L’Éden Théâtre de la Ciotat : le plus vieux cinéma du monde retrouve une énième jeunesse

Façade Eden Théâtre de la Ciotat

À la Ciotat, se trouve un joyau où les prodigieux frères Lumière ont créé et projeté les premiers films qui allaient marquer l’origine du cinéma. Il s’agit de l’Éden Théâtre. Si son passé a bien failli plus d’une fois le mener à la destruction, il a été sauvé en 2013 grâce à une équipe de bénévoles passionnée qui en a fait un véritable lieu où se mêlent séances de films à la programmation Art et Essai, évènements prestigieux et visites de l’édifice. Ayant eu la chance de le visiter il y a quelques mois, j’espère réussir à vous en retranscrire toute l’âme qui l’habite par ces quelques lignes.

Quel plus grand cinéphile pourrait imaginer que la plus vieille salle de cinéma au monde aurait pu être laissée à l’abandon, en ruine, sans la sauvegarder ni la protéger ? Ce qui semble presque impensable aujourd’hui, était encore une réalité il y a quelques années. L’Éden Théâtre qui s’écroule chaque jour davantage, avec comme seule promesse d’avenir la démolition. Si l’histoire de cette salle légendaire n’a pas été de tout repos, entre les deux guerres mondiales, l’assassinat de son gérant dans les années 1980, sa fermeture après une tentative de relance commerciale par le frère du défunt, son état de délabrement avancé après des années d’abandon… Mais 10 ans après sa fermeture, en 1992, le lieu est racheté par la municipalité de la Ciotat. En 1996, le cinéma est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le sauvant des griffes d’une démolition.

Intérieur de l'Eden Théâtre de la Ciotat avant rénovation

L’Éden Théâtre de la Ciotat tombant quasiment en ruine durant des années avant sa rénovation, et sa réouverture, en octobre 2013.

Le 9 octobre 2013, après 16 mois de travaux indispensables à sa rénovation, l’Éden Théâtre rouvre ses portes. Reconstruit tel qu’il fut à l’époque, en 1889, pour ne pas perdre l’âme des lieux, il possède néanmoins l’équipement moderne des cinémas actuels, capable de diffuser tous les formats de métrage : 35 mm, numérique et 3D. Une association, Les lumières de l’Éden, crée en 2002 par Gilles Trarieux-Lumière, l’arrière-petit-fils de Louis Lumière, se bat depuis pour faire de ce lieu un endroit que l’on visite pour ne pas oublier, un lieu où l’on vient pour la fonction première de l’édifice : regarder des films dans un lieu chargé de souvenirs et d’histoire, tout en profitant de l’équipement cinématographique moderne. Mais aussi et surtout, un lieu où chaque année, on organise des évènements importants : avant-premières de films en présence des réalisateurs et/ou acteurs, projections d’anciens films avec également, la présence des principaux créateurs du métrage, ciné-gourmands (avec goûter bio à la fin de la séance) pour les enfants (et les grands enfants), accueil de festivals, de conférences, des projections nocturnes à thème, l’été (plusieurs films projetés toute une nuit sur un thème commun, un véritable rêve « éveillé » pour un cinéphile !).

En 2017, le cinéma acquiert la classification Art & Essai, avec les labels Patrimoine et Répertoire, et Jeune Public. Et il faut bien reconnaitre que sa programmation est exemplaire, et variée. Pour ma part, j’ai eu la chance de voir plusieurs films d’animation dans ce lieu mythique : « Wall-E », « Ma vie de Courgette » ou le singulier film réalisé en aquarelle, « Louise en hiver » de Jean-François Laguionie. Quel bonheur de voir ou revoir de tels films dans un lieu où l’on ressent chaque seconde l’âme de ce lieu, qui a pourtant été reconstruit mais où on a su conserver l’essence même de l’époque.

Intérieur du cinéma Eden Théâtre

L’intérieur de l’Éden Théâtre, avec les outils de projection de l’époque des frères Lumière.

