[Critique et analyse] Dragons 3 : Le monde caché, la fin d’une trilogie

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Voilà, c’est fini… La fin d’une belle trilogie signée Dreamworks. Dans ce dernier opus magnifique et très réaliste visuellement, beaucoup de choses vont changer pour tous les protagonistes, membres de la tribu de Berk, et notamment pour les deux amis Harold et Krokmou. Un dernier volet riche en émotions, en souvenirs, en bouleversements divers et en images à couper le souffle. Ayant vu le film en avant-première le week-end dernier, je n’ai pas été déçue…

Sorti en 2019.

Genre : Animation.

Durée : 1h34.

Réalisation par Dean DeBlois.

Scénario par Dean DeBlois et Cressida Cowell.

Musique : John Powell.

Société de production : DreamWorks Animation.

Distribution : Universal Pictures.

toute la troupe dragons 3 le monde caché

Avec les voix françaises de Donald Reignoux  (Harold), Florine Orphelin  (Astrid), Isabelle Gardien (Valka, la mère d’Harold), Féodor Atkine (Grimmel le Grave), Emmanuel Jacomy (Stoïck la brute), Michel Dodane (Gueulfor), Émilie Rault (Kognedur Thorston), Pascal Grull (Kranedur Thorston), Arthur Pestel (Rustik), Jim Redler (Erett).

Synopsis : Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

magnifiques couleurs fluorescentes dans dragons 3

Ma vision du film :

Clap de fin pour la célèbre saga d’animation des studios Dreamworks. Nous nous étions attachés, au fil des deux premiers volets de la saga, à cette belle et indéfectible amitié nouée entre Harold et Krokmou. Il va falloir maintenant leur dire au revoir, au cours de ce troisième et dernier opus.

Le dénouement est à la hauteur des attentes des fans de la première heure, ce qui a du moins été le cas pour ma part. Visuellement, ce dernier métrage est sans aucun doute le plus réussi des trois : un réalisme poussé à son paroxysme, et notamment en ce qui concerne les détails : fourrure, poils, écailles… [Attention spoiler] Et un monde caché aux couleurs flamboyantes et fluorescentes, très réussi par les animateurs. [Fin du spoiler].

[Attention spoiler] Le film démarre fort, donnant le ton du long-métrage, avec une scène de combat spectaculaire, entre la tribu de Berk dont Harold est désormais à la tête, et les chasseurs de dragons. [Fin du spoiler].

dragons 3 le monde caché harold et krokmou

Ayant vu Dragons, deuxième du nom il y a de ça un petit moment déjà, j’ai eu du mal à me remémorer la fin de ce précédent opus. Mais des personnes n’ayant jamais vu les deux premiers auparavant, peuvent sans problème suivre ce troisième épisode de la saga, alternant entre combats qui en jettent, émotion et souvenirs très présents, notamment lorsque [Attention spoilers] Harold se remémore quelques souvenirs passés, petit, auprès de son père. Il se souvient que ce dernier lui a parlé d’un monde caché à découvrir au cas où la tribu des Vikings devraient  abandonner leurs terres actuelles afin de se réfugier dans un lieu plus tranquille, en cas de danger. Ce qu’Harold devra faire à tout prix ici pour sa survie et celle de la tribu Berk. [Fin des spoilers].

Il est également ici beaucoup question du fait, pour Harold, de prendre ses responsabilités de chef de tribu, lui qui doute encore énormément de ses choix (peu aidé dans la confiance en soi notamment par Kranedur), mais rassuré par sa mère et sa compagne Astrid, [Attention spoiler] avec laquelle il sera notamment question de mariage, bien que cela les laisse tous les deux quelque peu hésitants dubitatifs au départ. [Fin du spoiler]. Devenir un homme, chef de tribu, s’imposer face à son clan dans ses décisions : tels seront les objectifs d’Harold.

