[Critique et analyse] Ad Astra de James Gray (2019)

Affiche Ad Astra

« Ad Astra » est le film évènement de la rentrée, beaucoup de spectateurs étant curieux de voir Brad Pitt en astronaute. Pour ma part, c’est le premier film que je visionne avec l’acteur à l’affiche ! Et si la justesse de son jeu, tout en intériorité, semble faire l’unanimité (que j’ai apprécié également par ailleurs), certaines scènes m’ont fait ressentir un sentiment mitigé concernant le long-métrage de James Gray.

Genre : Science-fiction, thriller. Durée : 2h04

Sorti en 2019.

Réalisation par James Gray.

Scénario par James Gray et Ethan Gross.

Musique : Max Richter et Lorne Balfe.

Société de production : 20th Century Fox, Regency Enterprises, Plan B Entertainment, Bona Film Group, RT Features, Keep Your Head Productions et MadRiver Pictures

Sociétés de distribution : Walt Disney Studios Distribution (États-Unis), 20th Century Fox France (France).

Avec Brad Pitt (Roy McBride), Tommy Lee Jones (Clifford McBride), Ruth Negga (Helen Lantos), Liv Tyler (Eve McBride, la compagne de Roy), Donald Sutherland (le colonel Pruitt), Jamie Kennedy (Peter Bello), Donnie Keshawarz (la capitaine Lawrence Tanner).

Ad Astra extrait poursuite sur la Lune

Synopsis L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

ATTENTION CERTAINES SCÈNES PEUVENT CHOQUER LES SPECTATEURS PLUS SENSIBLES

Ma vision du film :

Dès les premières scènes du film « Ad Astra », on plonge dans le spectaculaire, et nous n’en sortirons plus jusqu’à la fin du film. Brad Pitt incarne Roy McBride, un astronaute respecté mais resté surtout dans l’ombre de son « héros » de père, Clifford McBride. Ce dernier a dédié sa vie entière à son métier, et au projet Lima visant à établir une base sur Neptune et à rechercher toute forme de vie extraterrestre… Des surtensions venant a priori de Neptune mettant la vie des Terriens en danger, Roy va devoir partir à la recherche de son père et les découvertes qu’il va faire « en chemin » vont ébranler l’équilibre mental et psychologique de Roy…

Extrait première scène d'Ad Astra

Et le pari de James Gray pour son long-métrage fut d’équilibrer images spectaculaires, et plongée dans l’intériorité de Roy, que l’on « entend penser » très souvent (en voix-off) durant le film. Solitude, doutes sur le fait d’avoir été trop froid, distant avec ses proches, sa compagne (Liv Tyler) l’ayant quitté, souvenirs d’enfance avec ses parents… N’ayant jamais vu auparavant de film avec Brad Pitt, je n’ai donc aucun élément de comparaison concernant certains autres de ses rôles, mais sa prestation est digne de la complexité d’un tel long-métrage où froideur et distance sont souvent de mise (« Gravity », « First Man » plus récemment…), et en ce sens « Ad Astra » ne déroge pas à la règle. À mon sens, et parmi les films que j’ai déjà vus se déroulant dans l’espace, seul « Seul sur Mars » avait réussi à injecter un peu de chaleur humaine et d’humour par le biais de son interprète principal, Matt Damon. Et « Ad Astra » s’il relève du genre science-fiction, est aussi un thriller psychologique intense.

Roy McBride Ad Astra

Et au regard des obstacles éprouvés par Roy tout au long de l’aventure, on se dit que certaines autres conquêtes spatiales cinématographiques pourraient passer, à côté d’ « Ad Astra », pour un épisode de « L’ile aux enfants ». Certaines scènes sont très dures [Attention spoiler] la scène où l’équipage va secourir un vaisseau qui a lancé un mayday, avec les singes affolés et devenant fous notamment) [Fin du spoiler] et pour ma part, pourtant habituée des films de science-fiction, j’ai été parfois choquée de ce que j’ai pu voir. Le film n’ayant pas vocation à être un « film d’horreur », il aurait été opportun de suggérer plutôt que de montrer durant de longues secondes. Mais sans doute d’autres ne seront-ils pas de mon avis, et c’est en cela que l’interprétation que l’on fait d’un long-métrage peut être subjective d’un individu à l’autre.

