[Photos et bande-annonce] First Man, le premier homme sur la lune – Sortie le 17 octobre 2018

Affiche First Man.jpgNarrant les huit années passées entre le discours ambitieux de John Fitzgerald Kennedy en 1961, ayant la volonté d’envoyer le premier homme sur la lune, jusqu’à ce fameux jour historique du 21 juillet 1969, où ce fut un « petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité », « First Man, le premier homme sur la lune » a ouvert la 75ème édition de la Mostra de Venise. Ryan Gosling interprète Neil Armstrong. À découvrir au cinéma le 17 octobre prochain.

Réalisé par Damien Chazelle. Scénario par Nicole Perlman et Josh Singer, d’après la biographie First Man: The Life of Neil A. Armstrong de James R. Hansen. Sortie le 17 octobre 2018 en France.

Avec Ryan Gosling, Claire Foy, Corey Stoll, Kyle Chandler, Jason Clarke….

Synospsis: L’histoire fascinante de la mission de la NASA d’envoyer un homme sur la lune, centrée sur Neil Armstrong et les années 1961-1969. Inspiré du livre de James R. Hansen, le film explore les sacrifices et coûts – d’Armstrong et de la nation – d’une des plus dangereuses missions de l’Histoire. 

Voici l’affiche, quelques photos et la bande annonce en VF. Irez-vous voir ce film dans les salles obscures ?

« Zoom » acteur : Robin Williams

Jumanji

Décédé il y a un peu plus de quatre ans, le 11 août 2014, Robin Williams était un acteur authentique, à la fois drôle, tendre, émouvant et facétieux. C’était un acteur et un homme très aimé des spectateurs, cachant une tristesse et un mal-être indéfinissable, qui n’aura jamais réellement connu la sérénité. Prêtant son immense talent à des rôles inoubliables dans des films très populaires tels que « Madame Doubtfire », « Le cercle des poètes disparus », « Jumanji » ou moins connus mais tout aussi excellents comme « L’homme bicentenaire ». Un homme et un acteur ayant laissé après sa mort un grand vide dans le cœur de très nombreux spectateurs.

Nom de naissance : Robin McLaurin Williams

Né le juillet 1951 à Chicago (Illinois, États-Unis)

Décédé le 11 août 2014 à l’âge de 63 ans à Paradise Cay (Californie, États-Unis)

Films les plus célèbres : « Madame Doubtfire », « Jumanji », « Le cercle des poètes disparus », « Will Hunting », « Good Morning Vietnam ».

Récompenses notables : 45e cérémonie des Golden Globes 1988 : Meilleur acteur dans un drame biographique pour « Good Morning, Vietnam » (1987).

MTV Movie Awards (1993) de la meilleure performance comique dans une comédie d’animation pour « Aladdin » (1992).

51e cérémonie des Golden Globes 1994 : Meilleur acteur dans une comédie familiale pour « Madame Doubtfire ».

70e cérémonie des Oscars 1998 : Meilleur acteur dans un second rôle dans un drame pour « Will Hunting ».

62e cérémonie des Golden Globes 2005 : Lauréat du Prix Cecil B. DeMille Award pour l’ensemble de sa carrière.

Le cercle des poètes disparus.jpg

Robin Williams n’était pas un acteur comme les autres. Pas de ceux dont l’ascension est fulgurante, mais qui ne laissent aucune trace, ni dans la mémoire cinématographique collective, ni dans le cœur des spectateurs (et) cinéphiles. Mais de ceux qui ont marqué toute une génération voire plusieurs, de par son talent, sa bonhomie et son cœur bon visible et palpable à travers l’écran. Un visage doux, des yeux tendres et facétieux mais aussi tristes. À l’annonce de sa mort le 11 août 2014, des suites d’une dépression sévère et d’une maladie rare nommée démence à corps de Lewy, un type de démence progressive dont les symptômes sont semblables à ceux de la maladie de Parkinson (dont il se croyait apparemment atteint, à tort) et d’Alzheimer, beaucoup de témoignages de personnes du métier, bien sûr, mais également de toute une génération de spectateurs ayant grandi avec « Madame Doubtfire », « Jumanji » ou « Le cercle des poètes disparus ». Beaucoup ont confié avoir perdu comme un membre de leur famille, ne jamais avoir été aussi touchés par la disparition d’une personnalité publique, révélant même, pour certains, avoir versé quelques larmes… La vive émotion suscitée lors de sa disparition est visible sur cette image, où l’on découvre des monceaux de bouquets de fleurs déposés quelques jours après son décès, devant la maison utilisée comme cadre de vie de la famille Hilard de « Madame Doubtfire », à San Francisco.

