Bilan des 6 mois du blog Rêves Animés

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Il y a six mois, le 13 février 2018, je postais sur le blog mon tout premier article : l’analyse de « Wall-E », des studios Pixar, mon long-métrage favori à ce jour (voir l’article ICI). Plus de 50 articles ont été écrits par mes petites mains depuis, et chaque mois le nombre de vues et de visiteurs ne cesse de croître, et le blog continue son petit bonhomme de chemin.

Dès le départ, un petit noyau de lecteurs fidèles a commencé à se former (ils se reconnaîtront), ce qui m’a encouragé et poussé à continuer, car on le sait bien, on peut vite se décourager quand on débute dans le domaine du blogging, le temps que le blog puisse trouver son lectorat, notamment.

Le blog connaît au bout de 6 mois d’existence un succès somme toute assez relatif pour son jeune âge, et j’espère encore bien entendu voir croître le nombre de vues et de visiteurs sur ce dernier, ce qui est déjà le cas ces dernières semaines.

Bobines

Dès le début, j’ai pu échanger et partager avec différents blogueurs, notamment dans le domaine du cinéma. Des échanges intéressants, permettant parfois de s’ouvrir à d’autres horizons, et même si mes préférences vont toujours en majeure partie vers les films d’animation et de science-fiction notamment, j’essaie parfois de m’orienter vers d’autres genres cinématographiques, ce que je vais continuer à faire par la suite.

Peu de temps après mes débuts, j’ai notamment été contactée par le webzine Prop(r)ose, et je fais partie depuis quelques temps de leurs contributeurs réguliers. Mon premier article pour eux a notamment été publié sur leur site il y a quelques semaines (« Dans le cinéma ou la littérature : l’anthropomorphisme, ou l’art d’humaniser l’animal », article à consulter sur Prop(r)ose ICI ou à retrouver également sur mon blog, rubrique Sujets de réflexion). D’autres articles tout aussi différents les uns des autres sont en projet pour les mois à venir.

Quant à la partie littérature jeunesse, une autre analyse de roman doit arriver ces prochaines semaines, et je réfléchis également à d’autres œuvres littéraires pouvant faire l’objet d’analyses intéressantes, mais les articles concernant le cinéma semblant davantage vous intéresser, ils seront bien entendu ma priorité.

Livre-fleurs

Mais le blog va continuer son petit bout de chemin dans les semaines et mois à venir, avec bien sûr les analyses de films et de livres qui seront toujours présentes. Je pense également faire davantage d’analyses de courts-métrages, d’animation notamment, et d’autres idées ont germé dans mon esprit : de nouveaux sujets de réflexion autour du cinéma sont notamment à venir, et je prévois également des zooms sur des réalisateurs ou des acteurs/actrices que j’apprécie particulièrement. Quelques analyses de comédies dramatiques françaises ou étrangères sont également en projet pour bientôt, concernant des longs-métrages plus ou moins récents. Les films d’animation ont toujours ma préférence, mais certaines de mes découvertes me donnent envie de les partager avec vous.

Caméra pas comme les autesÉcrire sur mes passions me fait du bien et m’apporte beaucoup. Une question pourrait notamment m’aider à m’améliorer concernant les différents moyens de connaitre le blog : chères lectrices, chers lecteurs, comment m’avez-vous connu ? Par un moteur de recherche, par un autre blog, le lecteur WordPress ou Facebook ? Merci d’avance pour votre réponse 😉

Je tiens à vous remercier chaleureusement, chères lectrices/chers lecteurs, pour vos visites, vos « J’aime » et vos commentaires concernant mes articles, qui m’encouragent à continuer, et j’espère vous voir de plus en plus nombreux sur le blog, et continuer longtemps l’aventure avec vous !

Clap et bobine

[Critique et analyse] Les Indestructibles 2, des super héros « comme tout le monde »

AyantAffiche Les Indesctructibles 2.jpg vu la suite des aventures de la famille Parr le week-end dernier au cinéma, voici mes impressions « à chaud » sur le film de Brad Bird, qui a attendu 14 ans avant de livrer ce deuxième volet des « Indestructibles » à ses nombreux fans. Pour ma part, et même si ce n’est pas ma saga préférée chez Pixar, j’ai néanmoins été agréablement surprise par ce long-métrage.

