[Critique et analyse du film] Passengers de Morten Tyldum (2016)

Affiche Passengers

Plus de 5000 personnes ont choisi de quitter la Terre pour tout recommencer sur une autre planète. 120 de voyage dans un vaisseau luxueux pour espérer atteindre Homestead II. Mais des dysfonctionnements sur le vaisseau réveillent trop tôt l’un des passagers, Jim… Se sentant seul, au bout d’un an, il réveille une passagère dont il tombe amoureux… Un synopsis de base intéressant qui nous emmène dans un voyage haletant, prenant et intense. Un bon film de science-fiction qui fait poser de réelles questions, malgré les critiques qui ont violemment déprécié le film à sa sortie…

Genre : Science-fiction, romance.

Sorti en 2016. Durée : 1h57.

Réalisation par Morten Tyldum.

Scénario par Jon Spaihts, d’après la nouvelle Le Voyage gelé (The Frozen Journey ou I Hope I Shall Arrive Soon, 1980).

Musique : Thomas Newman.

Société de production : Sony Pictures Entertainment, Start Motion Pictures, Company Films, LStar Capital, Original Film et Village Roadshow Pictures.

Distribution : Columbia Pictures (États-Unis), Sony Pictures Releasing France (France).

Chris Pratt dans Passengers

Synopsis : Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Ma vision du film :

Ayant dans ma Blu-Raythèque de films de science-fiction « Passengers » depuis quelques temps, je n’avais encore jamais pris le temps de le visionner. C’est désormais chose faite.

Aurora Passengers

Et le synopsis est une bonne idée de départ : plus de 5000 êtres humains désireux de quitter la Terre pour tout recommencer de A à Z sur une autre planète, prenant le risque de ne jamais arriver sur cette fameuse nouvelle planète Homestead II, où tout est à construire. [Attention spoilers] À cause d’une collision avec une météorite, le module d’hibernation de Jim se détraque et il se réveille avant tout le monde… Se retrouvant seul dans ce luxueux vaisseau, il va vivre un an avec pour seule compagnie Arthur, le robot humanoïde barman… Il va être attiré par la beauté d’Aurora, qu’il réveille… S’ensuivent ensuite un contre-la-montre afin de sauver les quelques 5000 personnes présentes à bord, et la question se posant pour Aurora de pardonner à Jim le fait de lui avoir volé sa vie… [Fin des spoilers].

Jim et Aurora au bar du vaisseau avec Arthur le robot

Au-delà du prétexte de la romance et des incohérences dans un film de science-fiction pour lequel il a tant été décrié, ce long-métrage soulève des questions intéressantes : quelles raisons peuvent pousser tant de personnes à quitter leur vie sur Terre, leurs amis, leur travail ? Pourquoi mettent-ils toutes leurs économies dans ce voyage alors qu’ils ne sont pas sûrs d’arriver « à bon port » ? Une lucidité plus accrue que les autres, le désespoir, l’espoir que l’on prenne davantage soin de cette nouvelle planète ? J’aurais aimé que le film creuse davantage les motivations de ses personnages.

Autre question intéressante : que ferions-nous si, comme Jim et plus encore Aurora (car elle a été réveillé par la seule volonté de Jim), nous étions « coincés » jusqu’à la fin de nos jours dans un vaisseau spatial, sans espoir de retour en arrière (dans une vie qu’ils ont néanmoins choisi de fuir), ne jamais voir la Terre répondre à leur SOS avant plus de 50 ans ? Nous y ferions-nous ? Serions-nous désespérés au point de nous donner la mort ? C’est aussi pour cela que j’aime tant les films de science-fiction : il fait souvent nous poser des questions importantes, intéressantes, du fait des catastrophes éprouvées par les protagonistes (souvent avec une facilité et une certaine désinvolture assez déconcertantes d’ailleurs…).

Jennifer Lawrence dans Passengers

Le film est un curieux mélange entre « Wall-E » de Pixar, de « Gravity » et de « Seul au Monde » avec Tom Hanks, pour la première partie du film avec Jim seul humain réveillé dans le vaisseau. La musique de Thomas Newman souligne l’angoisse ressentie à plusieurs moments intenses durant le film. Pas surprenant que parfois la musique fasse quelque peu penser à la bande originale de Wall-E : c’est Thomas Newman lui-même qui l’avait composé… On ressent très bien dans « Passengers » l’atmosphère « froide » et « aseptisée » des films de science-fiction, de surcroît se déroulant dans un vaisseau spatial, et dans l’espace…

Je ne connaissais Chris Pratt que de nom mais je ne l’avais encore jamais vu jouer, quant à Jennifer Lawrence je l’avais déjà vu dans le très bon et mémorable « Joy » avec pour partenaire Bradley Cooper, où elle s’est construite, seule, petit à petit, et mué en femme d’affaires tenace, pas gâtée dans une famille négative, toxique et rabat-joie, il faut bien le dire. Je l’avais vu aussi dans « Happiness Therapy », toujours aux côtés de Bradley Cooper mais, contrairement à beaucoup, je n’avais pas accroché au film lui-même, plus que dans l’interprétation du personnage de Jennifer.

Extrait du film Passengers

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s