Fleurs devant maison de Mme Doubtfire San Francisco

Maison utilisée comme cadre de vie des Hilard dans « Madame Doubtfire », où s’accumulent des bouquets de fleurs après l’annonce du décès de l’acteur, en août 2014.

Car Robin Williams, c’était l’acteur dans toute sa splendeur. Il pouvait tout jouer : l’homme drôle, tendre, papa copain, le professeur de lettres anticonformiste et original, l’homme sérieux (mais pas trop longtemps), triste, Peter Pan, et même un robot, dans « L’homme bicentenaire » (voir mon analyse du film ICI), en 1999, un rôle assez étonnant et novateur d’un robot humanoïde au service d’une famille, devenant peu à peu humain et confronté à la disparition successive de ses êtres chers. Nous n’étions pas encore, il y a presque vingt ans, familiers avec la notion de robotique humanoïde et du bouleversement que cela pourrait engendrer au niveau sociétal, philosophique et éthique. Un rôle interprété avec brio par Monsieur Williams, tournant de nouveau sous la houlette de Chris Colombus, six ans après « Madame Doubtfire ». Il ne jouait pas, il n’interprétait pas, il « était » et incarnait ses rôles. Le genre de personne, d’acteur dont on se demande sincèrement parfois « Qu’aurait-il pu faire d’autre de sa vie ? ». Robin Williams est un des acteurs, si ce n’est l’acteur, qui représente au plus près pour moi, la vision de ce que « l’art de jouer » ou plutôt d’interpréter, représente pour moi, profondément.

Mme Doutbfire

Malgré son succès, son immense popularité et sa vie de famille, Robin Williams a été, presque toute sa vie durant, rongé par un mal-être viscéral, une dépression profonde, en proie depuis des années à une consommation excessive de drogue et d’alcool, ayant effectué plusieurs séjours en cure de désintoxication. Le papa prêt à tout pour voir tous les jours ses enfants, quitte à se grimer en une gouvernante écossaise à la fois intransigeante et bienveillante, pouvait, dans le même film, devenir un homme au regard profondément triste, éprouvé par sa séparation d’avec son épouse qu’il voit, impuissant, se faire courtiser par un autre, et ses enfants. Ce qu’il était dans ses films, il l’était sans doute dans sa vie d’homme : un « monstre d’humour », capable de faire rire des millions de personnes de par ses facéties, ses pitreries et ses répliques qui font mouche, mais aussi un homme qui, en une seconde, peut devenir triste et dont le regard vous touche intensément, pour longtemps.

Beaucoup d’actrices et d’acteurs, et d’humoristes, font ce métier car ce sont des « écorchés vifs », souvent en proie à des émotions fortes et contradictoires. Robin Williams était incontestablement de ceux-là. Éternel enfant, il a doublé également bon nombre de personnages de films d’animation : le génie dans « Aladdin », Fender dans « Robots », Ramon / Le Rockhopper Lovelace dans « Happy Feet 2 »

Si Robin Williams n’est plus, il continue de vivre à travers les rôles qu’il laisse à jamais gravés dans nos mémoires. Certains ont même pensé qu’il est immortel, à l’image de son rôle de « L’homme bicentenaire »… [Attention spoiler] qui finit tout de même par mourir à la fin [Fin du spoiler].

Et vous, que représentait Robin Williams pour vous ? Quels sont les rôles qu’il a incarnés qui vous ont le plus touché, marqué, et pourquoi ? N’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire !

Pour en savoir plus sur la carrière et la vie de Robin Williams : https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Williams

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-1191/biographie/

ROB MC EWAN

[Critique et analyse] Paddington : un petit ours débarque à Londres

Affiche Paddington.jpg

Pour mon retour sur le blog après les « vacances », voici mon analyse de « Paddington ». Ce long-métrage aussi léger parait-il, conte bien plus que l’histoire d’un petit ourson qui arrive à Londres avec l’espoir d’y trouver une vie meilleure et une famille. Paddington doit faire face à de nombreuses épreuves, et son parcours sera semé d’embûches. C’est cela dit une comédie mettant du baume au cœur et au message optimiste et positif. À force de persévérance, de bonté et de gentillesse, Paddington finira par se faire accepter de tous, alors que ce n’était pourtant au départ pas gagné d’avance !

Sorti en 2014.

Réalisation par Paul King.

Scénario par Paul King et Hamish McColl, d’après le personnage de Michael Bond.

Société de production : Heyday Films, Studiocanal et DHX Media.

Société distribution : Studiocanal (France), The Weinstein Company (États-Unis).

Musique : Nick Urata.

Récompenses majeures : Empire Awards 2015 : Meilleure comédie

BAFTA Children’s Awards 2015 : Meilleur film.