Sorti en 2018.

Réalisation et scénario par Brad Bird.

Société de production : Pixar Animation Studios et Walt Disney Pictures.

Musique : Michael Giacchino.

Distribution : Walt Disney Studios Distribution.

Avec les voix françaises de Gérard Lanvin (Robert « Bob » Parr / M. Indestructible), Déborah Perret (Helen Parr / Elastigirl), Louane (Violet Parr), Timothé Vom Dorp (Dashiell « Dash » Parr / Flèche), Thierry Desroses (Lucius Best / Frozone), Jean-Bernard Guillard (Rick Dicker), Laurent Maurel (Winston Deavor), Christine Bellier (Evelyn Deavor), Amanda Lear (Edna Mode).

RGB

Synopsis : Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.

Ma vision du film :

Ce deuxième opus débute exactement à la scène où le premier s’était arrêté. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que peu après, l’équilibre familial de la famille Parr est déjà bien mis à mal, avec nos super héros hors-la-loi et qui se disputent, en désaccord face à cet état de fait, des enfants voulant utiliser leurs pouvoirs pour aider leurs parents, une adolescente « victime » du statut de ses parents, notamment auprès du garçon qu’elle convoite.

Car un des messages qu’a certainement voulu nous faire passer le talentueux Brad Bird, c’est que même une famille de super héros est ordinaire, peut avoir les mêmes soucis que Monsieur et Madame Tout le monde au quotidien, contre lesquels les superpouvoirs ne peuvent rien : [Attention spoilers] parachutés dans leur motel, la famille est au plus mal, les parents se demandant lequel des deux va devoir reprendre un travail « normal ». Par la suite nous voyons Bob dépassé par son statut de père au foyer : adolescente en crise, Flèche qui veut « expérimenter » tous ses pouvoirs, Jack-Jack qui voit déjà arriver les siens… Helen partie seule en mission, Bob va devoir gérer tout ce petit monde et tous ses pouvoirs ne pourront rien pour lui… [Fin des spoilers].

Jack-Jack prend beaucoup de place dans ce volet, et c’est, après lecture des premiers avis sur le film, que l’on se rend compte qu’il est un personnage qui compte et très apprécié des spectateurs, malgré son très jeune âge. Mais la place de tous les membres de la famille dans le film est équilibrée, et aucun n’est laissé pour compte. Mention spéciale pour ma part à Flèche que j’ai trouvé très amusant.

[Attention GROS spoiler] L’intrigue mettant en scène l’hypnotiseur est très bonne, malgré le fait que l’on voit venir la coupable dès le départ (ou tout du moins que l’on soupçonne les Deavor), elle offre des péripéties tout au long du film. [Fin du spoiler].

Me concernant le temps a passé très vite, et je ne me suis pas ennuyée. Les scènes d’action avec Helen/Elastigirl sont très rythmées et spectaculaires, très réussies.

Le visuel, les graphismes sont à couper le souffle, mais c’est désormais et pratiquement depuis le début une habitude avec les célèbres studios à la lampe.

Le long-métrage offre un bon dosage entre humour, action et déconvenues de la famille Parr, et même si les intrigues et la fin sont assez prévisibles, on ne boude pas notre plaisir devant cette suite très réussie.

Le premier volet des « Indestructibles » n’était pas mon métrage favori des studios à la lampe, et cette suite ne détrônera pas « Wall-E » ou « Ratatouille » dans mon cœur, mais j’ai néanmoins passé un très bon moment, et rien que pour la claque visuelle, cela vaut le coup d’aller le découvrir dans les salles obscures. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’une famille de super héros puisse être dépeinte comme ordinaire, ayant les mêmes difficultés qu’une famille lambda. Encore une belle réussite de Brad Bird, qui assoit davantage son statut de réalisateur qui compte grandement chez Pixar.

