Petite liste (non exhaustive) de mes films préférés

Pellicule

Si vous avez déjà lu certains de mes articles et la page À propos de moi, vous savez déjà sans doute un peu quels sont mes films préférés. Voici un petit inventaire un peu plus détaillé de mes films préférés et pourquoi je les aime. Je continuerai ensuite par la liste de mes actrices et acteurs préférés, francophones ou internationaux, ainsi que réalisateurs et réalisatrices préférés, ainsi jusqu’aux fêtes de fin d’année. Une façon pour moi de parler davantage des œuvres et artistes que j’apprécie. Un inventaire bien entendu loin d’être exhaustif, car (heureusement) je suis bien loin d’avoir tout découvert dans le vaste monde du cinéma !

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Wall-E (Andrew Stanton – Studios Pixar, 2008)

S’il fallait en choisir un, alors ce serait celui-là… Celui qui m’a donné l’amour absolu du cinéma. Un chef d’œuvre de l’animation du (génie) réalisateur Andrew Stanton, un des maîtres des studios Pixar. Puisque l’animation et la science-fiction sont mes genres cinématographiques préférés, et que je suis passionnée par la robotique, je ne pouvais bien sûr que m’y intéresser, mais son visuel et ses couleurs sublimes, la musique enchanteresse de Thomas Newman, le message qu’il délivre sans être donneur de leçons, font encore de « Wall-E », bientôt 12 ans après sa sortie, le film le plus réussi (à mon goût) des studios californiens, celui dont on pourrait encore croire qu’il vient de sortir aujourd’hui. Un robot plus humain que les humains, sa maladresse qui le rend tellement touchant, ses mimiques et ses gestes digne d’un acteur du cinéma muet… Un délice. Un véritable chef d’œuvre. (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

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Lost In Translation (Sofia Coppola, 2003)

Un film différent. Hors des normes, hors du temps. Sofia Coppola dirige dans ce film la toute jeune et fraiche Scarlett Johansson (17 ans à l’époque), pas encore une star, pas encore vedette des films d’action Marvel. Sofia Coppola voulait absolument Bill Murray dans le rôle de Bob, elle l’a écrit pour lui. S’il décide de ne pas le faire, elle ne fera pas le film, pourtant elle en a déjà commencé le tournage au Japon… Un coup de Poker. Bill Murray a dit oui et a fait languir Sofia jusqu’au premier jour de tournage. Heureusement pour elle, heureusement pour lui, heureusement pour nous. Ce long-métrage tourné à Tokyo, une des mégalopoles les plus peuplées au monde, met en scène deux solitudes esseulées, la nuit, qui se rejoignent, alors qu’elles n’ont à priori rien en commun. Aucune histoire d’amour visible, aucun baiser. Mais une scène finale qui restera dans l’histoire, dans le mystère, puisqu’on ne saura jamais ce que Bob dira à l’oreille de Charlotte à la fin. Mais au fond, n’est-ce pas mieux comme ça ? (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

Affiche La La LandLa La Land (Damien Chazelle, 2017)

Damien Chazelle, jeune réalisateur franco-américain de 34 ans, n’en est qu’à trois films sortis au cinéma. Mais quels films ! « La La Land » est de ceux-là. Film musical moderne, frais, coloré et pétillant, il met en scène deux jeunes gens, Mia, qui rêve de devenir actrice et Sebastien, pianiste de jazz épris de liberté qui aimerait ouvrir son propre club de jazz. Ils se sont presque détestés avant de s’aimer, l’amour vache en quelque sorte. Dans la cité des anges, Los Angeles, peut-être premier personnage du film. La séquence du début est pêchue et met de suite dans l’ambiance. La séquence de fin est une des plus belles jamais réalisées au cinéma, mais triste en même temps. La (géniale) bande originale de Justin Hurwitz est de celles, les plus récentes, que j’écoute le plus, et qui prouve qu’un nouveau duo réalisateur/compositeur, tels Steven Spielberg/John Williams ou Sergio Leone/Ennio Morricone est né. Un des meilleurs rôles de Ryan Gosling qui prouve qu’il peut-être un acteur démonstratif, loin des mauvaises critiques le disant froid et inexpressif. Une complicité non feinte avec Emma Stone, elle aussi brillante. (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

