[Critique et analyse] Un peu, beaucoup, aveuglément de Clovis Cornillac (2015)

Affiche Un peu, beaucoup, aveuglément

Pour son premier essai en tant que réalisateur, après des années de carrière en tant que comédien, Clovis Cornillac met en scène « Un peu, beaucoup, aveuglément », d’après une idée originale de sa compagne à la ville, Lilou Fogli (qui joue également dans le film). Une comédie romantique qui change un peu des classiques du genre, ça fait du bien, surtout en France.

Genre : Comédie romantique. Durée : 1h31.

Sorti en 2015.

Réalisation par Clovis Cornillac.

Scénario par Lilou Fogli, Clovis Cornillac, Tristan Schulmann et la collaboration de Mathieu Oullion d’après une idée originale de Lilou Fogli.

Musique : Guillaume Roussel.

Société de production : Cine Nomine, Chaocorp Films, Fair Play Production, Monkey Pack Films, Orange studio et Vamonos Films.

Société de distribution : Paramount Pictures France et Orange studio.

Avec Clovis Cornillac (Machin), Mélanie Bernier (Machine), Lilou Fogli (Charlotte, la sœur de Machine), Philippe Duquesne (Artus, le meilleur ami de Machin), Grégoire Oestermann (Evguenie), Oscar Copp (Dan), Manu Payet (le caissier de chez Picard), Boris Terral (l’inconnu italien), Arnaud Lechien (Paul).

Machine Mélanie Bernier dans Un peu, beaucoup, aveuglément

Synopsis : Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir…

Ma vision du film :

« Un peu, beaucoup, aveuglément » est un film qui aurait pu figurer en bonne place dans mon article Des comédies romantiques pas comme les autres. Pour son premier film en tant que réalisateur, Clovis Cornillac, d’après l’idée originale de sa compagne Lilou Fogli : un inventeur bougon, dont l’un des murs de son appartement est très mal insonorisé, fait tout pour que l’appartement d’à côté ne soit pas loué. Malgré tout ses efforts, il finira par l’être par une jeune pianiste préparant un concours.  On ne connaitra jamais leurs prénoms, puisqu’ils s’appelleront « machin » et « machine » durant tout le film.

Un peu, beaucoup, aveuglément scène du film

Machin et Machine vont tenter de « cohabiter » tant bien que mal en mettant en place un emploi du temps, vont se parler à travers le mur, et des liens vont finir par se créer. Une histoire va naître « intra-muros » : nous aurons droit à des quiproquos, des comiques de situation bien senties. Ils partageront leur quotidien comme n’importe quel couple, sauf qu’eux ne se sont jamais vus.

Certains auraient voulu déménager ou trouver une solution pour insonoriser les appartements au mieux. Machin et machine s’en accommoderont et finiront par faire de ce mur un lien, un « trait d’union », alors qu’au départ ils ne pouvaient se supporter l’un et l’autre.

Un peu, beaucoup, aveuglément extrait du film

Machin vivait reclu, machine est une jeune femme quelque peu « coincée », dont le potentiel est étouffé sous la coupe d’Evguenie, dont on ne sait pas vraiment s’il est son père, ou autre membre de son entourage… Mais dont on sait qu’il a une mauvaise influence sur elle.

[Attention spoilers] L’un et l’autre ont leurs raisons d’être comme ils sont. On comprend vers la fin du film que l’épouse de Machin est décédé il y a de cela sept ans et qu’il s’est réfugié, voire enfermé dans le travail. Machine garde la tête dans le guidon en vue de préparer son concours, donne des cours pour gagner sa vie, mais est sous la coupe d’Evguenie. [Fin des spoilers]. Machin va apprendre à Machine de se libérer de ses carcans, Machine va apporter à Machin de la fantaisie, une touche de douceur féminine. Ils vont chacun s’apporter ce qu’il manque à l’autre, tout ça juste en parlant, sans jamais se voir…

Machin Clovis Cornillac dans Un peu, beaucoup, aveuglément

Certaines scènes retiendront notre attention, [Attention spoilers] comme celle du repas à quatre avec le mur entre les convives, ou encore celle où Machine se « lâche » au piano sous les conseils de Machin [Fin des spoilers]. J’ai été surprise de ne pas voir à ce point le temps passer, de vouloir suivre à chaque scène ce qu’il se passerait à celle d’après. « Un peu, beaucoup, aveuglément » n’est certes pas un chef d’œuvre du genre (et encore, peut-être l’est-il pour certains spectateurs, cela est subjectif), mais il est assez différent des comédies romantiques que l’on peut voir habituellement. Certes, on se doute de la fin qui est sans doute « cousue » de fil blanc, tout comme l’on peut connaitre la fin de beaucoup de choses dans la vie. Mais le plus important est le chemin pris pour en arriver à cette fin.

Chacun verra en « Un peu, beaucoup, aveuglément » ce qu’il veut y voir : une énième comédie romantique (quoi qu’en France, on en voit de moins en moins je trouve !) mignonne, ou un film qui change un peu de l’ordinaire. Je préfère retenir cette deuxième option, puisqu’il m’a marqué assez pour que je pense m’en souvenir un bon moment et pour avoir l’envie de vous le faire partager aujourd’hui.

Scène du film Un peu, beaucoup, aveuglément

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