Chose intéressante également dans le film de James Gray, c’est le portrait qu’il brosse des humains ayant « colonisé » une partie de la Lune pour en faire une copie d’une société de consommation identique à la Terre : [Attention spoilers] merchandising et goodies souvenirs  sont à rapporter sur Terre, où désormais les vols commerciaux vers la Lune sont devenus fréquents. Pirates dans les zones non colonisées de la Lune sont sans foi ni loi. [Fin des spoilers] L’être humain n’apprendra donc t-il jamais de ses erreurs passées ? De telles scènes font froid dans le dos et font se demander si de telles choses pourraient devenir réelles à l’avenir… D’autres films de science-fiction, même d’animation, notamment « Wall-E » d’Andrew Stanton (studios Pixar), ont déjà traité de ce sujet, de manière intelligente et poétique.

Reflet lune dans le casque de Roy McBride AdAstra

Autre question intéressante soulevée par « Ad Astra », est donc la sempiternelle croyance aux autres formes de vie extraterrestre, quête d’une vie pour le père de Roy considéré comme un héros national, Clifford McBride. Au terme de ses presque 20 ans de « vie » dans son vaisseau près de Neptune, cette recherche est devenue viscérale, le menant tout droit à l’asociabilité, voire à la folie. [Attention spoiler] Lorsque, vers la fin du film, Roy retrouve son père, celui-ci n’a aucun état d’âme à lui dire que ni son fils ni son épousé ne lui ont manqué. [Fin du spoiler] On voit une larme couler sous le casque de Roy, et la scène qui va suivre va ébranler ses certitudes quant à l’avenir.

Mais cette « rencontre » avec son père va permettre à Roy d’avancer et d’enfin lui permettre de se rendre compte des choses essentielles de la vie : l’importance d’avoir une vie sociale, l’amour, profiter des choses simples, de ses proches… choses qu’il s’était « interdit » (inconsciemment ou non) jusqu’à présent. Conscient des erreurs commises par son père et déterminé à ne pas les reproduire, il va reprendre le chemin qui est bon pour lui. Au fond, le spectaculaire et la mission que Roy doit mener à bien pour sauver la Terre n’est encore une fois qu’un « prétexte » à une morale bien sentie.

Ad Astra Brad Pitt est Roy McBride

C’est la grande force du film de James Gray : suivre Roy tout du long dans son cheminement intérieur, jusqu’à la fin où cette « morale », les mots prononcés par Roy résonnent en nous et trouvent un écho. En ferons-nous quelque chose, de cette morale ? C’est à chacun d’en décider… Car au risque de me répéter, le cinéma c’est aussi et surtout ça : s’émerveiller tout en faisant prendre conscience.

« Ad Astra » deviendra certainement un classique du genre, et ce sera certainement mérité. Le jeu tout en intériorité et en justesse de Brad Pitt, les images spectaculaires de l’espace, de la Lune, de Neptune, les scènes intenses évitant tout temps mort, ne laissent déjà, quelques jours après sa sortie, les spectateurs et critiques indifférents. J’ai apprécié « Ad Astra » pour toutes ses qualités mentionnées plus haut, mais il m’a laissé un sentiment mitigé de par certaines scènes que j’ai trouvées assez dures.

