[Critique et analyse du film] Adaline (2015) de Lee Toland Krieger

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Voici un film non sorti dans les salles obscures en France, mais en VOD puis diffusé à la télévision (sur M6 récemment, début mai, en après-midi). Il s’agit d’ « Adaline », avec Blake Lively et Harrison Ford, sorti en 2015. Un film attachant, peu reconnu à sa juste valeur (à part par le public), qui aurait mérité une meilleure exposition et d’être davantage connu. Je vous fais découvrir ce doux mélange de fantastique, de romance et de drame.

Genre : Film fantastique, romantique, drame.

Sorti en 2015. Durée : 1h53.

Réalisation par Lee Toland Krieger.

Scénario par : J. Mills Goodloe et Salvador Paskowitz.

Musique : Rob Simonsen.

Société de production : Lakeshore Entertainment, Sidney Kimmel Entertainment et RatPac-Dune Entertainment.

Distribution : Lionsgate et Warner Bros.

Adaline

Avec Blake Lively (Adaline Mary Bowman / Jennifer Larson), Michiel Huisman (Ellis Jones), Ellen Burstyn (Flemming Prescott, la fille d’Adaline), Harrison Ford (William Jones), Kathy Baker (Kathy Jones), Amanda Crew (Kiki Jones, la sœur d’Ellis).

Synopsis : Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd’hui, bien qu’ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l’amour.

Scène dans Adaline

Ma vision du film :

Je n’avais encore jamais vu de film avec Blake Lively, actrice qui tourne en général assez peu, surtout depuis qu’elle a fondé sa famille avec l’acteur Ryan Reynolds. Mais dans « Adaline », Blake Lively est juste, campant avec juste ce qu’il faut de pudeur et de retenue, cette jeune femme qui, au lieu de perdre la vie suite à un accident de voiture, va soudainement arrêter de vieillir et va rester « bloquée » à l’âge de 29 ans. Mais un jour, les gens se rendent compte qu’elle ne vieillit pas, devient la cible des curieux et scientifiques de tous bords, et a peur de devenir une « curiosité » de laboratoire… Sa vie devient un cauchemar, un gouffre de tristesse et de solitude : elle s’empêche de vivre et met fin à toutes ses histoires d’amour, ne s’attache durablement à aucun homme, et vit seule, recluse, avec son chien pour seule compagnie… Sa fille, elle, vieillit et pourrait être sa mère (ce qui est étrange au début, mais on finit par s’y faire au bout d’un moment).

Adaline et sa fille

Cette idée de base originale pour le scénario nous tient en haleine tout le long du film, et on se prend en empathie pour Adaline, cette femme qui a vu sa vie sacrifiée, et elle nous touche. Toujours obligée de fuir, de changer d’identité, de vivre seule, le moindre « malheur » s’abattant sur elle n’est qu’une souffrance de plus pour elle, par exemple lorsqu’elle [Attention spoiler] perd son chien, qui était sa seule compagnie au quotidien. [Fin du spoiler].

Ce n’est donc pas tant l’histoire d’amour qu’elle vivra avec Ellis (mais se donnera-t-elle l’autorisation de vivre enfin l’amour, et d’être heureuse ?) qui nous touche le plus, mais le fait de savoir ce qu’il va lui arriver, mais aussi et surtout si Adaline va finir par vivre, enfin ?

Adaline et Ellis

L’histoire prend une tournure inattendue lorsque arrive dans l’intrigue le personnage interprété par le grand Harrison Ford. Sans tout révéler de l’intrigue, la « bombe » qui va tout faire changer, contraignant Adaline à réfléchir sur le sens de son existence, et à la suite qu’elle souhaite donner à son avenir…

Et le « drame » survenu à la fin nous fera frémir, mais si tout n’était pas la fin, mais le début d’une autre vie, pour Adaline ? Cette jeune femme, devenue si forte par la force des choses, d’avoir supporté toute une vie d’isolement, d’avoir dû se cacher, pour se préserver elle-même, protéger sa fille, a bien mérité de vivre et d’être heureuse, enfin…

Harrison Ford est William Jones dans Adaline

Et si la tristesse, la mélancolie sont des émotions qui nous transportent tout au long du film, il n’empêche que la photographie est superbe, les images dignes d’un conte fantastique, et on peut y voir Adaline à différentes époques de sa vie, arborant donc des looks « différents » tout au long des décennies qui jalonnent son existence (années « folles », sixties, seventies…).

« Adaline » est un film qui aurait mérité une visibilité plus importante chez nous, une sortie en salles qui l’aurait fait connaitre davantage, mais il n’aura hélas pas eu cette chance. C’est pour cela que je vous le fais partager aujourd’hui. En espérant vous avoir fait découvrir une pépite cinématographique de plus !

Ellis et Adaline

[Premières photos, affiche et bande-annonces] Le Roi Lion, version live Disney – Sortie le 17 juillet 2019

noter que cet article est le 100ème posté sur Rêves Animés !)