krokmou dans dragons 3 le monde caché

[Attention spoilers importants] S’il s’agit pour Harold de s’affirmer et de prendre conscience en lui et de ses capacités à diriger la tribu Berk, il s’agira également de s’affranchir et de devenir plus fort, notamment sans l’aide de Krokmou, qui va voler de ses propres ailes. Harold, prenant conscience qu’il devient nécessaire pour son fidèle ami de vivre sa vie, va lui donner sa liberté. Mais pour Krokmou, qui fait la rencontre d’une femelle furie éclair (à qui on n’a pas donné de nom !) et désormais amoureux (la scène de la parade ratée est à ce propos hilarante, avec un Krokmou facétieux et peu habituer à « draguer » !), tiraillé entre sa nouvelle vie qui lui tend les bras et le sentiment d’abandonner son ami Harold, prend néanmoins de l’assurance, et son indépendance, lui aussi. Il deviendra notamment « roi » du monde caché découvert auparavant par Harold et Astrid, avec à ses côtés la femelle furie éclair. Après un ultime et véhément combat contre Grimmel le Grave, le plus dangereux chasseur de dragons, au cours duquel il faudra sauver Harold, les « au revoir » seront poignants entre Harold et Krokmou (pour eux, comme pour nous, spectateurs), les deux amis si fusionnels. Mais sans en dire plus sur le final de cette épatante saga, ce ne seront pas des adieux, juste des au revoir… [Fin des spoilers].

femelle furie éclair dragons 3

Dans cet ultime rendez-vous avec nos amis Vikings et dragons, les personnages secondaires  seront davantage mis en avant. Cela sera notamment le cas pour Kranedur et Kognedur, les terribles frères et sœurs, Eret ou Rustik. Une façon d’un peu mieux les connaitre avant de leur dire au revoir, à eux aussi…

Une véritable réussite, une belle fin pour une saga des studios Dreamworks qui fera date. Un épilogue à ne pas rater pour les fidèles fans des deux amis Harold et Krokmou.

Et vous, comptez-vous aller voir ce troisième et dernier opus de la saga « Dragons » dans les salles obscures ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires !

dragons 3 krokmou et harold

[Critique et analyse] Le Pôle Express : « Le grelot du Père Noël sonne toujours pour ceux qui y croient vraiment »

Affiche Le Pôle Express

En cette période de fêtes de fin d’année, j’aimerais vous proposer un film de Noël. Bien que n’affectionnant pas particulièrement ce genre de films, s’il ne devait en rester qu’un pour ma part, ce serait « Le Pôle Express ». Sorti avant les fêtes en 2004, ce premier film d’animation utilisant la technique du « motion capture » signe la troisième collaboration entre Tom Hanks et le réalisateur Robert Zemeckis, après les immenses succès légitimes qu’ont été « Forrest Gump » en 1994 et « Seul au monde » en 2000.

Sorti en 2014.

Réalisation par Robert Zemeckis.

Scénario par Robert Zemeckis, Andrew Adamson et William Broyles Jr., d’après le roman Boréal-express de Chris Van Allsburg.

Société de production : ImageMovers, Castle Rock Entertainment, Shangri-La Entertainment, Playtone, Golden Mean, Universal CGI, Warner Bros.

Distribution : Warner Bros.

Musique : Alan Silvestri et Harry Gregson-Williams.

Récompenses majeures : Bambi 2004 : prix du meilleur film international.

Grammy Awards 2006 : meilleure chanson originale écrit pour la télévision ou le cinéma pour Believe écrite par Glen Ballard et Alan Silvestri.

ASCAP Film and Television Music Awards 2005 : meilleure musique d’un blockbuster pour Alan Silvestri.

Le jeune garçon du Pôle Express

Avec les voix (originales) de Tom Hanks, plusieurs personnages : le jeune héros (capture de mouvement) / le père du garçon / le chef de train / le vagabond / Scrooge / le Père Noël, Daryl Sabara (le jeune héros (voix)), Nona Gaye (la jeune fille héroïne), Peter Scolari (Billy), Eddie Deezen (Je-sais-tout), Michael Jeter (les machinistes du train).

Synopsis : Un jeune garçon qui se met à douter de l’existence du père Noël monte dans un train mystérieux en partance pour le pôle Nord. A mesure que le Pôle Express s’enfonce dans des contrées enchantées, l’aventure est au rendez-vous et les jeunes passagers prennent conscience de l’étendue de leurs dons.