Extrait Ad Astra Brad Pitt

[Critique et analyse] Deux Moi de Cédric Klapisch (2019)

Affiche film Deux moi

À la fois assez familier et différent  des précédents longs-métrages de Cédric Klapisch, « Deux moi » se distingue des comédies romantiques car d’une part leurs « héros » sont dans une mauvaise période de leur vie, et d’autre part parce que… Non, je ne peux rien vous révéler, cela vous ôterait le plaisir d’aller voir le film en salles… Voici mon avis sur Le film « Deux moi », photographie d’une génération et d’une époque par Cédric Klapisch.

Genre : Comédie dramatique. Durée : 1h50.

Sorti en 2019.

Réalisation et scénario par Cédric Klapisch.

Musique : Loïk Dury et Christophe Minck.

Société de production : Ce qui me meut, coproduit par France 2 Cinéma et Studio Canal.

Société de distribution : Studio Canal.

Avec François Civil (Rémy Pelletier), Ana Girardot (Mélanie Brunet), François Berléand (le psy de Rémy), Camille Cottin (la psy de Mélanie), Simon Abkarian (Mansour, l’épicier), Eye Haïdara (Djena, la collègue de Rémy au centre d’appel), Rebecca Marder (Capucine, la sœur de Mélanie), Marie Bunel (la mère de Rémy), Patrick d’Assumçao (le père de Rémy), Pierre Niney (Mathieu Bernard, l’ancien camarade de classe de Rémy).

Deux moi Rémy Pelletier

Synopsis : Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu’il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Ma vision du film :

Si Cédric Klapisch est désormais un réalisateur confirmé dans le paysage cinématographique français, notamment grâce à sa célèbre trilogie (« L’auberge espagnole »,  « Les poupées russes » et « Casse-tête chinois »), beaucoup, acteurs comme spectateurs, s’accordent à dire que le réalisateur sait dépeindre la société, son époque, génération après génération.

Deux moi Pierre Niney et François Civil

Ici, c’est la génération Y, deux trentenaires, Rémy et Mélanie, qui habitent Paris (ils sont voisins), vivant dans de petits appartements certainement au loyer très (trop) élevés, désabusés par la société, leur travail, une rupture pour Mélanie dont elle n’arrive pas à se remettre, mais on comprendra plus tard qu’au-delà de tous ces maux sociétaux auxquels notre génération doit faire face (eh oui, j’en suis…), la racine du mal peut-être bien plus profonde, souvent à chercher du côté familial. [Attention spoiler] Si Rémy fait une crise d’angoisse dans le métro, on comprendra par exemple plus tard que la petite fille qui lui sourit lui rappellera sa sœur, morte à 7 ans d’un cancer…). [Fin du spoiler].

Mélanie et Rémy finiront, à cause de leurs troubles du sommeil, par chacun aller consulter un psychothérapeute (François Berléand pour Rémy, Camille Cottin pour Mélanie…). Si Mélanie arrive avec les applications à faire des rencontres faciles et rapides, elles n’effacent pas pour autant la blessure de sa rupture passée.

Deux moi Mélanie dans son bain

Car malgré les efforts des deux protagonistes afin de sortir, ils se sentent seuls au milieu de la foule, ses amis pour Mélanie ou Rémy dans sa famille… La sensation d’être seule pour nos deux personnages, autant que pour toute une génération qui se sent souvent différente sans oser l’avouer, est bien mise en lumière par Klapisch.

Tout le long du film, on se demande quand la rencontre inévitable entre Rémy et Mélanie aura lieu, puisqu’on sait qu’elle aura lieu, ne faisant que se croiser. Mais avec toutes les raisons de se rencontrer que leur offre les hasards de la vie (le fait qu’ils soient voisins, les courses chez l’épicier, le chat, véritable trait d’union inattendu…). Cédric Klapisch joue gentiment avec notre patience et nos nerfs, mais au final, la fin est à mon sens, parfaite…

Camille Cottin la psy dans Deux moi

La solitude des grandes villes, se retrouver seul, chacun chez soi dans de petits appartements, la précarité des emplois… Si on se demande au départ où le cinéaste souhaite nous emmener, et si on est fin observateur, on comprend certaines choses après coup, comme en quelque sorte des petites énigmes à résoudre, une sorte de « puzzle psychologique ». D’ailleurs, si vous êtes justement attentif, vous verrez sûrement la courte apparition du réalisateur à l’écran lors de la réunion des psychothérapeutes.

Au final, ceux qui iront voir « Deux moi » en espérant une comédie romantique à la française seront sans doute déçus. Les spectateurs qui sauront voir au-delà et comprendre la profondeur du film apprécieront (ou pas). Il y a tout de même « une patte Klapisch » que l’on retrouve dans la majorité de ses films. Le seul à être un peu à part dans sa filmographie (même si je n’ai pas vu tous ses films), c’est « Ce qui nous lie », sorti en 2017, justement mon préféré (dans lequel justement Ana Girardot et François Civil étaient déjà au casting, avec Pio Marmaï). Tout était différent dans ce film, la construction, la bande originale (magnifique), la photographie… Mais « Deux moi », s’il surprend et déroute au début par sa tristesse apparente, est tout de même un bon film. Et si la fin reste ouverte, je ne suis pas convaincue de la probabilité d’une suite qui serait inutile au vu du cheminement antérieur (et intérieur…) de nos deux personnages.

Ana Girardot est Mélanie dans Deux moi

François Civil, lui, commence à se faire un nom et 2018/2019 est son année (on l’a notamment vu dans « Le chant du loup » avec Omar Sy, dans « Mon inconnue » avec Joséphine Japy, qui a beaucoup surpris par son originalité par rapport aux autres comédies romantiques françaises).

Si « Deux moi » n’est pas mon film favori de Cédric Klapisch (qui reste donc « Ce qui nous lie »), il traite d’un mal de deux trentenaires seuls et anonymes à Paris, bien plus profond qu’il n’y paraît. C’est la force du réalisateur qui, à 58 ans, n’a rien perdu de sens de l’observation du monde et de la société qui l’entoure, ancré dans l’époque actuelle.

François Civil est Rémy dans Deux moi

[Critique et analyse] Le géant de fer de Brad Bird fête ses 20 ans !

Affiche Le géant de fer

Avant d’être un des réalisateurs phares des studios Pixar, Brad Bird a réalisé un dessin animé, un peu passé inaperçu à sa sortie, redécouvert avec le temps et devenu depuis un classique de la pop culture. Sorti en 1999 sous les couleurs de la Warner Bros, « Le géant de fer », ce robot immense au grand cœur, fête cette année ses 20 ans. Retour sur une histoire d’amitié enfant/robot universelle et intemporelle.

Genre : Animation, science-fiction, aventure.

Sorti en 1999. Durée : 1h25.

Réalisation par Brad Bird.

Scénario par Brad Bird (histoire), Tim McCanlies, Karey Kirkpatrick (scénario), d’après L’Homme de fer de Ted Hughes.

Musique : Michael Kamen.

Société de production : Warner Bros. Feature Animation.

Distribution : Warner Bros. Pictures.

Film Le géant de fer extrait

Avec les voix originales de Vin Diesel (Le géant de fer), Jennifer Aniston (Annie Hughes), Eli Marienthal (Hogarth Hugues), Harry Connick Jr. (Dean McCoppin), James Gammon (Foreman Marv Loach, Floyd Turbeaux), John Mahoney (le Général Rogard).

Synopsis : Quelque chose de gigantesque se profile à l’horizon. Hogarth Hugues vient tout juste de sauver un énorme robot tombé du ciel. Le jeune Hogarth a désormais un très grand ami et un problème encore plus grand : comment garder secrète l’existence d’un géant de 15m, mangeur d’acier (avec un penchant pour les voitures de la décharge qui sont délicieuses) ? Cette mission se complique encore plus lorsqu’un agent du gouvernement un peu trop curieux arrive en ville pour chasser « l’envahisseur alien » et que les forces terrestres, maritimes et aériennes des militaires américains sont envoyées pour démolir le géant. Résultat : une incroyable aventure faite de métal, de magie, mais surtout pleine de cœur.