Affiche Cinema ParadisoCinema Paradiso (Giuseppe Tornatore, 1988)

La chaleur moite d’un petit village de Sicile. Un enfant intrépide, qui manque d’un père, et qui va trouver en Alfredo (Philippe Noiret) en quelque sorte le père qu’il ne verra jamais revenir, et qui va lui donner le goût du cinéma. Il deviendra même réalisateur. Une belle histoire d’amour contrariée dans une Italie, qui plus est du sud où les films sont diffusés dans un cinéma cadré par l’Église et où les scènes de baisers sont considérées comme trop osées et donc, coupées. Une comédie dramatique douce et tendre, où Philippe Noiret fait des merveilles. Une bande originale sublime composée par Ennio Morricone, une des plus belles de tous les temps. Là aussi, un chef d’œuvre du cinéma italien dont on ne parle encore hélas que très peu, mais qui mériterait d’être vu par les nouvelles générations. (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

18709674Ratatouille (Brad Bird – Studios Pixar, 2007)

À la fin des années 2000, les studios Pixar signent trois chefs-d’œuvre majeurs de son histoire, un triplé gagnant : « Ratatouille » (2007), « Wall-E » (2008) et « Là-Haut » (2009). Il fallait oser… parier sur un rat rêvant d’être un petit chef cuisinier, faisant ses armes à Paris, contre l’avis de sa famille (surtout de son père). Brad Bird et son équipe l’ont fait ! Et ils ont eu raison : « Ratatouille » est une véritable pépite, et l’un des Pixar les plus rediffusés à la télévision. Je me souviens, pour l’anecdote, l’avoir vu à la télévision italienne en prime-time lors des fêtes de fin d’année il y a quelques années, lorsque j’étais en séjour dans le pays. Certains des termes du film, notamment culinaires, étaient restés doublés en français ! L’équipe du film était partie pendant plusieurs semaines à Paris pour s’imprégner de l’ambiance de la ville, et a effectué un stage de cuisine chez un chef cuisinier. L’authenticité a payé : elle a réussi à faire ressentir l’âme parisienne, même à ceux qui ne seraient jamais allés à Paris. Encore un chef d’œuvre de l’animation signé Pixar ! (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

Affiche The Artist.jpgThe Artist (Michel Hazanavicius, 2011)

Comme quoi, prendre des risques, au cinéma, ça paie, encore ! Qui aurait pu croire au succès d’un film muet en noir et blanc sortant en 2011, couronné de succès, le menant jusqu’aux Oscars ? Je dois avouer que le cinéma muet ne m’attirait pas spécialement avant de voir « The Artist » avec un peu de retard et pourtant, j’avais tort. Quelle richesse et palette d’émotions peut-on à ce point transmettre dans les regards, les gestes ? Jean Dujardin incarne magistralement George Valentin, acteur populaire de cinéma muet, ne se faisant pas à l’ère nouvelle du cinéma parlant, allant jusqu’à la déchéance. C’est sans compter sur Peppy Miller (Bérénice Béjo), inconnue qui va, grâce à sa débrouille et à sa bonne humeur, devenir actrice, et sortir George de l’enfer. Quelle interprétation de Bérénice Béjo ! Quel pep’s, que de joie, que ça pétille ! Elle aussi aurait bien mérité l’Oscar de la meilleure actrice. À noter la présence du chien Uggy (Jack dans le film), le petit Jack Russell, star du film, hélas décédé depuis ! (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

Affiche Avatar.jpgAvatar (James Cameron, 2009)