Ma vision du film :

« Le Pôle Express », de par la technique choisie pour sa réalisation, est en quelque sorte, un long-métrage « historique » : il s’agit en effet du premier film d’animation tourné exclusivement en motion capture, technique permettant d’enregistrer les positions et rotations d’objets ou de membres d’êtres vivants, pour en contrôler une contrepartie virtuelle sur ordinateur (en savoir plus ICI).

Le Pôle Express le jeune garçon et le conducteur

Si l’animation des personnages est perfectible, notamment celle des enfants, cela ne gâche en rien la magie qui se dégage du film, ni les messages positifs qu’il véhicule : il ne suffit pas de voir pour croire, l’important n’est pas où l’on va, mais de prendre le train en marche… Les enfants entre eux, notamment les trois personnages principaux, le jeune garçon, la jeune fille et Billy, ont une bonne « mentalité », s’entraident et nouent une amitié qui ne perdurera pas au-delà du voyage, mais les moments inoubliables qu’ils ont vécu ensemble feront qu’ils ne s’oublieront jamais les uns les autres.

[Attention spoilers] Lorsque le train arrive au pôle Nord, au village du Père Noël, avec l’usine à jouets dirigée par les lutins, les rues où les maisons sont éclairées, mystérieuses et à l’intérieur desquelles on aimerait tant savoir ce qui s’y passe, les rennes, tout le folklore avant minuit… [Fin des spoilers]. Tout ceci est l’image de ce qu’on se fait de Noël quand on est petit, ce qui me faisait rêver enfant lorsque je laissais mon imaginaire vagabonder et que je me demandais à quoi pouvait bien ressembler « l’univers » de « Noël ». Les paysages féériques de Laponie, le ciel la nuit avec les aurores boréales, les effets spéciaux lorsque le train s’emballe et que l’on s’imagine, cramponné comme les enfants, comme dans un grand huit… Tout participe à faire de cet instant un enchantement pour les yeux, pour l’imaginaire, oublier le temps d’un film la dureté et les difficultés de la vie.

Qu’importe où va ce train. L’important, c’est d’y monter.

Le conducteur du Pôle Express et les enfants

Billy, le jeune garçon arrivé en dernier dans le train, est absolument touchant et d’ailleurs, c’est le seul personnage qui a un prénom. Il arrive désenchanté, semblant ne plus croire en rien, pour son jeune âge. [Attention spoilers] On ne sait pas pour quelles raisons Noël est pour lui un moment si triste, mais on imagine un quotidien, une vie familiale malheureuse (volets fermés, pas de lumière, pas de vie lorsqu’on passe devant sa maison à l’aller…), même si le concernant la fin du film redonne quelque peu espoir : lorsqu’au retour, le train le dépose chez lui, on aperçoit un sapin illuminé à travers la fenêtre, une certaine chaleur retrouvée dans la chaumière… et il est le premier enfant à avoir eu son cadeau. [Fin des spoilers].

[Attention spoilers] Un moment que j’ai beaucoup aimé dans le film, est celui où avant le trajet retour du Pôle Express, le conducteur du train, ayant poinçonné deux lettres à l’aller dans chacun des billets des enfants, poinçonne cette fois un mot entier dans le billet de chacun, correspondant à une sorte de « mantra », de leçon à apprendre de la vie, sur eux-mêmes, destinée à les guider dans leur évolution en tant que personne pour l’avenir, leur « montrer le chemin » : « apprendre » pour l’enfant « je sais tout », « guider/mener » pour la jeune fille, qui semble déjà avoir l’âme d’une « leader », d’une personnalité apte à aller de l’avant et à entrainer les autres dans une bonne mouvance ; « se fier à », comme pour pousser Billy à faire confiance, à lui-même et aux autres ; et enfin, bien sûr « croire » pour le jeune garçon. [Fin des spoilers].