Ma vision du film :

Les histoires de robots au cinéma (« Wall-E » chez Pixar, « Les nouveaux héros » chez Disney, « L’homme bicentenaire » avec Robin Williams) ou dans la littérature (« Robot Sauvage ») ont toujours fasciné, petits et grands.

Hogarth dans Le géant de fer

Il y a 20 ans, Brad Bird n’était pas encore le réalisateur vedette de « Ratatouille » ou des « Indestructibles ». Mais le talent était déjà bien présent, bien avant l’arrivée chez Pixar. Et même si  le graphisme semble daté, certains dialogues moins recherchés et travaillés que certains films d’animation d’aujourd’hui dits plus adultes (en même temps, on ne va pas faire réciter du Molière ou du Shakespeare à un robot), le propos semble toujours aussi actuel, l’histoire d’amitié entre un enfant et un robot géant venu d’ailleurs et l’émotion restent toujours intactes.

Avec le temps et la renommée de son réalisateur, le film est aujourd’hui devenu un classique de la pop culture, au point de figurer dans « Ready Player One » de Steven Spielberg, sorti en 2017. Seulement, la présence du robot était quelque peu surprenante au milieu des autres figures « geek » de la décennie 1980, le film étant sorti en 1999…

Le géant de fer de Brad Bird extrait

Sur fond de guerre froide et de paranoïa de l’armée américaine envers l’URSS, tout être venu d’ailleurs semble suspect. Vouloir éliminer ce qu’on ne connaît pas car il représente une menace pour la population, était digne d’une bêtise humaine que l’on retrouve encore dans certains films de science-fiction aujourd’hui (« Premier Contact » de Denis Villeneuve, « Super 8 » de J.J. Abrams, et même dans « E.T l’extraterrestre » de Steven Spielberg…). Dans les films mettant en scène des extraterrestres ou tout autre être venu d’ailleurs, l’armée est présente et veut éliminer cette potentielle menace, ou faire des expériences scientifiques sur un « phénomène de foire » que l’on voudrait mieux connaitre.

Les personnages du « Géant de fer » sont bien caractérisés : on retrouve Hogarth, l’enfant qui n’a peur de rien ; sa maman, mère célibataire obligée de travailler dur pour subvenir aux besoins de sa progéniture ; l’agent paranoïaque surveillant les moindres faits et gestes d’Hogarth ; une armée crédule et ridicule prêts à tous pour éliminer le robot ; Dean, le voisin « artiste à la cool » qui va révéler être un précieux allié, peut-être au final le plus tolérant de tous. Et au milieu de tout ça, un robot géant venu d’ailleurs victime collatérale de la folie des hommes.

Extrait du film Le géant de fer de Brad Bird

Les scènes de complicité entre le robot et l’enfant sont les plus réussies, notamment celle où Hogarth montre des histoires au robot. Ce dernier mémorisera plus particulièrement celle de Superman, « le héros qui fait le bien et sauve les gens ». [Attention gros spoilers] Lors d’une des scènes finales le robot s’en souviendra et finira par se sacrifier pour le bien de la population, en rejoignant le missile qui menace cette dernière à cause d’une erreur de tir de l’armée. Les larmes coulent toujours lors de ce moment où l’on croit les deux amis séparés à jamais, mais on comprendra plus tard que le lien ne sera jamais vraiment rompu et cela redonne le sourire et du baume au cœur. La fin est parfaite ! [Fin des spoilers].

Émotion, universalité et intemporalité de l’histoire, personnages attachants… Brad Bird a fait ses armes avec « Le géant de fer », devenu un dessin animé culte laissant présager une belle carrière de réalisateur, aujourd’hui indéniable.

Le géant de fer et Hogarth