Paddington et vue de Londres

Avec Hugh Bonneville (M. Brown), Sally Hawkins (Mme Brown), Ben Whishaw (voix française de Guillaume Galienne) (Paddington), Imelda Staunton (VF : Marion Game) (la tante Lucy de Paddington), Michael Gambon (l’oncle Pastuzo de Paddington), Nicole Kidman (Millicent Clyde), Madeleine Harris (Judy Brown), Samuel Joslin (Jonathan Brown).

Synopsis : Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Visage de Paddington

Ma vision du film :

Un petit ours originaire du Pérou, y coule des jours heureux avec son oncle et sa tante. Un jour, un tremblement de terre fait tomber un arbre et tue l’oncle de Paddington, Pastuzo. Sa tante Lucy décide de finir ses jours en maison de retraite, et envoie Paddington au port prendre le bateau clandestinement afin qu’il vive sa vie à Londres, la ville de ses rêves. Hélas, la vie idyllique qu’il s’est imaginée ne va pas se passer comme prévu…

Arrivé à la gare de Londres, Paddington fait par hasard la connaissance de la famille Brown. Si Mme Brown, pleine de bonté et de générosité n’écoute que son bon cœur afin d’accueillir l’ours dans leur demeure, Mr. Brown, lui s’y oppose. Mme Brown fera toujours preuve d’une extrême bienveillance envers Paddington, qu’elle estimera comme l’un de ses propres enfants. Mr. Brown, lui, grincheux et dont on pourrait dire qu’il est « l’ours mal léché de la famille », mettra plus du temps à baisser la garde et accepter Paddington dans son foyer, excédé par les catastrophes en chaine dont il est à l’origine et qui commencent également à agacer le voisinage des Brown.

Paddington, créé en images de synthèse, semble plus vrai que nature, criant de réalisme, et les poils, les pattes sont parfaitement réalisés… Paddington, de nature sage et très poli, se métamorphose en véritable goret lorsqu’il mange de la marmelade. Il peut également se mettre gentiment en colère s’il estime que la personne en face de lui dépasse les bornes et devient grossier… Peu habitué aux us et coutumes des êtres humains, il va sans cesse provoquer des catastrophes sans le vouloir, ce qui donne lieu à des scènes totalement cocasses. Néanmoins, Paddington est très éloigné du très politiquement incorrect « Ted », de Seth MacFarlane (sorti en 2012), de par son flegme, le respect et la politesse dont il fait preuve à l’égard de tous.

Néanmoins, son caractère « bonne pâte » n’empêche pas Paddington d’être victime de la double peine : il est à la fois un ours, et expatrié à Londres, ne connaissant personne. Et comme si cela ne suffisait pas, il est pourchassé par l’horrible Millicent Clyde cachée sous un physique de femme fatale et irrésistible (Nicole Kidman), qui ne cherche qu’à le  capturer afin de l’empailler, et l’exposer au Muséum d’Histoire Naturelle de Londres.

Éprouvé par les nombreuses difficultés qu’il rencontre à Londres, Paddington se sent perdu, ne sait plus vraiment où est sa place. Cela donne lieu à quelques scènes très touchantes, notamment celle [Attention spoilers] où Paddington repense à son Pérou natal, ses racines, sa vie avec son oncle et sa tante… Et également cette scène très émouvante vers la fin, où se sentant de trop chez les Brown, il s’en va et se retrouve seul, la nuit, sous la pluie dans les rues de Londres. Paddington écrit souvent à sa tante Lucy restée au Pérou, lui faisant part de sa déception concernant son échec d’intégration à Londres, et dans la famille Brown. [Fin des spoilers].

Paddington et les Brown

Peu à peu, Paddington va se révéler indispensable au sein du foyer de la famille Brown et ces derniers se soutiennent dans l’adversité quand il s’agit de sauver l’ours des griffes de l’affreuse Millicent Clyde. Au final, après avoir passé des moments avec les enfants Judy et Jonathan, en étant toujours égal à lui-même, Paddington va donner un nouveau souffle à cette famille qui s’était enlisée dans la non-communication verbale. Les uns et les autres ne s’écoutaient plus et ne se comprenaient plus vraiment. Il va finir par se sentir vraiment chez lui au sein de la famille Brown, sans oublier sa tante restée au Pérou qui lui manque et à qui il donne régulièrement de ses nouvelles.

Le salut de Paddington

Déracinement, préservation des espèces, tolérance et acceptation de l’autre, volonté de ne pas oublier ses racines, hymne à l’Angleterre et à Londres… Nombreux sont les thèmes soulevés par « Paddington », premier du nom, bien moins léger qu’il n’y paraît, donc. Il fut suivi en 2017 par un deuxième opus au succès tout aussi flatteur. Un troisième volet serait apparemment en projet pour 2020…

Et vous, qu’avez-vous pensé de « Paddington » ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

Paddington gros plan visage