement d’un choix assumé de la part des réalisateurs, qui « permet de rappeler que les films ne sont pas des simples produits de consommation mais le résultat du travail minutieux d’un groupe d’artistes et de techniciens ».*

Si certains d’entre vous se trouvaient de prime abord « rebutés » par l’aspect quelque peu « rudimentaire » du film, je peux ici vous rassurer : un film réussi se trouve être tout d’abord une bonne et belle histoire, bien écrite, un scénario et des dialogues tenant la route, l’aspect visuel venant ensuite mettre en valeur, « sublimer » ces fondations nécessaires. Sans cette base indispensable, le film pourra être aussi brillant et étincelant visuellement… vous vous ennuierez à mourir, et le soufflet retombera au bout d’un quart d’heure. Ce ne sera pas le cas pour « Phantom Boy », même s’il y a autant d’avis subjectifs que de spectateurs pour un même film.

Marie et Alex Phantom Boy

Léo est un petit garçon malade, très courageux et combatif. Hospitalisé, il va révéler à sa sœur un grand secret : son « fantôme » (oui, oui, il est encore bien vivant néanmoins, rassurez-vous !) peut sortir de son enveloppe corporelle et peut aller partout, suivre n’importe qui et traverser murs, portes… Seulement il ne doit pas rester très longtemps ainsi, sinon il sera trop tard pour revenir à son corps. Il va rencontrer à l’hôpital un policier, Alex, et les deux vont, après un temps d’adaptation (surtout du côté d’Alex), se lier d’amitié et utiliser le « pouvoir » extraordinaire de Léo pour mettre à mal les plans de « l’homme au visage cassé », dont le seul dessein est d’anéantir New York et de terroriser ses 8 millions d’habitants…

Léo a beau être malade et hospitalisé, on ne verse cependant jamais dans le pathos, même si certains moments durs sont montrés, comme lorsque [Attention spoiler] la maman de Léo craque à plusieurs reprises, et que Léo, de par sa « condition » de fantôme, le verra. [Fin du spoiler] D’ailleurs, on ne saura à aucun moment dans le film, de quelle maladie Léo est atteint, littéralement celle-ci ne sera jamais nommée, même si on pourrait se douter laquelle celle-ci pourrait être, [Attention spoiler] vu le crâne rasé de Léo. [Fin du spoiler]

New-York dans Phantom Boy

Le long-métrage se révèle être d’ailleurs plein d’espoir, d’optimisme, et même d’humour, de par certains de ses dialogues très drôles.

Tous les personnages du film, même ceux dits « secondaires », sont très attachants, notamment Marie, l’amie journaliste d’Alex, qui va vouloir à tout prix, parfois même au péril de sa propre vie, aider Alex et tenter de faire échouer les plans de l’effroyable « homme au visage cassé ».  Une belle amitié entre le jeune Léo et Alex, ainsi que la belle complicité entre Léo et sa petite sœur, donnent du baume au cœur et redonnent foi et espoir aux belles rencontres que l’on peut faire sur le chemin parfois sinueux et épineux de la vie. [Attention spoiler] D’ailleurs, dans l’amitié liant Léo au policier Alex, celui qui aura davantage besoin de l’autre ne sera pas forcément celui que l’on croit (confirmant au passage le célèbre vers de la Fontaine dans sa fable « Le Lion et le Rat » : « On a souvent besoin d’un plus petit que soi ».). [Fin du spoiler]

Certaines scènes sont pleines de suspense, [Attention spoiler] et même si la fin bienheureuse concernant le destin promis à la Grosse Pomme sera sans surprise, [Fin du spoiler] le danger planant sur une ville comme New York est forcément intrigant.

Léo Phantom Boy

Quelques scènes, notamment concernant Léo vers la fin, sont très poétiques et oniriques, de par l’association du fantôme de Léo qui flotte dans les airs la nuit, et de la musique envoûtante.

« Phantom Boy » est un dessin animé très réussi, certains diront pour enfants, mais également pour ceux qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant une fois adulte. Malgré un aspect visuel assez simpliste pouvant être « repoussant » de prime abord, il transmet de belles valeurs telles que l’amitié, l’entraide, l’importance d’écouter l’autre…

 Avez-vous déjà vu « Phantom Boy » ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à nous faire partager votre avis en commentaire !

* Pour en savoir un peu plus concernant le mode de création du film, je vous invite à visiter la fiche Wikipédia du film, riche en informations.

Fantôme de Léo revient dans son corps Phantom Boy