Avez-vous déjà vu le film au cinéma ? Irez-vous le voir ? Si vous l’avez déjà visionné, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

Incredibles 2

[Critique et analyse] Mr. Hublot : un court-métrage d’animation inventif et captivant

Affiche Mr Hublot« Mr. Hublot » est un court-métrage au visuel futuriste, urbain et « industriel », coréalisé par Alexandre Espigares, « papa » du magnifique long-métrage « Croc-Blanc » sorti en mars dernier (voir mon analyse ICI). Bardé de récompenses, ce court métrage d’animation très réussi met en scène un homme bourré de TOC, dont l’arrivée imprévue d’un robot chien dans son foyer va changer quelque peu le court de sa vie et de ses habitudes.

Sorti en 2013.

Réalisation par Laurent Witz et Alexandre Espigares.

Scénario par Laurent Witz.

Musique : François Rousselot.

Société de production : ZEILT Productions, WATT Frame.

Distribution : Premium Films (diffusion en salles, France, 2014).

Récompenses majeures : Oscars 2014 – Meilleur court métrage d’animation

3D Image Festival 2013 (Pologne)- Best Animation.

Kerry Film Festival 2013 (Irlande) – Best Animation.

Synopsis : Mr Hublot vit dans un monde où les gens sont partiellement faits d’éléments mécaniques, conduisant d’énormes véhicules. L’utilisation des matériaux récupérés et le gigantisme des machines règnent en maître. Mr Hublot a peur de l’extérieur : personnage retiré aux incessants TOC, il ne sort jamais de son appartement. Mais l’arrivée d’un chien de compagnie robot va l’obliger à partager son espace vital avec cet invasif compagnon.

Ma vision du film :

Je connaissais « Mr. Hublot » de nom, sans m’y être intéressée cependant plus que ça jusqu’à présent. Ayant retrouvé par hasard cet étrange personnage sur le net, j’ai visionné pour la première fois il y a quelques jours ce court-métrage sorti chez nous en 2014.

Mr-Hublot_2

Et autant dire que ce petit film d’animation est admirable, et que le visuel est magnifique. On parvient en à peine onze minutes à rentrer dans cet univers captivant, à être intrigué par ce Mr. Hublot aussi étrange qu’attachant. Peut-être certaines personnes auront pu y voir comme moi un petit air du film « Mary et Max » en ce qui concerne les troubles du personnage principal, à l’aspect beaucoup moins bizarroïde et au graphisme plus travaillé.

Travaillé au point d’avoir poussé le détail et le perfectionnisme jusqu’à l’aspect du cuir et et des coutures de la veste marron de Mr. Hublot ! Une merveille.

Mr. Hublot est un personnage bourré de TOC, a priori phobique sociale, ne sortant jamais de son appartement. Il vit un quotidien à la mécanique bien huilée, et ne supporte pas les imprévus qui pourraient venir l’enrayer.

Mr Hublot et Robot pet

Un jour, il aperçoit un chien « fait de bric et de broc » en bas de chez lui, abandonné et perdu. Face au dilemme de rester chez lui à l’abri du monde extérieur ou d’écouter son bon cœur, il finira après son rituel de TOC à aller au-delà de ses peurs, les affronter, même s’il doit pour cela énormément prendre sur lui. Il va sortir de chez lui et accueillir le jeune chien dans son foyer.

Grossissant énormément et prenant de plus en plus de place, ce dernier va mettre Mr. Hublot face à un nouveau défi : oser changer son lieu de vie, ses habitudes et son quotidien. Mr. Hublot va réussir à partager son quotidien et son habitat avec un autre être, et même si par la suite Mr. Hublot ne va pas finir par chambouler toute sa vie au final, il aura déjà fait des efforts, qui pour lui, auront été autant d’énormes pas de faits afin d’évoluer quelque peu.

Loft Mr.Hublot

Ce court-métrage admirable au scénario tout simple parlera à tous, et particulièrement aux personnes souffrant de TOC, phobiques sociales, agoraphobes, pour qui le monde extérieur est un danger et une menace constante, mais qui souffrent énormément de ne « pouvoir » vivre comme tout le monde. Et puis, on a tous à un moment voulu se réfugier dans son cocon, chez soi, et ne pas vouloir en sortir, tant l’agression perpétuelle du monde extérieur est difficile à vivre pour les hypersensibles.

Voici le court-métrage « Mr. Hublot », ayant remporté l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2014. N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire !