[Critique et analyse] Phantom Boy : Léo, un petit héros pas ordinaire

Affiche Phantom Boy

Après avoir exploré d’autres horizons cinématographiques, je reviens au cinéma d’animation avec un film français trouvé par hasard, « Phantom Boy » des studios français Folimage, sorti en 2015. Parfois le hasard fait bien les choses, et c’est notamment le cas en ce qui concerne cette trouvaille, un dessin animé « à l’ancienne », en 2D, mêlant les genres fantastique et policier. Un parti pris par les créateurs du film de ne pas réaliser ce film en images de synthèse.

Sorti en 2015.

Réalisation par Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli.

Scénario par Alain Gagnol.

Sociétés de production : Folimage, Lunanime, France 3 Cinéma et Rhône-Alpes Cinéma.

Distribution : Diaphana Distribution et Lumière Publishing.

Musique : Serge Besset.

Avec les voix d’Édouard Baer (Alex Tanguy), Jean-Pierre Marielle  (l’homme au visage cassé), Gaspard Gagnol  (Léo), Noa Bernaoui-Savreux (Titi, la sœur de Léo), Audrey Tautou (Mary Delauney), Yves Barbaut (le commissaire), Philippe Peythieu (le maire, Dino).

Phantom Boy Léo vole dans New York

Synopsis : Léo, 11 ans, est un jeune adolescent qui vit à New York de nos jours. La vie n’est pas drôle pour lui : il est hospitalisé à cause d’une maladie. Heureusement, il possède un pouvoir extraordinaire : celui de se dédoubler pour planer en l’air sous une forme immatérielle, invisible et impalpable, tandis que son corps physique reste endormi. Sous cette forme, il peut aller partout et même traverser les murs. Au même moment, Alex, un policier, se trouve hospitalisé dans le même hôpital après s’être cassé une jambe. Cela ne l’arrange pas du tout, car il se trouvait sur la trace d’un bandit surnommé « l’homme au visage cassé », qui projette de prendre le contrôle de la ville à l’aide d’un virus informatique dans les vingt-quatre prochaines heures. Léo et Alex vont alors s’allier pour sauver la ville, le tout en moins d’une journée.

Ma vision du film :

Voici donc mon analyse d’un dessin animé malheureusement assez peu connu, « Phantom Boy », des studios français Folimage situés à Bourg-lès-Valence dans la Drôme, petit studio d’animation qui monte, qui monte…

Phantom Boy Léo vole près de la statue de la Liberté

Comme vous pourrez le constater sur les photos, il s’agit ici d’un dessin animé en 2D et non d’un film d’animation réalisé en images de synthèse. Si ce mode de réalisation à l’ancienne devient de plus en rare voire exceptionnel désormais, et que ce graphisme se révèle être très sommaire (notamment davantage au niveau des personnages que des décors, dessinés à la craie à la cire sur papier avant d’être retravaillés sur ordinateur ; ici New York), il s’agit véritablement d’un choix assumé de la part des réalisateurs, qui « permet de rappeler que les films ne sont pas des simples produits de consommation mais le résultat du travail minutieux d’un groupe d’artistes et de techniciens ».*

Si certains d’entre vous se trouvaient de prime abord « rebutés » par l’aspect quelque peu « rudimentaire » du film, je peux ici vous rassurer : un film réussi se trouve être tout d’abord une bonne et belle histoire, bien écrite, un scénario et des dialogues tenant la route, l’aspect visuel venant ensuite mettre en valeur, « sublimer » ces fondations nécessaires. Sans cette base indispensable, le film pourra être aussi brillant et étincelant visuellement… vous vous ennuierez à mourir, et le soufflet retombera au bout d’un quart d’heure. Ce ne sera pas le cas pour « Phantom Boy », même s’il y a autant d’avis subjectifs que de spectateurs pour un même film.

Marie et Alex Phantom Boy

Léo est un petit garçon malade, très courageux et combatif. Hospitalisé, il va révéler à sa sœur un grand secret : son « fantôme » (oui, oui, il est encore bien vivant néanmoins, rassurez-vous !) peut sortir de son enveloppe corporelle et peut aller partout, suivre n’importe qui et traverser murs, portes… Seulement il ne doit pas rester très longtemps ainsi, sinon il sera trop tard pour revenir à son corps. Il va rencontrer à l’hôpital un policier, Alex, et les deux vont, après un temps d’adaptation (surtout du côté d’Alex), se lier d’amitié et utiliser le « pouvoir » extraordinaire de Léo pour mettre à mal les plans de « l’homme au visage cassé », dont le seul dessein est d’anéantir New York et de terroriser ses 8 millions d’habitants…

Léo a beau être malade et hospitalisé, on ne verse cependant jamais dans le pathos, même si certains moments durs sont montrés, comme lorsque [Attention spoiler] la maman de Léo craque à plusieurs reprises, et que Léo, de par sa « condition » de fantôme, le verra. [Fin du spoiler] D’ailleurs, on ne saura à aucun moment dans le film, de quelle maladie Léo est atteint, littéralement celle-ci ne sera jamais nommée, même si on pourrait se douter laquelle celle-ci pourrait être, [Attention spoiler] vu le crâne rasé de Léo. [Fin du spoiler]

New-York dans Phantom Boy

Le long-métrage se révèle être d’ailleurs plein d’espoir, d’optimisme, et même d’humour, de par certains de ses dialogues très drôles.

Tous les personnages du film, même ceux dits « secondaires », sont très attachants, notamment Marie, l’amie journaliste d’Alex, qui va vouloir à tout prix, parfois même au péril de sa propre vie, aider Alex et tenter de faire échouer les plans de l’effroyable « homme au visage cassé ».  Une belle amitié entre le jeune Léo et Alex, ainsi que la belle complicité entre Léo et sa petite sœur, donnent du baume au cœur et redonnent foi et espoir aux belles rencontres que l’on peut faire sur le chemin parfois sinueux et épineux de la vie. [Attention spoiler] D’ailleurs, dans l’amitié liant Léo au policier Alex, celui qui aura davantage besoin de l’autre ne sera pas forcément celui que l’on croit (confirmant au passage le célèbre vers de la Fontaine dans sa fable « Le Lion et le Rat » : « On a souvent besoin d’un plus petit que soi ».). [Fin du spoiler]

Certaines scènes sont pleines de suspense, [Attention spoiler] et même si la fin bienheureuse concernant le destin promis à la Grosse Pomme sera sans surprise, [Fin du spoiler] le danger planant sur une ville comme New York est forcément intrigant.

Léo Phantom Boy

Quelques scènes, notamment concernant Léo vers la fin, sont très poétiques et oniriques, de par l’association du fantôme de Léo qui flotte dans les airs la nuit, et de la musique envoûtante.

« Phantom Boy » est un dessin animé très réussi, certains diront pour enfants, mais également pour ceux qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant une fois adulte. Malgré un aspect visuel assez simpliste pouvant être « repoussant » de prime abord, il transmet de belles valeurs telles que l’amitié, l’entraide, l’importance d’écouter l’autre…

 Avez-vous déjà vu « Phantom Boy » ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à nous faire partager votre avis en commentaire !

* Pour en savoir un peu plus concernant le mode de création du film, je vous invite à visiter la fiche Wikipédia du film, riche en informations.

Fantôme de Léo revient dans son corps Phantom Boy

Les films d’animation en stop-motion

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Si aujourd’hui, les films d’animation en images de synthèse sont légion, il existe encore des longs métrages « fabriqués » de manière artisanale, et pour certains d’entre vous, quand vous visionnez des films tels que « Wallace et Gromit », « Shaun le Mouton », « Ma vie de Courgette » ou plus récemment le très singulier « L’Ile aux Chiens » de Wes Anderson, vous ne savez peut-être pas forcément que ce sont des petites marionnettes animées image par image. Ce procédé prend du temps, en effet plusieurs mois voire plusieurs années sont parfois nécessaires afin de réaliser un métrage dans un tel procédé.

Marionnettes Wallace et Gromit

Le placement minutieux de la marionnette de Wallace, de « Wallace et Gromit ».

Si les studios Pixar ont inventé il y a plus de vingt ans le procédé des films d’animation en images de synthèse, les véritables « dessins animés », au sens littéral du terme, ont peu à peu disparu de nos salles obscures, même si certains « artisans réalisateurs » continuent de faire de la résistance. Pourtant véritable fan des films au studio à la lampe ou d’autres, il est vrai que, de nos jours, beaucoup de nostalgiques, sans doute, du bon vieux temps des aquarelles ou dessins animés, regrettent une certaine « uniformisation » des films d’animation d’aujourd’hui dans leur réalisation, leurs scénarios parfois convenus, les mêmes traits d’humour désormais attendus… Si le progrès technique nous a permis de nous régaler de  certains chefs d’œuvre tels que « Wall-E », ou encore « Ratatouille » pour Pixar, la truculente franchise « Shrek » pour Dreamworks ou les sagas « Rio » ou « Age de Glace » pour les studios Blu Sky, nous aimons parfois voir autre chose, connaitre une « autre saveur », sentir « l’artisanat cinématographique » dans toute sa splendeur.

Shaun le Mouton

La création de « Shaun le mouton, le film ».

Le stop-motion, qu’est-ce que c’est ? Le stop-motion ou « animation en volume » en français, est une technique d’animation permettant de créer un mouvement à partir d’objets immobiles. Chaque scène en particulier est filmée à l’aide d’une caméra capable de ne prendre qu’une seule image à la fois. Entre chaque image, les objets de la scène sont légèrement déplacés. Lorsque le film est projeté à une vitesse normale, la scène semble animée. La méthode la plus connue est celle de la pixilation (acteurs ou objets filmés image par image). On peut utiliser différents supports, comme la pâte à modeler (marque de fabrique des studios Aardman, avec, pour tête d’affiche, les célèbres « Wallace et Gromit »), des papiers ou des dessins découpés, des figurines créées minutieusement pièce par pièce, comme par exemple dans le magnifique « Ma vie de Courgette » réalisé par Claude Barras, sorti en 2016 (voir mon analyse du film ICI).

Combien de temps faut-il afin de réaliser un film avec la technique du stop-motion ? Pour comprendre à quel point le stop-motion est un procédé long et minutieux, prenons l’exemple du tournage de « Ma vie de Courgette », crée dans les studios du Pôle Pixel, à Lyon. Pour fabriquer 5 secondes de film, il faut une journée entière de travail ! Pour obtenir 1h06 de film, Claude Barras a tourné pendant huit mois, sur quinze plateaux différents, à raison de trois secondes par jour et par animateur. Concernant les marionnettes, 54 ont été crées et peintes dans trois déclinaisons de costume, ainsi qu’une soixantaine de décors ! Les voix de Courgette et ses amis ont été doublées par de vrais enfants choisis grâce à leur aisance naturelle et spontanée au micro, tandis que les adultes ont été doublés par des acteurs professionnels. En tout, six semaines ont été nécessaires afin d’effectuer le doublage de la totalité du film. Et concernant la suite du travail de mixage, nous laissons le soin à Claude Barras d’expliquer lui-même : « Huit mois supplémentaires ont été nécessaires pour sonoriser le film et assembler toutes les prises sur fond vert avec les premiers-plans, les arrière-plans, les ciels, les nuages ainsi que les autres fonds de décors créés par ordinateurs. Bien que la fabrication et le tournage furent un marathon de deux ans de travail acharné impliquant plus de cent cinquante «artisans», nous avons tenu et réussi, grâce une équipe très efficace, à mettre en place et maintenir un système de production à échelle humaine tout au long du tournage ». (Source : AlloCiné).

Claude Barras et ses personnages de Ma vie de Courgette

Claude Barras à l’œuvre avec ses marionnettes de « Ma vie de Courgette ».

Pourquoi les films réalisés en stop-motion plaisent-ils autant au public ? Certainement du fait de leur côté « traditionnel », artisanal, qui leur donne une certaine authenticité. Nous savons que ce ne sont pas de véritables personnages qui s’animent, tout comme les images de synthèse me direz-vous… Et bien oui, tout à fait, à la différence près que les personnages de ces films que l’on aime tant ont vraiment existé, en tant que marionnettes, figurines… Elles étaient là, physiquement, fabriquées avec amour par les centaines de personnes chargées de leur créer une identité, un look, de leur donner vie. Après le tournage de certains films et leur exploitation, on peut retrouver leurs petits personnages dans leurs décors, notamment dans le Musée Miniature et Cinéma du Vieux-Lyon. Ce fut le cas pour « Ma vie de Courgette » en 2017, et ce sera également au tour des personnages et décors de « L’Ile aux Chiens » de Wes Anderson d’être exposés en 2019 (voir mon analyse du film ICI). Si les personnages des films d’animation créés en stop-motion vivront toujours dans notre mémoire et nos cœurs, leur donner une deuxième vie et permettre aux amoureux de ces films de les voir, non pas en « chair et en os », mais « en pâte à modeler », de toucher des yeux ces petites marionnettes dont on a suivi les aventures cinématographiques, est un véritable privilège.

Wes Anderson et les marionnettes de l'Ile aux Chiens

Wes Anderson et tous ses personnages du film « L’Ile aux Chiens ».

Et vous, aimez-vous les films d’animation réalisés en stop-motion ? Quels sont vos favoris ? N’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire !

Vidéo du Making-of de « Ma vie de Courgette » :

Sitographie :

En savoir plus sur le stop-motion (ou animation en volume): http://scenari.crdp-limousin.fr/stopmotion/co/module_stopmotion_2.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Animation_en_volume

Site officiel des studios Aardman (en anglais) : https://www.aardman.com/

Les anecdotes et secrets de fabrication du film « Ma vie de Courgette » de Claude Barras : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-236415/secrets-tournage/

https://www.telerama.fr/cinema/dans-les-cuisines-de-ma-vie-de-courgette,149032.php

Secrets de fabrication du film « Fantastic Mr. Fox » de Wes Anderson : https://image-par-image.com/cinema/fantastic-mr-fox/

https://image-par-image.com/making-of/les-marionnettes-de-fantastic-mr-fox/ (avec une vidéo)

Secrets de fabrication du film « L’Ile aux Chiens » sorti en avril dernier, avec toujours le talentueux Wes Anderson à la réalisation : http://mashable.france24.com/divertissement/20180410-ile-aux-chiens-wes-anderson-stop-motion-prouesse-technique

Mon article sur ma visite du musée Miniature et Cinéma de Lyon : https://reves-animes.com/2018/05/07/ma-visite-au-musee-miniature-et-cinema-a-lyon

Wes Anderson et la marionnette de Mr.Fox

Wes Anderson tenant la patte de la marionnette de « Fantastic Mr. Fox ».

[Critique et analyse] Les Indestructibles 2, des super héros « comme tout le monde »

AyantAffiche Les Indesctructibles 2.jpg vu la suite des aventures de la famille Parr le week-end dernier au cinéma, voici mes impressions « à chaud » sur le film de Brad Bird, qui a attendu 14 ans avant de livrer ce deuxième volet des « Indestructibles » à ses nombreux fans. Pour ma part, et même si ce n’est pas ma saga préférée chez Pixar, j’ai néanmoins été agréablement surprise par ce long-métrage.

Sorti en 2018.

Réalisation et scénario par Brad Bird.

Société de production : Pixar Animation Studios et Walt Disney Pictures.

Musique : Michael Giacchino.

Distribution : Walt Disney Studios Distribution.

Avec les voix françaises de Gérard Lanvin (Robert « Bob » Parr / M. Indestructible), Déborah Perret (Helen Parr / Elastigirl), Louane (Violet Parr), Timothé Vom Dorp (Dashiell « Dash » Parr / Flèche), Thierry Desroses (Lucius Best / Frozone), Jean-Bernard Guillard (Rick Dicker), Laurent Maurel (Winston Deavor), Christine Bellier (Evelyn Deavor), Amanda Lear (Edna Mode).

RGB

Synopsis : Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.

Ma vision du film :

Ce deuxième opus débute exactement à la scène où le premier s’était arrêté. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que peu après, l’équilibre familial de la famille Parr est déjà bien mis à mal, avec nos super héros hors-la-loi et qui se disputent, en désaccord face à cet état de fait, des enfants voulant utiliser leurs pouvoirs pour aider leurs parents, une adolescente « victime » du statut de ses parents, notamment auprès du garçon qu’elle convoite.

Car un des messages qu’a certainement voulu nous faire passer le talentueux Brad Bird, c’est que même une famille de super héros est ordinaire, peut avoir les mêmes soucis que Monsieur et Madame Tout le monde au quotidien, contre lesquels les superpouvoirs ne peuvent rien : [Attention spoilers] parachutés dans leur motel, la famille est au plus mal, les parents se demandant lequel des deux va devoir reprendre un travail « normal ». Par la suite nous voyons Bob dépassé par son statut de père au foyer : adolescente en crise, Flèche qui veut « expérimenter » tous ses pouvoirs, Jack-Jack qui voit déjà arriver les siens… Helen partie seule en mission, Bob va devoir gérer tout ce petit monde et tous ses pouvoirs ne pourront rien pour lui… [Fin des spoilers].

Jack-Jack prend beaucoup de place dans ce volet, et c’est, après lecture des premiers avis sur le film, que l’on se rend compte qu’il est un personnage qui compte et très apprécié des spectateurs, malgré son très jeune âge. Mais la place de tous les membres de la famille dans le film est équilibrée, et aucun n’est laissé pour compte. Mention spéciale pour ma part à Flèche que j’ai trouvé très amusant.

[Attention GROS spoiler] L’intrigue mettant en scène l’hypnotiseur est très bonne, malgré le fait que l’on voit venir la coupable dès le départ (ou tout du moins que l’on soupçonne les Deavor), elle offre des péripéties tout au long du film. [Fin du spoiler].

Me concernant le temps a passé très vite, et je ne me suis pas ennuyée. Les scènes d’action avec Helen/Elastigirl sont très rythmées et spectaculaires, très réussies.

Le visuel, les graphismes sont à couper le souffle, mais c’est désormais et pratiquement depuis le début une habitude avec les célèbres studios à la lampe.

Le long-métrage offre un bon dosage entre humour, action et déconvenues de la famille Parr, et même si les intrigues et la fin sont assez prévisibles, on ne boude pas notre plaisir devant cette suite très réussie.

Le premier volet des « Indestructibles » n’était pas mon métrage favori des studios à la lampe, et cette suite ne détrônera pas « Wall-E » ou « Ratatouille » dans mon cœur, mais j’ai néanmoins passé un très bon moment, et rien que pour la claque visuelle, cela vaut le coup d’aller le découvrir dans les salles obscures. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’une famille de super héros puisse être dépeinte comme ordinaire, ayant les mêmes difficultés qu’une famille lambda. Encore une belle réussite de Brad Bird, qui assoit davantage son statut de réalisateur qui compte grandement chez Pixar.

Avez-vous déjà vu le film au cinéma ? Irez-vous le voir ? Si vous l’avez déjà visionné, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

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