[Critique et analyse] Paddington 2 : un deuxième opus drôle, émouvant et tendre

Affiche Paddington 2.jpgUn « sweety bear » pour bien commencer cette nouvelle année ! Si en 2014, « Paddington » (voir mon article sur le film ICI), la comédie britannique avait attendri les spectateurs grâce à son ours émigré à Londres, tentant tant bien de mal de s’intégrer à son nouveau pays, sa nouvelle ville et son nouveau quartier, la suite « Paddington 2 », sorti en 2017, met en scène un ours désormais intégré à sa nouvelle vie, sans néanmoins oublier sa tante, restée au Pérou. Un opus très réussi, peut-être même davantage que le précédent. Un succès critique et public, si bien qu’un troisième volet des aventures du célèbre ours est prévu pour 2020.

Sorti en 2017.

Réalisation par Paul King.

Scénario par Paul King et Simon Farnaby, d’après le personnage créé par Michael Bond.

Société de production : Heyday Films, Studiocanal et DHX Media.

Société distribution : Studiocanal (France), Warner Bros. (États-Unis).

Musique : Dario Marianelli.

Avec Hugh Bonneville (M. Brown), Sally Hawkins (Mary Brown), Ben Whishaw (voix française de Guillaume Galienne) (Paddington), Imelda Staunton (VF : Marie-Martine) (la tante Lucy de Paddington), Michael Gambon (la voix de l’oncle Pastuzo de Paddington), Madeleine Harris (Judy Brown), Samuel Joslin (Jonathan Brown), Hugh Grant (VF : Thibault de Montalembert) (Phoenix Buchanan), Brendan Gleeson (VF : Patrick Béthune) (« Knuckles » McGinty), Julie Walters (Mme Bird), Peter Capaldi (M. Curry).

paddington 2_3

Synopsis : Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…

Ma vision du film :

Paddington, s’il a eu du mal à s’intégrer chez les Brown (et notamment par le père de famille), et dans le voisinage du quartier où ils résident à Londres, est désormais un ours heureux en Angleterre, n’oubliant pas pour autant sa brave tante Lucy, restée au Pérou.

paddington 2 dans la salle de bains

Fort de sa nouvelle expérience de vie, il souhaite désormais s’émanciper et gagner sa vie en travaillant, notamment afin d’offrir à Lucy un beau cadeau pour son anniversaire : un magnifique livre pop-up animé de Londres, elle qui n’a jamais pu voyager et visiter la capitale britannique. Une des scènes du début, notamment, est très réussie lorsque Paddington feuillette le pop-up, et où il imagine sa tante Lucy, en escapade à Londres auprès de lui.

Dès lors, Paddington enchaine les petits boulots : coiffeur, laveur de vitres… Désireux de bien faire, mais maladroit, il finit avec sa naïveté touchante d’ours, par se faire, malgré lui, des ennuis, en étant accusé, à tort, d’avoir volé le livre pop-up chez l’antiquaire… [Attention spoilers] Car, si l’ours a eu bien du mal à se faire accepter des humains, il n’a pour autant pas besoin d’être « leur semblable » en ce qui concerne le fait d’être jugé et d’être emprisonné, alors même qu’il est innocent… [Fin des spoilers].

paddington 2 laveur de vitres

Mais Paddington, comme à son habitude depuis son arrivée à Londres, va finir par s’intégrer et devenir indispensable en prison, grâce à sa gentillesse, à son amabilité et à sa générosité : l’ours a insufflé un peu de joie et d’humanité, parmi les prisonniers.

Ce deuxième opus, alternant tendresse, émotion, aventure et comédie, ne cesse de retranscrire les différentes émotions traversant Paddington : nostalgique, il écrit, à chaque moment de blues, à sa tante Lucy, comme si une part de lui, une partie de son cœur, était restée en Amérique du sud. Ce malgré son intégration désormais réussie à Londres et au sein de la famille Brown, tous les efforts de cette derrière pour faire de lui un membre de la famille à part entière, et l’attachement profond de Paddington envers sa famille adoptive. Drôle aussi, souvent bien malgré lui, donnant des scènes cocasses et hilarantes, lors de ses essais chez le coiffeur ou comme laveur de vitres.

paddington 2 en prison

Lorsque la famille Brown « rate » la visite de Paddington en prison, ce dernier, se sentant « abandonné », nous donne droit à une scène poignante lorsqu’une de ses larmes fait pousser des plantes et où il s’imagine au Pérou avec sa tante Lucy. La nostalgie et la sensation de déracinement reviennent à chaque sentiment d’abandon et de tristesse passagère que ressent l’ours.

