[Critique et analyse] À la folie… pas du tout : elle ne cessera jamais d’y croire

Affiche A la folie... pas du tout.jpg

Le final d’« À la folie… pas du tout » fait froid dans le dos. Mais pour découvrir le retournement improbable de ce thriller romantique français, sorti en 2002, il va falloir visionner le film, où on découvre tout d’abord l’histoire du point de vue d’Angélique (Audrey Tautou) puis de Loïc (Samuel le Bihan). Ce traitement de scénario est bien pensé et permettra de remettre dans le bon ordre les pièces du puzzle.

Sorti en 2002.

Réalisation par Lætitia Colombani.

Scénario par Lætitia Colombani et Caroline Thivel.

Musique : Jérôme Coullet.

Société de production : Telema ; TF1 Films Production (coproduction).

Société de distributions : Fox France ; Les Films de l’Élysée (Belgique), Les Films Séville (Québec), Filmcoopi (Suisse).

Avec Audrey Tautou (Angélique), Samuel le Bihan (Loïc le Garrec), Isabelle Carré (Rachel), Clément Sibony (David), Sophie Guillemin (Héloïse), Élodie Navarre (Anita).

Angélique A la folie... pas du tout

Synopsis : Angélique, une jeune fille insouciante, partage sa vie entre ses études aux Beaux-Arts et son travail de serveuse dans un bar. Un jour, elle tombe amoureuse de Loïc, un cardiologue dont l’épouse attend un enfant, et tente l’impossible pour séparer le couple.

Ma vision du film :

Désireuse de connaitre davantage le cinéma français tant critiqué ces dernières années, je me suis décidée à visionner « À la folie… pas du tout » ces dernières semaines. Audrey Tautou est une actrice que j’apprécie beaucoup, même si je n’ai pas encore vu tous les films de sa filmographie.

Pendant la première moitié du film, on voit les choses se dérouler sous le point de vue d’Angélique, incarnée donc par Audrey Tautou, étudiante aux Beaux-Arts, enthousiaste, chaleureuse et pleine de vie. Pensant que son voisin Loïc, lui offrant un soir une rose en rentrant du travail (dans l’euphorie de son bonheur d’apprendre qu’il va être papa), lui fait des avances, Angélique va elle aussi se mettre à lui offrir des fleurs, faire envoyer un tableau peint de ses propres mains, à son cabinet pour son anniversaire… Mettant ainsi le doute dans la tête de sa femme Rachel qui va finir par apprendre le pot aux roses, créant ainsi de vives tensions au sein du couple.

David, le meilleur ami d’Angélique, est amoureux d’elle, mais Angélique ne le voit pas, tout à son bonheur de faire partager le bonheur qu’elle vit avec Loïc. Pendant la première moitié du film donc, on la verra attendre l’homme de sa vie qui la fera se morfondre à cause de rendez-vous ratés, ne venant pas à l’aéroport, laissant Angélique malheureuse, elle qui tenait tant à ce week-end en amoureux…

Angélique va faire vaciller dangereusement le couple de Loïc et Rachel. Puis, à la seconde moitié du film, on voit l’histoire se dérouler du point de vue de Loïc, et c’est lorsque l’on comprend tout que cela nous glace le sang, et que l’on espère ne jamais vivre une chose pareille dans sa propre vie…

[Attention gros spoiler] Car Angélique est en fait atteinte d’érotomanie : une forme de psychose paranoïaque, une conviction délirante d’être aimé(e). Dans l’esprit de l’érotomane, c’est l’autre qui a choisi de l’aimer : « C’est lui le premier qui est tombé amoureux, le premier qui a fait des avances ». Cette petite rose que lui a offerte Loïc le soir où il a croisé Angélique par hasard, sans ambigüité aucune de sa part, simplement parce qu’il était euphorique d’apprendre que sa femme Rachel attendait un enfant, a fait de sa vie un enfer, sans qu’il ne puisse imaginer l’ampleur de ce geste. [Fin du spoiler].

La façon de traiter les points de vue de chacun, le retournement final sont très judicieux de la part de Lætitia Colombani, la réalisatrice du film. Audrey Tautou, est comme toujours, très juste, et la naïveté extrême du personnage qu’elle incarne, sa fraicheur, son insouciance, sont à l’antipode de l’enfer qu’elle va faire vivre à Loïc et à sa femme, Rachel.

Le jeune Clément Sibony (David), le meilleur ami d’Angélique cherchant à tout prix à la protéger, est touchant dans son rôle d’amoureux transi qui ne sait que faire pour lui faire entendre raison.

Pas de fioritures dans ce long-métrage, mais la seule habileté dans la construction de la trame et de son final, en fait un film qui nous marque à long terme. La fin du film nous laisse un peu sur notre faim, et on se demande bien ce qui pourrait se passer ensuite… [Attention spoiler] Angélique va-t-elle retrouver Loïc et faire de nouveau vivre un enfer à sa famille ? [Fin du spoiler].

Je vais clore cette analyse en laissant cette petite phrase prononcée par Angélique dans le film : « Bien que mon amour soit fou, ma raison calme les trop vives douleurs de mon cœur en lui disant de patienter, et d’espérer toujours ».

Et vous, avez-vous déjà vu ce long-métrage ? Si oui, vous a-t-il plu ? N’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire !

À LA FOLIE… PAS DU TOUT

Une réflexion sur “[Critique et analyse] À la folie… pas du tout : elle ne cessera jamais d’y croire

  1. Ping : « Zoom » actrice : Audrey Tautou | Rêves Animés

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