Les bénévoles et membre de l’association Les lumières de l’Éden sont formidables et donnent de leur temps et de leur personne pour faire revivre et partager l’histoire du plus vieux cinéma au monde. Une sorte de « pèlerinage » que devrait effectuer chaque cinéphile de passage dans le sud de la France, du côté de Marseille. Ce qu’ont réussi à accomplir ces passionnés se trouve au-delà d’un sauvetage : c’est un véritable miracle, et tout cela a été accompli avec intelligence et passion. Nul autre meilleur hommage n’aurait pu être rendu aux frères Lumière qui ont contribué à la création du cinématographe et donc, à la naissance d’un (septième) art qui enchante bon nombre de cinéphiles depuis sa création.

Intérieur de l'Eden Théâtre la Ciotat

Et d’ailleurs, il était normal que les récompenses soient là pour gratifier cette équipe qui a tant fait pour que ce lieu devienne ce qu’il est devenu : des adhérents à l’association Les lumières de l’Éden toujours plus nombreux (400 en 2018), ainsi qu’une hausse des spectateurs chaque année. Et en 2018, le CNC a gratifié l’Éden du « prix spécial de la salle innovante 2018 » à Deauville, pour sa capacité à « allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel ». Mais l’équipe doit faire face aux dépenses notamment d’entretien de l’édifice, et il n’est pas toujours facile de continuer sereinement avec les charges qui pèsent de plus en plus lourd sur la salle légendaire qui a vu naître le septième art…

C’est pour cela qu’il est plus que jamais nécessaire de soutenir et de rendre ce que ce lieu nous a tant donné : la naissance de notre art favori.

Pour plus d’informations sur l’Éden Théâtre de la Ciotat (son histoire, les films à l’affiche, les évènements, les visites…), le site officiel : http://www.edencinemalaciotat.com/index.html

La page Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Eden_Th%C3%A9%C3%A2tre#La_r%C3%A9ouverture

Voici une vidéo diffusée dans l’émission « L’info du vrai » sur Canal +, présentant l’Éden : https://www.mycanal.fr/docus-infos/le-plus-vieux-cinema-du-monde-l-info-du-vrai-du-11-03-canal-l-info-du-vrai-11-03-2019/p/1528208?fbclid=IwAR2N3puHvDqTO-jXIjAlxTzBDyzUiKVz0ufygzNmjW_Caebzt5nuzHr5DZM

Eden Théâtre de la Ciotat

Les 1 an de Rêves Animés

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Il y a un an jour pour jour, je publiais mon premier article, mon analyse du film Wall-E, sur le blog. L’occasion de faire le point sur cette année (déjà !) écoulée, et sur la suite.

Le 13 février 2018, je publiais mon premier article sur le blog, sans avoir ce qu’il en adviendrait, si même il serait lu, si j’allais avoir des lecteurs, etc. Pour être tout à fait honnête, même si on se dit que l’on va surtout écrire pour faire partager sa passion, qu’il ne faut pas prêter beaucoup d’importance au nombre de vues et aux statistiques, on n’écrit pas que pour soi, on écrit aussi pour être lu. Et si en plus on peut donner envie de voir certains films, faire partager ce que l’on a ressenti pour un film, un livre ou faire passer un message, une émotion, alors tout cela est du bonus.

Depuis, sans compter l’article que vous êtes en train de lire, j’ai écrit et publié 86 articles sur le blog. Je m’efforce d’écrire au moins un article par semaine (sans compter les actus), car écrire un article tel qu’une analyse de film par exemple, me demande beaucoup de travail.

Stylo plume fleur écriture

Le nombre de visiteurs sur le blog n’a cessé de croître progressivement, depuis l’été dernier surtout, et a connu un pic lors des fêtes de fin d’année, puisque la diffusion des films d’animation à la télévision bat son plein.

J’ai réussi à donner à mon blog la « ligne de conduite » et éditoriale que je souhaitais lui donner au départ, sans véritablement trop me forcer, car j’écris avec le cœur. Je n’ai cependant pas vraiment fait énormément d’analyses de livres, les « zooms » sur les acteurs et réalisateurs devraient être davantage présents à l’avenir, même si je ne planifie pas forcément toujours à l’avance les articles que je vais écrire puis publier, faisant surtout les choses à l’envie, au feeling, en fonction des films que je vais voir au cinéma, que je découvre moi-même au fil du temps, et des sujets sur lesquels j’ai envie d’écrire.

Des articles thématiques sur certains films devraient également arriver prochainement, par exemple : « Les feel good movie », « Réaliser ses rêves », etc.

Projecteur

Rêves Animés devrait donc continuer sur la même dynamique tout en essayant de proposer des choses nouvelles, toujours en continuant à faire les choses à l’envie, au feeling, car sans envie et sans plaisir, il n’est plus possible de continuer. Mon blog est avant tout un espace où je peux m’exprimer sur ma passion, pas une usine !

Comme certains le savent, depuis plusieurs mois j’ai été contactée par la rédaction du webzine  culturel Proprose Magazine, où je suis contributrice régulière. C’est un autre espace où je peux m’exprimer sur des sujets autres que le cinéma, notamment écrire sur une ville chère à mon cœur, partager un poème, etc.

J’ai aussi commencé à recevoir quelques invitations aux projections presse de certains films, j’ai également pu voir que certains liens vers mes articles figuraient sur certains sites importants (tels que Films pour enfants, par exemple, sur mon analyse du premier Paddington), régulièrement sur des blogs, cela me fait très plaisir et me pousse à continuer.

Bobine pellicule

J’ai également pu faire quelques belles rencontres et découvertes. Ma passion est le cinéma, une passion dévorante, et même si je fais autre chose ou si je pars en vacances, par exemple, je pense toujours à cela dans un coin de ma tête 7 jours sur 7 et 24h/24, cela ne me quitte jamais. J’ai ça dans le sang, même si je ne passe pas ma vie à ne faire que regarder des films, heureusement ! (si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, c’est par ICI. Lire également mon article sur ce que m’apporte ma passion pour le cinéma, bien au-delà des écrans).

Mon blog est devenu indispensable pour moi, j’espère continuer encore longtemps. Je tiens à remercier les fidèles lecteurs, les abonnés de la première heure, les nouveaux venus, les lecteurs de passage, celles et ceux qui prennent le temps de me lire. Merci de me lire et de me suivre.

                                                     Élodie, créatrice et auteure du blog Rêves Animés.

Ode à celle, qui parfois, me manque…

Bonjour à tous, voici un poème écrit de mes mains pour le nouveau numéro de Prop(r)ose Magazine, webzine culturel mensuel où je suis contributrice régulière. Bonne lecture, et bon dimanche !

PRO/PROSE MAGAZINE

Par Élodie D.

J’ai décidé, pour cette nouvelle année,

De venir vous la souhaiter, merveilleuse,

Bien heureuse, prospère,

Et pleine de santé.

Mais aussi de vous offrir ce modeste poème,

Pour vous faire deviner,

Celle qui vient manquer, parfois,

Aux artistes de tous bords,

Écrivains, auteurs, et consorts.

Souvent on court après,

Parfois on en est à court,

Souvent on la cherche,

Parfois on la trouve.

Elle vient, comme par magie,

Souvent fugace, comme une fulgurance,

Évidemment quand on ne peut l’accueillir,

Et que rien n’est sous notre main, manque de chance,

Pour venir la recueillir.

Mon modeste poème, ne vole pas très haut,

Car je ne prétends avoir le précieux talent,

De nos illustres aînés Lamartine, Maupassant,

Baudelaire, ou encore Rimbaud.

Mais j’aimerais aujourd’hui, sans la nommer,

Par mes propres mais modestes moyens, j’en conviens,

Tenter de la démystifier, de m’en affranchir enfin,

Et de libérer à jamais, mon…

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