Affiche Le Roi Lion 2019

Une petite actu, cela faisait longtemps ! Elle concerne la sortie tant attendue de la version live du « Roi Lion », dessin animé Disney sorti en 1994 et emblématique de toute une génération. Sortie prévue le 17 juillet 2019. Pour vous faire patienter, voici l’affiche, les  premières photos et bande-annonces du film.

Réalisé par Jon Favreau (déjà réalisateur du « Livre de la jungle » version live). Sortie le 17 juillet 2019.

Scénario par Jeff Nathanson, d’après le scénario du « Roi Lion » écrit par Irene Mecchi, Jonathan Roberts et Linda Woolverton.

Avec notamment la voix « originale » de Beyoncé Knowles Carter pour le personnage de Nala, et la voix française de Jean Reno pour le personnage de Mufasa.

Synopsis: Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit… 

[Critique et analyse] Le livre de la jungle (film live Disney, Jon Favreau, 2016)

Affiche Le livre de la jungle live Disney 2016

Diffusé récemment durant les vacances scolaires sur M6, « Le livre de la jungle » (version live 2016) est une réussite. Technique visuelle à couper le souffle (voir les récompenses glanées à ce sujet plus bas), efficacité narrative et rythmique… On ne décolle pas les yeux de notre écran, pour notre plus grand plaisir.

Genre : drame, aventure. Durée : 1h46.

Sorti en 2016.

Réalisation par Jon Favreau.

Scénario par Justin Marks, d’après le recueil éponyme de Rudyard Kipling.

Musique : John Debney.

Société de production et de distribution : Walt Disney Pictures.

Récompenses majeures : Oscars 2017 : Meilleurs effets visuels.

38e cérémonie des Young Artist Awards : Meilleur film fantastique.

21e cérémonie des Satellite Awards : Meilleure photographie, Meilleurs effets visuels.

Mowgli et Bagheera Le livre de la jungle 2016

Avec les vois françaises de Victor Biavan (Mowgli), Lambert Wilson (Baloo), Bernard Gabay (Bagheera / le Narrateur), Daniel Lobé (Shere Khan), Leïla Bekhti (Kaa), Cécile de France (Raksha), Eddy Mitchell (King Louie), Pierre Tessier (Akela).

Synopsis : Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

Sheere Kan Le livre de la jungle 2016

Ma vision du film :

Ayant profité de l’occasion de la diffusion de cette version live Disney sur M6 il y a quelques jours, il faut avouer que je n’aurais peut-être pas visionné de moi-même cette nouvelle mouture d’un des classiques des célèbres studios. Étant peut-être plus inconditionnelle des films Pixar que Disney, après avoir vu « Le livre de la jungle », il est possible que je rattrape peut-être mon retard et que je m’intéresse aux nouvelles versions des chefs-d’œuvre passés, et à venir.

Il est à noter que quelques différences sont présentes entre la version originale et ce nouvel opus, mais l’histoire est loin d’être dénaturée pour autant. Et si cette version made in 2016 est peut-être moins gaie, moins « chantante » que le dessin animé de 1967, l’équipe ayant favorisé une version un peu plus grave, elle n’en est pas moins réussie. Les moments de complicité entre Mowgli et Baloo (peut-être un peu trop rares), au milieu du film, équilibrent quelque peu ce sentiment « dramatique » que l’on ressent lorsqu’on se déroule le film, et que l’on s’inquiète du sort de Mowgli et des loups qui l’ont élevé.

Baloo Le livre de la jungle 2016

Car aucun temps mort, aucune baisse de régime, ne sont à déplorer. Suspense, empathie envers Mowgli et Raksha notamment, tension maximale du début à la fin, on ne s’ennuie pas une seconde. Le rythme est enlevé et efficace.

La prouesse technique et visuelle est également à souligner. La synchronisation du doublage des animaux et du mouvement des lèvres est parfaite. On pourrait croire qu’il s’agit réellement d’animaux qui parlent.

Le roi Louie Le livre de la jungle 2016

Les personnages sont tous attachants, et pour ma part, j’ai eu une préférence pour Baloo, grâce à sa force tranquille et sa facétie. Néanmoins, j’aurais aimé que la relation entre lui et Mowgli soit davantage approfondie, j’aurais voulu en voir plus, voir leurs liens forts se nouer un peu plus au fil du temps.

En revanche, on peut sentir à quel point Mowgli est attaché profondément à la jungle et aux animaux qui l’ont recueilli et pris soin de lui, et il en est de même pour la meute de loups et Bagheera, la panthère noire. Les scènes d’entraide avec les éléphants sont également très fortes. Mowgli, pourtant en danger dans la jungle, contraint à aller vivre avec les humains, a beaucoup de mal à laisser la jungle dans laquelle il a grandi et où il a, d’après lui, toute sa place. Mowgli est un véritable enfant de la jungle.

Une version live du « Livre de la jungle » des studios Disney très réussie, en tout point : visuel, effets spéciaux, narration et efficacité du rythme qui ne faiblit jamais, personnages attachants… De bon augure en ce qui concerne notamment la version live du « Roi Lion », qui sort le 17 juillet prochain (infos et premières photos à venir prochainement sur le blog).

Baloo et Mowgli Le livre de la jungle live 2016