James Cameron ne sait jamais faire les choses à moitié : « Avatar » c’est incroyable, des images à couper le souffle, du grand spectacle, un casting de haute voltige, avec des acteurs (surtout actrices !) de tête, de caractère, telles Sigourney Weaver ou Michelle Rodriguez, ou encore Zoe Saldana dans le rôle de Neytiri, Na’vi dure à cuire et prête à protéger sa Terre et les siens. Maintes fois repoussé, sans doute au perfectionnisme aigu du grand Cameron, la sortie de « Avatar2 » est aujourd’hui annoncée pour le 15 décembre 2021 en France. Pour de bon cette fois-ci ? Trois autres suites devraient suivre dans les années à venir, dont les tournages auront tous lieu en Nouvelle-Zélande (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

397731.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxMa vie de Courgette (Claude Barras, 2016)

Claude Barras est un réalisateur suisse et a fait ses classes et l’école Émile Cohl, à Lyon. C’est donc tout naturellement qu’il a voulu tourner ce long-métrage d’animation en stop-motion dans les studios Pixel de Villeurbanne. « Ma vie de Courgette » narre avec humour et tendresse les dures épreuves endurées par Icare (surnommé Courgette par sa mère, sans qu’on en connaisse la raison), malgré son jeune âge. Le film traite avec respect et pudeur de la maltraitance infantile. Courgette sera placé dans un foyer pour enfants après le décès accidentel de sa mère. Perdu, sans repères, certains enfants vont lui mener la vie dure jusqu’à ce que le bonheur et l’amitié reviennent sonner à la porte du courageux Courgette… Un film coloré, plein de chaleur, de bêtises et de rires d’enfants, de gros mots (jamais vulgaires)… Une adaptation réussie du tout aussi magnifique roman de Gilles Paris, « Autobiographie d’une Courgette », que j’ai lu il y a déjà quelques temps avec délice. Un film à mettre devant tous les yeux, un livre à mettre entre toutes les mains : certaines répliques sont pleines de spontanéité et de bon sens, qu’on se rend compte avoir perdues au fur et à mesure de notre « croissance d’adultes ». Qu’il est bon de retrouver un peu d’insouciance dans ce monde de fous ! (J’en ai parlé sur le blog : c’est par ICI).

Au risque que l’article soit trop long, je n’ai pas parlé de tous les films chers à mon cœur : dans cette liste, on peut aussi citer « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch, très beau film sur une fratrie devant faire face à la mort de leur père vigneron en Bourgogne. Le film se passe dans ma région, parle notamment du travail de la vigne et les vignerons de manière très juste et réaliste. La bande originale est magnifique, notamment la chanson titre du film interprétée par Camélia Jordana.

Un film méconnu dans la grande carrière du très regretté Robin Williams, « L’homme bicentenaire », sorti en 1999. Quand un robot humanoïde dans une famille devient peu à peu un être humain immortel, faisant face à tous les décès successifs de sa famille de cœur. Un très beau film qui n’a pas mérité d’être aussi peu populaire. Peut-être un peu trop en avance sur son temps ?

Un très beau film qui fait rentrer un autiste Asperger dans une famille esseulée après le décès du père de famille, amenant du soleil, de la spontanéité et la joie qui manquait à leur quotidien.  « Le goût des merveilles », avec la talentueuse Virgine Efira et le génial Benjamin Lavernhe (à qui je prédis une très belle carrière !) porte très bien son nom. Encore un long-métrage qui aurait mérité un peu plus d’engouement et d’enthousiasme à sa sortie !

Je vais m’arrêter là sans oublier de rajouter à cette liste d’autres films dont je vous distille les titres, il ne tient qu’à vous d’être curieux si le cœur vous en dit : « La délicatesse » (2011) avec Audrey Tautou et François Damien, très juste dans des rôles plus dramatiques ; « Wonder » (2017) avec le jeune et prometteur Jacob Tremblay, Julia Roberts et Owen Wilson.

