« Zoom » réalisateur : Robert Zemeckis

Alors que TMC rrobert zemeckisediffuse en ce moment la trilogie « Retour vers le futur » (pendant trois lundis de suite depuis le 7 janvier), Rêves Animés vous propose de revenir sur la carrière d’un des réalisateurs les plus emblématiques du cinéma américain, à la filmographie très éclectique (fantastique ou science-fiction avec la trilogie « Retour vers le futur » ou « Contact » avec Jodie Foster, films d’animation d’avant-garde « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » ou « Le Pôle Express », drame avec « Forrest Gump » ou « Seul au Monde »…).

Nom de naissance : Robert Lee Zemeckis.

Surnom : Bob.

Né le 14 mai 1952 à Chicago (Illinois, États-Unis).

Films les plus célèbres : « Forrest Gump », la trilogie « Retour vers le futur », « Seul au Monde », « Contact », « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? », « Le Pôle Express ».

Récompenses notables : Oscar du meilleur réalisateur en 1995 pour « Forrest Gump ».

Golden Globe du meilleur réalisateur en 1995 pour « Forrest Gump ».

retour vers le futur de robert zemeckis

Le cultissime « Retour vers le futur », sorti en 1985.

Moins connu et reconnu, à tort, par le grand public que d’autres réalisateurs très exposés tels Steven Spielberg, le grand Robert Zemeckis, à la carrière déjà bien remplie, a beaucoup œuvré pour le milieu du cinéma et la plupart de ses métrages sont de véritables pépites et une véritable source d’inspiration pour bon nombre de cinéphiles.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa filmographie est loin d’être fade ni linéaire. Peut-être, sans le savoir, que certains de vos films favoris sont l’œuvre de Robert Zemeckis puisque, contrairement à d’autres long-métrages, le nom du réalisateur ne vient pas forcément à l’esprit lorsque l’on égrène certains grands titres de sa filmographie, pourtant très connus, voire pour certains devenus cultes.

tom hanks forrest gump

Tom Hanks dans « Forrest Gump » (1994).

Un des acteurs avec lesquels il a le plus souvent tourné est Tom Hanks (trois fois), qui lui a notamment porté chance puisque certains de ses plus grands succès critiques et commerciaux sont des films dans lesquels nous le retrouvons en tant que premier rôle : « Forrest Gump » bien évidemment, en 1994, grâce auquel Robert Zemeckis a remporté les (seulement !) deux seules récompenses de sa carrière, notamment l’Oscar du meilleur réalisateur en 1995, Tom Hanks ayant pour sa part remporté l’Oscar du meilleur acteur. Puis viendront ensuite « Seul au Monde » en 2000, où ce dernier, échoué pendant quatre longues années sur une ile déserte et devant s’y débrouiller, seul. Un ballon de volley customisé de végétaux nommé Wilson pour seul ami, une fin poignante où, son personnage, Chuck Noland, devra totalement reconstruire et refaire sa vie, nous donne envie d’hurler tant elle est cruelle, injuste, et triste : « Seul au Monde » est un des rares films que je ne peux toujours pas voir, après pourtant moult visionnages, sans fondre en larmes, tant il me bouleverse profondément. Puis les deux désormais collègues et alliés réitéront en 2004 une expérience cinématographique ensemble, cette fois-ci pour le film d’animation de Noël « Le Pôle Express » (voir mon article sur le film ICI), précurseur puisqu’il est le premier à être réalisé intégralement selon la technique du motion capture.

le pôle express de robert zemeckis

« Le Pôle Express », film d’animation de Noël sorti en 2004, que Robert Zemeckis a réalisé. Il a également signé le scénario.

Mais le réalisateur n’en était pas à son premier coup d’essai en ce qui concerne les films d’animation (ici on parle plutôt de dessin animé) « avant-gardistes », puisqu’en 1988, « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » mêle prises de vues réelles et présences des personnages de cartoons de la Warner Bros, tels que Bugs Bunny ou Betty Boop, une première pour l’époque. Les scènes en prise de vue réelles ont été tournées avec des caméras VistaVision équipées d’une technologie de Motion control ayant permis une meilleure intégration des animations. Le film a d’ailleurs reçu les Oscars des Meilleurs effets spéciaux, des Meilleurs effets sonores et du Meilleur montage en 1989. Une statuette spéciale a notamment été décernée à Richard Williams, en ce qui concerne la direction de l’animation et la création des personnages animés.

qui veut la peau de roger rabbit

« Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » sorti en 1988.