Billet le Pôle Express Croire

Le point fort de ce long-métrage est notamment le fait que la plupart des choses sont suggérées, faisant très fortement appel à l’imaginaire du spectateur, plutôt que de tout montrer. Noël est pour beaucoup la fête de tous les possibles, des miracles, des rêves qui se réalisent, et imaginer que tout peut arriver, est une composante nécessaire à tout bon film de Noël qui se déclame comme tel. Croire que tout est possible, juste pour une veillée, une nuit, une journée de Noël. Ne parle-ton pas de « trêve de Noël » ? Si ce terme s’applique surtout aux conflits, il peut être aussi synonyme de soucis, de tourments, de blessures qui nous pèsent dans notre vie de tous les jours, que l’on peut en quelque sorte déposer, comme un sac trop lourd à porter, près du sapin, pour quelques instants. Le temps d’un Noël…

Le Pôle Express le jeune garçon et le père Noël

« Le Pôle Express » est un film d’animation qui « respire » la magie de Noël, fait travailler l’imaginaire et « rend » leur âme d’enfant, le temps d’un film, à toutes celles et ceux qui l’auraient malheureusement perdu. Un long-métrage émouvant, sans être ni niais ni mièvre. Une réussite du réalisateur Robert Zemeckis.

Je vous souhaite, un peu en avance, de très bonnes fêtes de Noël, et n’oubliez pas :

Parfois on ne croit que ce que l’on voit, mais les choses les plus importantes au monde sont souvent celles que l’on ne voit pas.

Le Pôle Express le train

[Critique et analyse] Astérix et le secret de la potion magique – Mission : trouver un successeur à Panoramix

Nouvelle affiche Astérix et le secret de la potion magique.jpg

« Astérix et le secret de la potion magique » succède à  « Astérix et le domaine des Dieux », quatre ans après la sortie de son grand frère. Deuxième volet des aventures des célèbres irréductibles gaulois réalisé par le duo Alexandre Astier et Louis Clichy, l’attente est grande autour de ce film évènement. Ayant vu le long-métrage en avant-première le week-end premier, voici mes impressions sur ce nouvel opus d’Astérix version 2018.

Sorti en 2018.

Réalisation par Alexandre Astier et Louis Clichy.

Scénario par Alexandre Astier, d’après l’œuvre de René Goscinny et Albert Uderzo.

Compositeur : Philippe Rombi.

Société de production : M6.

Distribution : SND (France).

Avec les voix de Christian Clavier (Astérix), Guillaume Briat (Obélix), Bernard Alane (Panoramix), Daniel Mesguich (Sulfurix), Lévanah Solomon (Pectine), Alex Lutz (Teleferix), Élie Semoun (Cubitus), Gérard Hernandez (Atmosférix), Serge Papagalli (Abraracourcix), Florence Foresti (Bonemine).

Astérix le secret de la potion magique toute la troupe

Synopsis : À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique…

En cette fin d’année au contexte difficile, voici un peu de légèreté bienvenue avec « Astérix et le secret de la potion magique », film très attendu de cette période d’avant-fêtes. Le précédent opus réalisé également par Alexandre Astier qu’on ne présente plus, et son acolyte Louis Clichy, « Astérix et le domaine des Dieux », sorti en 2014, a réuni  près de 3 millions de spectateurs en salles, en France. Chaque projet d’Alexandre Astier, très populaire grâce à sa série « Kaamelott », à l’écriture incisive et aux répliques percutantes, crée une attente incommensurable. Quant à Louis Clichy, ancien élève de la célèbre école d’animation des Gobelins à Paris, certes moins connu mais tout aussi talentueux, il fut il y a quelques années animateur pour les studios Pixar, et peut se vanter d’avoir collaboré aux chefs-d’œuvre que sont « Wall-E » (voir mon article sur le film ICI), et « Là-Haut » !

Astérix le secret de la potion magique Panoramix et un enfant

Et en ce qui concerne l’animation justement, elle se révèle être de très bonne facture, avec des couleurs flamboyantes, des teintes chaudes, telles l’orangé des couchers de soleil. [Attention spoilers] Fait nouveau dans cet opus, nous remarquons en effet que plus de place a été accordée aux décors naturels mis en retraits dans de précédentes aventures : la mer (par exemple la scène où l’on voit Astérix sur la plage au début), mais également depuis la hutte de Panoramix, qui jouit d’une vue imprenable sur la mer ; nous pouvons, à ce propos, voir « l’envers du décor » de la chaumière de ce dernier. Panoramix est mis en avant dans ce volet, comme il l’était en quelque sorte à l’époque du « Coup du Menhir » (1989). [Fin des spoilers].

« Astérix et le secret de la potion magique » est le film d’animation « feel-good » de cette fin d’année, avec cette quasi-assurance de passer du bon temps. Beaucoup d’action, des scènes habituelles de bagarres, des gags savoureux devant lesquels les spectateurs riront de bon cœur, des répliques qui font mouche, quelques chamailles entre nos amis Astérix et Obélix, ce dernier étant légèrement en retrait dans cet opus. [Attention spoilers] Le barde, Assurancetourix, prend lui un peu de galon, puisqu’en l’absence d’Abraracourcix, le chef du village, il sera assuré de l’intérim. Peu téméraire, il tentera tant de bien que mal de « mener la barque » comme il le pourra. [Fin des spoilers]

Astérix film 2018 Obélix Idéfix et un romain

[Attention spoilers]De nouveaux personnages font leur apparition : Sulfurix, le druide aux mauvaises intentions, les autres druides gaulois, l’aspirant druide helvète (Teleferix). Aussi, nous étions peu habitués à voir des enfants dans les aventures d’Astérix : ce volet étant axé sur la transmission générationnelle des savoirs, et sur le fait de passer le flambeau, la jeune génération se devait d’être présente dans « Le secret de la potion magique ». Pectine, pleine d’assurance et d’aplomb, jeune inventrice très prometteuse dont le talent n’a pas attendu le nombre des années, risque bien de bousculer un règlement druidique très protocolaire… [Fin des spoilers].

L’influence d’Alexandre Astier sur l’écriture se ressent, et ce notamment grâce à certaines répliques percutantes, comme celles du guerrier romain Cubitus, doublé avec talent par Élie Semoun. [Attention spoiler] Fans de « Kaamelott », tendez l’oreille, puisqu’un clin d’œil à la série se fera entendre pour votre plus grand plaisir. [Fin du spoiler].

Panoramix et un autre personnage Astérix et le secret de la potion magique

Louis Clichy et Alexandre Astier, complémentaires dans leurs domaines respectifs, l’animation et l’écriture, semblent se poser en dignes successeurs de Goscinny et Uderzo, pour continuer à faire vivre les irréductibles gaulois sur grand écran, à faire perdurer leurs aventures et perpétuer le mythe Astérix.

[Attention spoiler] Mais même si les péripéties s’enchainent souvent à toute vitesse et que le plaisir de retrouver nos protagonistes gaulois est toujours présent et égal à lui-même, il faut cependant avouer que quelques baisses de régime surviennent de temps à autre. La comparaison avec son « grand frère » est hélas inévitable. L’attente est si grande, la barre si haute, que l’on en attend toujours plus… [Fin du spoiler].

Astérix le secret de la potion magique 2018

Même si pour ma part, « Astérix et le secret de la potion magique » est quelque peu en dessous du précédent représentant de la franchise, « Astérix et le domaine des Dieux » (2014), il reste néanmoins un très bon divertissement, qui connaîtra certainement le même succès si ce n’est plus grand encore, que son prédécesseur, grâce à l’addition de plusieurs facteurs aidant : « franchise » Astérix mythique, l’attente toujours aussi grande autour des projets d’Alexandre Astier, très populaire ; le succès préalable du « Domaine des Dieux » et la période des fêtes de Noël, propice à l’accroissement du nombre de (jeunes) spectateurs dans les salles.

Et vous, comptez-vous aller voir ce nouveau volet des aventures d’Astérix au cinéma ? N’hésitez pas à donner votre avis après visionnage !

Astérix le secret de la potion magique Astérix et Obélix se chamaillent