Bientôt, la suite ! La liste de mes actrices et acteurs préférés, ainsi que réalisateurs et réalisatrices favoris.

Je vous pose la question à vous, chers lecteurs : quels sont vos films préférés, tous genres, toutes époques confondues ? Au plaisir de lire vos commentaires !

Caméra

Le cinéma, ma passion : ce qu’il m’apporte, au-delà des écrans : la suite !

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Aujourd’hui c’est de nouveau un article plus personnel que je vous propose. Il y a environ un an et demi, je vous parlais de ce que le cinéma, ma principale passion, apporte dans ma vie. Je ne pensais pas que cet article vous intéresserait autant et serait lu par autant de lecteurs chaque jour. Aujourd’hui, grâce au septième art et des sujets gravitant autour, de nouvelles passions ont germé. Le cinéma, ma passion : ce qu’il m’apporte, au-delà des écrans, la suite !

Il y a donc un an et demi, je vous parlais de ce que le cinéma apportait dans ma vie. Depuis, puisque les passions vont souvent de pair et « font des petits », d’autres passions sont nées depuis, au fur et à mesure des découvertes que j’ai pu faire.

Tout d’abord, je me suis mise au dessin dans la foulée de la première partie de l’article. Je voulais dessiner pour réaliser des story-boards. Et puis, au lieu de faire des « petits dessins dans des petites cases », je me suis prise au jeu et j’ai dessiné ce que j’affectionne : des animaux, des visages de femmes, d’enfants… ce qui me plaît, ce qui me touche…. J’ai commencé à acheter des magazines de dessin, pour débuter avec des pas-à-pas, une trousse avec du matériel : crayons, graphite, gommes mie de pain, etc. Peut-être par la suite mettrai-je de la couleur dans mes dessins, et j’aimerais également m’essayer au pastel, peut-être plus tard, car il faut du temps pour s’essayer à des nouvelles techniques ! Concernant les story-boards donc, je n’exclue pas de m’y essayer un jour, également à tenter l’aventure de créer un film (animation ou autres), sans prétention bien entendu, je ne prétends pas rivaliser avec les plus grands réalisateurs !

Dessiner

Autre passion qui m’est venue, celle du théâtre. J’ai débuté cette année cette belle aventure, et j’espère bien pour longtemps. Je m’étais déjà essayée au théâtre à l’école, en classe de CM2, où nous avions préparé une petite pièce pour la fin de l’année que nous avions joué devant nos familles. Il s’agira pour moi d’une première en revanche en juin lorsque je jouerai cette fois adulte, devant un vrai public, même s’il s’agit d’un petit comité. Je vous en parlerai peut-être plus longuement lors d’un prochain article.

Complémentaire au théâtre, le chant, que je pratique également depuis peu.

Scène théâtre

Et comme cette année 2019 aura été doucement, mais sûrement, une année de défis, un autre m’attend pour la nouvelle année qui arrive, et celles d’après… La pratique d’un instrument de musique, qui plus est le violon. Le virus m’est apparu en début d’année, en mars plus précisément, lorsque j’ai assisté au Festival International du film d’Aubagne. Un ciné-concert hommage à la musique de film y était donné, interprété par la Camerata du Rhône. Une révélation… Ou plutôt une confirmation pour moi-même, car je me suis rendu compte par la suite que la plupart des chansons que j’affectionne le plus possèdent du violon dans leurs arrangements.

Violon

Plus que tout, les musiques de films que j’affectionne tant, celles d’Ennio Morricone, Nino  Rota, Bruno Coulais, Georges Delerue… interprétées par cet orchestre de talent m’ont bouleversé, bien plus que ce que j’attendais. Les passionnés de bandes originales de films ont d’ailleurs réellement un nom, si vous l’ignoriez: les « béophiles » !