Mais Robert Zemeckis a également su s’entourer d’actrices phares des années 1990/2000, notamment Michelle Pfeiffer pour le thriller fantastique « Apparences »,  sorti la même année que « Seul au Monde », en 2000, où elle partage l’affiche avec Harrison Ford. Mais aussi en 1997, où Robert Zemeckis a dirigé la très talentueuse Jodie Foster dans « Contact », un brillant film de science-fiction où la science se mêle à des questions spirituelles.

Ce que certains savent moins, c’est que si Robert Zemeckis signe une brillante carrière depuis de nombreuses décennies en tant que réalisateur, il est également scénariste. Il a notamment signé lui-même le scénario du premier volet de la trilogie « Retour vers le futur » en 1985, devenu comme chacun le sait depuis devenu un classique de la pop culture, ou du « Pôle Express ».

contact avec jodie foster 1997

« Contact », film de science-fiction sorti en 1997. Têtes d’affiche : Jodie Foster et Matthew McConaughey.

Si Robert Zemeckis s’est fait un peu plus discret depuis le milieu des années 2000, il n’en reste pas pour autant moins prolifique depuis ces trois dernières années. En 2018, il a notamment réalisé et écrit le scénario de « Bienvenue à Marwen », sorti le 2 janvier dernier sur nos écrans. L’histoire de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Preuve s’il en est qu’il va falloir encore compter encore un moment sur l’incroyable diversité filmographique de Robert Zemeckis, faisant partie du cercle très fermé des réalisateurs se fiant à leur seul instinct, et non à la mode du moment lorsqu’il s’agit de créer des univers qui sauront parler au spectateur. Deux longs-métrages sous sa direction sont notamment annoncés en cette année 2019, dont le film fantastique « Sacrées sorcières » dont on attend encore la date de sortie.

Pour en savoir plus sur la filmographie de Robert Zemeckis : par ICI

Et vous, connaissez-vous bien la filmographie de Robert Zemeckis ? Quels sont vos films préférés de ce réalisateur ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

seul au monde avec tom hanks film de robert zemeckis

Tom Hanks dans « Seul au Monde » (2000).

Joyeux Noël à tous, chers lecteurs de Rêves Animés !

Merry Christmas to all readers of Rêves Animés all around the world !

Avec Wall-E… With Wall-E…

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(http://adventureswithwalle.tumblr.com/)

 

« Zoom » actrice : Audrey Tautou

La délicatesse

Bouleversante dans « La délicatesse » (2011).

Il y a certaines actrices qui possèdent une sorte d’aura, de charme indéfinissable. Audrey Tautou en fait partie. Si elle se fait peut-être un peu plus discrète ces dernières années, elle a enchainé les rôles après le succès incroyable du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain » en 2001. C’est une des actrices françaises (si ce n’est la seule…) dont j’ai vu le plus de films à ce jour, et dont j’apprécie beaucoup le talent.

Nom de naissance : Audrey Justine Tautou

Née le 9 août 1976, à Beaumont (Puy de Dôme)

Films les plus célèbres : « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », « La délicatesse », « Vénus beauté Institut », « Ensemble c’est tout », « Un long dimanche de fiançailles », « Da Vinci Code », « À la folie… pas du tout », « De vrais mensonges », « L’écume des jours ».

Récompenses notables : César du Cinéma 2000 : Meilleur espoir féminin pour « Vénus beauté Institut »

2001 : Prix Lumières (Meilleure actrice), Trophée Chopard à
la Révélation féminine, Festival de Cannes, pour « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ».

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« Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet (2001). Son rôle le plus célèbre à ce jour.

Peut-on seulement définir Audrey Tautou ? Cette actrice m’a maintes fois étonné de par ses multiples facettes de jeu. Certaines comédiennes le sont devenues par le plus beau des hasards : Sophie Marceau ne s’apprêtait pas à faire du cinéma, mais, la directrice de casting de « La Boum » ne trouvant pas « sa » Vic, a repéré son joli minois dans une agence de pub, où elle s’est inscrite pour se faire un peu d’argent de poche pendant les vacances ; Mireille Darc est passée devant le conservatoire de Toulon lors d’un tour en vélo offert par son frère pour son anniversaire, s’échappant d’un environnement familial toxique…