[Attention spoilers] Comme si cela ne suffisait pas, ses « acolytes » prisonniers, ayant préparé un plan pour s’évader de prison, l’abandonnent « à la sortie » alors qu’ils lui avaient promis de l’aider. Paddington se retrouve de nouveau seul, de nuit. La scène de course-poursuite dans le train, impressionnante, nous prouve une fois encore que Paddington est rusé et malin.On a peur pour lui lorsque son wagon tombe à l’eau, puis troublés, lors de cette scène, touchante, vers la fin avec Mme Brown, lorsqu’ils pensent que Paddington ne s’en sortira pas. Ses anciens camarades prisonniers, pris de remords, viennent le sauver. [Fin des spoilers].

paddington_5

Il est bien convenu qu’au final, la bonté l’emporte toujours. [Attention spoilers] Paddington est bien entendu reconnu innocent concernant le vol du livre pop-up chez l’antiquaire, reconnaissant de fait le fourbe Phoenix Buchanan (interprété par Hugh Grant) coupable du vol. Tous les voisins et amis de Paddington, heureux de le retrouver parmi eux, le remercient de tout ce qu’il a fait pour eux depuis qu’il est des leurs. Ils se sont tous cotisés, pour que Paddington puisse offrir à sa tante Lucy le plus beau des cadeaux, meilleur encore qu’un pop-up de Londres : un voyage dans la capitale pour que Lucy puisse visiter la ville de son neveu et passer de beaux moments avec lui. [Fin des spoilers].

Si la série des « Paddington » est parfois moquée, décriée de par sa « simplicité » prétendument évidente, il n’empêche que ce deuxième opus est loin de se contenter des facilités du genre : si tout semble si facile pour Paddington, aujourd’hui apparemment heureux en Angleterre, les moments de nostalgie, de vague à l’âme ne sont pas rares, et le moindre sentiment d’abandon, même minime, suffit à rouvrir la plaie béante provoquée par la séparation d’avec sa tante et le manque de son pays d’origine. Le besoin d’un retour aux sources, de retrouver ses origines se fera-t-il sentir pour notre brave ours, et cela sera-t-il le propos du troisième volet de « Paddington » attendu en 2020 ? À suivre…

Et vous, avez-vous apprécié ce second volet des aventures de « Paddington » ? Quels sentiments cela vous inspire-t-il ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

paddington 2 au salon de coiffure

« Zoom » réalisateur : Robert Zemeckis

Alors que TMC rrobert zemeckisediffuse en ce moment la trilogie « Retour vers le futur » (pendant trois lundis de suite depuis le 7 janvier), Rêves Animés vous propose de revenir sur la carrière d’un des réalisateurs les plus emblématiques du cinéma américain, à la filmographie très éclectique (fantastique ou science-fiction avec la trilogie « Retour vers le futur » ou « Contact » avec Jodie Foster, films d’animation d’avant-garde « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » ou « Le Pôle Express », drame avec « Forrest Gump » ou « Seul au Monde »…).

Nom de naissance : Robert Lee Zemeckis.

Surnom : Bob.

Né le 14 mai 1952 à Chicago (Illinois, États-Unis).

Films les plus célèbres : « Forrest Gump », la trilogie « Retour vers le futur », « Seul au Monde », « Contact », « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? », « Le Pôle Express ».

Récompenses notables : Oscar du meilleur réalisateur en 1995 pour « Forrest Gump ».

Golden Globe du meilleur réalisateur en 1995 pour « Forrest Gump ».

retour vers le futur de robert zemeckis

Le cultissime « Retour vers le futur », sorti en 1985.

Moins connu et reconnu, à tort, par le grand public que d’autres réalisateurs très exposés tels Steven Spielberg, le grand Robert Zemeckis, à la carrière déjà bien remplie, a beaucoup œuvré pour le milieu du cinéma et la plupart de ses métrages sont de véritables pépites et une véritable source d’inspiration pour bon nombre de cinéphiles.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa filmographie est loin d’être fade ni linéaire. Peut-être, sans le savoir, que certains de vos films favoris sont l’œuvre de Robert Zemeckis puisque, contrairement à d’autres long-métrages, le nom du réalisateur ne vient pas forcément à l’esprit lorsque l’on égrène certains grands titres de sa filmographie, pourtant très connus, voire pour certains devenus cultes.

tom hanks forrest gump

Tom Hanks dans « Forrest Gump » (1994).

Un des acteurs avec lesquels il a le plus souvent tourné est Tom Hanks (trois fois), qui lui a notamment porté chance puisque certains de ses plus grands succès critiques et commerciaux sont des films dans lesquels nous le retrouvons en tant que premier rôle : « Forrest Gump » bien évidemment, en 1994, grâce auquel Robert Zemeckis a remporté les (seulement !) deux seules récompenses de sa carrière, notamment l’Oscar du meilleur réalisateur en 1995, Tom Hanks ayant pour sa part remporté l’Oscar du meilleur acteur. Puis viendront ensuite « Seul au Monde » en 2000, où ce dernier, échoué pendant quatre longues années sur une ile déserte et devant s’y débrouiller, seul. Un ballon de volley customisé de végétaux nommé Wilson pour seul ami, une fin poignante où, son personnage, Chuck Noland, devra totalement reconstruire et refaire sa vie, nous donne envie d’hurler tant elle est cruelle, injuste, et triste : « Seul au Monde » est un des rares films que je ne peux toujours pas voir, après pourtant moult visionnages, sans fondre en larmes, tant il me bouleverse profondément. Puis les deux désormais collègues et alliés réitéront en 2004 une expérience cinématographique ensemble, cette fois-ci pour le film d’animation de Noël « Le Pôle Express » (voir mon article sur le film ICI), précurseur puisqu’il est le premier à être réalisé intégralement selon la technique du motion capture.

le pôle express de robert zemeckis

« Le Pôle Express », film d’animation de Noël sorti en 2004, que Robert Zemeckis a réalisé. Il a également signé le scénario.