Voyant mon époux se lancer dans l’apprentissage du piano avec passion et ferveur, j’ai mûri l’idée de commencer à 30 ans, l’apprentissage en autodidacte de cet instrument magnifique. En écoutant entre autres le magnifique album de Renaud Capuçon, intitulé tout simplement « Cinéma » (certains des plus beaux thèmes de films interprétés au violon), et airs réinterprétés par d’autres artistes de talent tels Camille et Julie Berthollet, André Rieu… la passion a commencé à me dévorer. Ils ont même réussi le tour de force de me faire commencer à apprécier certains morceaux de musique classique ! Avant d’avoir le bonheur d’interpréter pour mon plaisir (et je l’espère le partager ensuite) mes morceaux préférés, notamment le thème de « Cinéma Paradiso », d’autres musiques de films, autre chansons pop et chansons françaises, il me faudra travailler dur. J’espère progresser, et ne rien lâcher. Cela ne sera pas sans difficultés mais je ne me mets pas la pression, sachant que je le fais pour le plaisir, cela prendra le temps qu’il faudra…

Voilà l’année (presque) écoulée, côté arts et culture. Le cinéma m’a amené à découvrir d’autres horizons, d’autres passions que j’espère approfondir en cette année 2020 qui arrive, et toutes celles d’après !

Masques théâtre

« Zoom » actrice : Elle Fanning

Elle Fanning dans Un jour de pluie à New York de Woody Allen

Elle Fanning fait partie de ces enfants « nés » pour briller. À tout juste 21 ans, elle a déjà une petite carrière derrière elle (elle tournait dans son premier film à 2 ans !) et fut la plus jeune membre du jury au dernier Festival de Cannes. Dans la famille, on est nés pour jouer : sa sœur, Dakota Fanning, est elle aussi actrice. Talentueuse, fraiche, spontanée, passionnée et toujours souriante, elle a toutes les qualités pour devenir une grande et avoir une longue et belle carrière. Portrait d’une jeune comédienne très prometteuse.

Nom de naissance : Mary Elle Fanning

Née le 9 avril 1998 à Conyers, Etats-Unis

Films les plus célèbres : « Super 8 », « Nouveau départ », « The Neon Demon », « Malefique », « Teen Spirit », « Un jour de pluie à New-York »

Récompenses notables : Actrice de l’année dans une comédie dramatique pour « Somewhere » (2010) à la 12e cérémonie des Young Hollywood Awards 2011 ; Lauréate du Prix Spotlight dans un thriller de science-fiction pour « Super 8 » (2011) au Festival du film de Hollywood en 2011 ; Meilleure révélation devant la caméra dans un thriller de science-fiction pour « Super 8 »(2011) à la 12e cérémonie des Phoenix Film Critics Society Awards 2011 ; Meilleure personnage d’animation dans une comédie d’animation pour « Les Boxtrolls » (2014) à la 11e cérémonie des Women Film Critics Circle Awards 2014.

The Neon Demon Elle Fanning

J’ai découvert Elle Fanning l’année dernière dans « Super 8 » de J.J. Abrams. Elle avait 13 ans au moment de la sortie du film. Elle crevait déjà l’écran, au milieu de tous ces garçons préados de cinéma étonnamment bien sages. Un naturel, une spontanéité, une fraicheur, qui ne se dément toujours pas aujourd’hui, à seulement 21 ans et quelques 50 métrages (au cinéma et à la télévision) derrière elle. La plus jeune jurée du festival de Cannes. Elle a tourné dans les films de Woody Allen, Sofia Coppola, et aux côtés des plus grands : Scarlett Johansson, Matt Damon, Angelina Jolie et j’en passe…

Un visage mutin, un sourire toujours présent, une aura qui nous fait penser, comme Woody Allen, qui l’a dirigé dans « Un jour de pluie à New York », sorti le mois dernier, que « si elle continue à bien choisir ses rôles, elle aura une carrière formidable ».