Audrey Tautou, elle, s’est vu offrir par ses parents un stage d’été au cours Florent après sa mention bien au baccalauréat. Devant son talent indéniable, son professeur n’a pas voulu la lâcher. Audrey est restée, tout en entamant en parallèle une licence de lettres modernes… Quelques temps plus tard, elle obtenait son premier grand rôle dans « Vénus beauté Institut ». La machine était alors lancée…

Audrey Tautou

Dans « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001), elle pense davantage à faire le bonheur des autres, paralysée par la peur de pouvoir être heureuse elle-même. Cela parle bien évidemment à énormément de gens, qui inconsciemment ne s’autorisent peut-être pas à être pleinement heureux. Le cadre enchanteur d’un Paris « version village » où tout le monde se connaît a également contribué au succès du film. Aujourd’hui, certains fans du long-métrage parcourent même le quartier où a été tourné le film, s’offrant également un petit arrêt au café des deux moulins, devenu culte suite au tournage du film dans ses murs.

L’année suivante, dans « À la folie… pas du tout » (voir mon analyse du film ICI), elle détonne par son air angélique et candide d’étudiante aux beaux-arts, dont le meilleur ami est secrètement amoureux, mais qui, atteinte d’érotomanie, fera vivre un enfer à son voisin cardiologue qu’elle pense amoureux d’elle, à la suite d’un malheureux quiproquo. Un film au succès commercial et critique mitigé, mais parfaitement délectable à mon goût.

Hors de Prix avec Gad Elmaleh

Dans « Hors de Prix » avec Gad Elmaleh (2006).

Dans « Hors de Prix » (sorti en 2006), elle partage l’affiche avec Gad Elmaleh (qu’elle retrouvera dans « L’écume des jours », adapté de l’œuvre littéraire de Boris Vian, sorti lui en 2013 ; avec également Romain Duris et Omar Sy). Dans un registre plus sexy dans lequel elle ne nous avait pas habitués, elle campe une croqueuse de diamants qui court les hommes riches sur la Côte d’Azur. Un beau succès commercial pour ce long-métrage, qui cumulera un peu plus de 2 millions d’entrées en France.

« De vrais mensonges », sorti en 2010, s’il n’est pas le métrage le plus connu de sa filmographie, se révèle étonnant, notamment grâce au duo mère-fille qu’elle incarne aux côtés de Nathalie Baye. De nouveau un rôle de femme se « sacrifiant » (un temps seulement) sentimentalement afin de redonner le sourire à sa mère, quittée par son mari, en lui envoyant la mystérieuse lettre d’amour qu’elle vient de recevoir. Elle se révèle néanmoins odieuse et sans pitié en tant que patronne de son salon de coiffure. Un long-métrage tourné à Sète, où l’actrice y est désarmante de naturel, d’authenticité, et le duo qu’elle forme avec le comédien Sami Bouajila se révèle absolument touchant de sincérité.

De vrais mensonges

« De vrais mensonges » (2009).

S’il est un rôle que j’affectionne particulièrement, c’est celui de Nathalie qu’elle interprète dans « La délicatesse » (2011), qui porte si bien son nom. Un long-métrage poétique et sensible où elle partage l’affiche avec François Damiens. Le duo fonctionne parfaitement, et trois ans avant « La famille Bélier », l’impayable comique belge montre déjà un bel aperçu de son talent d’acteur, à l’opposé des pitreries de ses célèbres caméras cachées.

À chaque duo « d’amoureux » qu’elle a incarné avec un acteur masculin à ses côtés, quel qu’il soit, cela a toujours fonctionné. Casting réussi pour chacun de ses films, grâce de Mlle Tautou, charme qui opère (à l’écran) auprès de chacun de ses partenaires, ou talent égal de ces derniers,  il va sans dire qu’il y a toujours chez elle, ce petit « quelque chose » qui marche à tous les coups. Cet air mutin, candide, frais qu’elle insuffle à tous ses rôles, apporte de la légèreté, même aux plus sombres d’entre eux.

Personnellement, j’espère qu’Audrey Tautou fera encore longtemps partie du paysage cinématographique français (et international).

Et vous, appréciez-vous Audrey Tautou ? Quel est selon vous son rôle le plus marquant (et je vous vois venir, pas seulement Amélie Poulain ?).

Audrey Tautou L'écume des jours

Dans « L’écume des jours », (2013), adapté du célèbre roman de Boris Vian.