Mais le réalisateur n’en était pas à son premier coup d’essai en ce qui concerne les films d’animation (ici on parle plutôt de dessin animé) « avant-gardistes », puisqu’en 1988, « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » mêle prises de vues réelles et présences des personnages de cartoons de la Warner Bros, tels que Bugs Bunny ou Betty Boop, une première pour l’époque. Les scènes en prise de vue réelles ont été tournées avec des caméras VistaVision équipées d’une technologie de Motion control ayant permis une meilleure intégration des animations. Le film a d’ailleurs reçu les Oscars des Meilleurs effets spéciaux, des Meilleurs effets sonores et du Meilleur montage en 1989. Une statuette spéciale a notamment été décernée à Richard Williams, en ce qui concerne la direction de l’animation et la création des personnages animés.

qui veut la peau de roger rabbit

« Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » sorti en 1988.

Mais Robert Zemeckis a également su s’entourer d’actrices phares des années 1990/2000, notamment Michelle Pfeiffer pour le thriller fantastique « Apparences »,  sorti la même année que « Seul au Monde », en 2000, où elle partage l’affiche avec Harrison Ford. Mais aussi en 1997, où Robert Zemeckis a dirigé la très talentueuse Jodie Foster dans « Contact », un brillant film de science-fiction où la science se mêle à des questions spirituelles.

Ce que certains savent moins, c’est que si Robert Zemeckis signe une brillante carrière depuis de nombreuses décennies en tant que réalisateur, il est également scénariste. Il a notamment signé lui-même le scénario du premier volet de la trilogie « Retour vers le futur » en 1985, devenu comme chacun le sait depuis devenu un classique de la pop culture, ou du « Pôle Express ».

contact avec jodie foster 1997

« Contact », film de science-fiction sorti en 1997. Têtes d’affiche : Jodie Foster et Matthew McConaughey.

Si Robert Zemeckis s’est fait un peu plus discret depuis le milieu des années 2000, il n’en reste pas pour autant moins prolifique depuis ces trois dernières années. En 2018, il a notamment réalisé et écrit le scénario de « Bienvenue à Marwen », sorti le 2 janvier dernier sur nos écrans. L’histoire de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Preuve s’il en est qu’il va falloir encore compter encore un moment sur l’incroyable diversité filmographique de Robert Zemeckis, faisant partie du cercle très fermé des réalisateurs se fiant à leur seul instinct, et non à la mode du moment lorsqu’il s’agit de créer des univers qui sauront parler au spectateur. Deux longs-métrages sous sa direction sont notamment annoncés en cette année 2019, dont le film fantastique « Sacrées sorcières » dont on attend encore la date de sortie.

Pour en savoir plus sur la filmographie de Robert Zemeckis : par ICI

Et vous, connaissez-vous bien la filmographie de Robert Zemeckis ? Quels sont vos films préférés de ce réalisateur ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

seul au monde avec tom hanks film de robert zemeckis

Tom Hanks dans « Seul au Monde » (2000).

[Affiche, photos et teaser] Shaun le Mouton , Le Film : La Ferme Contre-Attaque – Sortie le 16 octobre 2019

Affiche Shaun le Mouton 2019.jpg

Bonne surprise pour les fans des studios Aardman et de Shaun le Mouton : il est de retour ! Il sera de nouveau la tête d’affiche d’un nouveau long-métrage du célèbre studio d’animation britannique, spécialiste du stop-motion et de l’animation en volume (pâte à modeler), quatre ans après le premier volet sorti sur grand écran ! Une aventure à voir à partir du 16 octobre 2019 dans nos salles obscures.

Réalisé par Richard Starzak. Scénario par Richard Starzak et Nick Park. Sortie le 16 octobre 2019.

Avec les voix originales de Justin Fletcher, John B. Sparkes, Kate Harbour, Richard Weber…

Synopsis: Objectif Laine ! Shaun Le Mouton et ses amis reviennent dans une aventure intergalactique. Un vaisseau spatial s’est écrasé près de la ferme de Shaun. A son bord, une adorable et malicieuse créature dotée de pouvoirs surnaturels. Pour Shaun, c’est l’occasion rêvée de vivre de nouvelles aventures. Mais lorsqu’une sombre organisation gouvernementale se lance à la poursuite de la petite alien pour la capturer, la ferme contre-attaque ! Shaun et le troupeau vont tout faire pour l’aider à rentrer chez elle. Accrochez vos ceintures et préparez-vous pour une épopée… à se tondre de rire ! 

J’en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2019, et surtout, le plus important, une bonne santé. Que tous vos projets se réalisent ! Je reviendrai en février sur la première année de Rêves Animés, et je vous remercie d’être de plus en plus nombreux à me lire et à me suivre !

Nouveau film Shaun le Mouton 2019

SHAUN DAS SCHAF