Elle Fanning dans Super 8

Jouant dans des films grand public (comme « Super 8 » donc mais aussi « Nouveau Départ », mais se mettant aussi en danger, comme dans « The Neon Demon », sorti en 2016, où elle incarne une jeune fille prête à tout pour devenir mannequin, dans un milieu impitoyable fait de coups bas et de jalousies. Mais aussi dans « Teen Spirit », sorti l’été dernier, où l’on suit au plus près de Violet, son personnage, l’ascension qui la mènera à gagner un célèbre télé-crochet en Angleterre, alors qu’elle mène une vie dure sur sa petite île, aidant sa mère à la ferme tout en travaillant pour faire bouillir la marmite et en allant au lycée. Elle chante elle-même dans le film, et plutôt très bien en plus !

Elle Fanning dans The Neon Demon

Car Elle Fanning ne prend jamais un rôle à la légère. Quand on voit son personnage de Violet dans « Teen Spirit », qui écoute de la musique tout en osant croire à devenir une vedette de la chanson, on y croit. Elle se donne corps et âme, si bien qu’on se prend au jeu de la suivre tout au long de son parcours dans le télé-crochet. La scène m’ayant marqué où on la suit dans ce couloir, moment paraissant interminable où on s’imagine à sa place, le son sourd autour de soi, dans ce moment incroyable où elle s’apprête à rentrer sur scène lors de la finale. Son regard déterminé autant que terrifié est troublant.

Devenue égérie L’Oréal il y a peu, tout en ne faisant aucun mystère des raisons de son malaise lors du dernier festival de Cannes (« « Oups, j’ai eu un étourdissement ce soir dans ma robe de bal Prada des années 50, mais tout va bien !! » #robetropserrée #momentdumois déclarait-elle sur Instagram), c’est tout ce qui plaît chez Elle Fanning : une beauté ni froide ni guindée, un naturel à toute épreuve d’une jeune femme de 21 ans ne se prenant pas pour une star et pas gênée de parler des quelques « aléas » du métier et des petits tracas d’une jeune femme normale…

Elle Fanning dans Teen Spirit

Une jeune femme normale ayant vécu sous les projecteurs depuis sa plus tendre enfance, mais cela ne l’a jamais perturbé plus que cela : « Je suis issue d’une famille de sportifs. Ma mère pensait que ma sœur Dakota et moi deviendrions des joueuses de tennis professionnel. Ce n’est pas arrivé. C’est ma sœur qui m’a ouvert le chemin. J’ai tourné dans mon premier film à l’âge d’un an et demi. Je jouais Dakota bébé, lors d’un flash-back, dans Sam, je suis Sam. On peut donc dire que j’ai grandi dans cette industrie, et, de fait, elle ne me fait pas peur. De plus, je vis toujours dans le cocon rassurant de la maison de mes parents, qui me soutiennent à chaque instant. Ma scolarité a été assez normale, et mes amis ne sont pas tous dans le business : non, je n’ai pas l’impression d’avoir loupé mon enfance. », a-t-elle déclaré lors d’une interview.

Tout comme certain(e)s jeunes acteurs(trices), les réalisateurs les apprécient pour leur amour du métier intact et le fait qu’ils/elles ne soient pas encore blasé(e)s. Espérons qu’Elle garde cette fraicheur intacte encore de nombreuses années, et qu’elle nous fasse encore profiter longtemps de son talent déjà bien présent, qui ne pourra que s’étoffer davantage avec le temps… C’est encore elle qui en parle le mieux (toujours pour Madame Le Figaro) : « J’aime les challenges. Bien sûr, par la suite, j’aimerais jouer des personnages qui sont les plus éloignés possibles de moi. Devenir une bonne actrice, c’est énormément de travail et d’engagement, et j’ai encore beaucoup à apprendre. Je ne travaille pas avec un coach, je préfère laisser parler mon instinct et mon imagination plutôt que d’intellectualiser les choses. Je veux garder ma part d’enfance. Les grandes actrices ont ça, je crois. Meryl Streep, notamment. »

Elle Fanning The Neon Demon