[Critique et analyse du film] Avatar, époustouflant et hors-normes

« Avatar », sorti en 2009, est Affiche Avatar.jpgun film d’une pleine démesure, spectaculaire visuellement, au scénario original. James Cameron, après le raz-de-marée « Titanic » plus de 20 ans auparavant, a su prouver qu’il est l’un des plus grands réalisateurs  du monde. Il a en effet réussi le tour de force de faire de deux de ses films, les deux plus gros succès cinématographiques de tous le temps ! Si « Avatar » se doit d’être vu et d’être vécu plus qu’il ne se raconte, je me devais de faire l’analyse aussi modeste que ce long-métrage est hors-normes.

Sorti en 2009.

Réalisation et scénario par James Cameron.

Société de production : 20th Century Fox, Dune Entertainment, Giant Studios, Ingenious Film Partners, Lightstorm Entertainment.

Distribution: 20th Century Fox.

Musique : James Horner.

Récompenses principales : Golden Globes 2010 : Meilleur film dramatique ; Meilleur réalisateur pour James Cameron.

Oscars 2010 : Meilleure direction artistique pour Rick Carter, Robert Stromberg et Kim Sinclair.

Meilleure photographie pour Mauro Fiore.

Meilleurs effets visuels pour Joe Letteri, Stephen Rosenbaum, Richard Baneham et Andy Jones.

Avatar wallpaper

Avec (Humains) : Sam Worthington (Jake Sully), Sigourney Weaver (Dr Grace Augustine), Stephen Lang (Colonel Miles Quaritch), Michelle Rodríguez (Trudy Chacon), Giovanni Ribsi (Parker Selfridge).

(Na’vi) : Zoe Saldana (Neytiri), Wes Studi (Eytukan), CCH Pounder (Mo’at), Laz Alonso (Tsu’tey).

Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

Avatar Jake

Ma vision du film :

Je n’avais jamais vu « Avatar » jusqu’à la dernière diffusion ce dimanche 20 mai à la télévision. Souvent, quand on dit qu’on n’a pas vu « Avatar », la première réaction en face est « Quoi ? Tu ne l’as pas encore vu ? Mais il faut absolument que tu le voies ! ». Ça y est, c’est fait !

Si l’histoire et l’action d’ « Avatar » (qui dure près de 3 heures !), sont beaucoup trop denses pour en faire la description détaillée (dans une moindre mesure), et que tout a été dit, analysé, décortiqué à son propos, je m’attarderai davantage dans mon analyse et ma critique de ce long-métrage, sur les sujets qu’il sous-tend, les acteurs et les personnages qu’ils incarnent.

Bien entendu, la première chose à laquelle on pense en visionnant « Avatar », c’est à la beauté renversante du visuel et du graphisme de Pandora, la planète sur laquelle se déroule la majeure partie du film. Les paysages magnifiés par les effets spéciaux se trouvent en Nouvelle-Zélande. Plus d’un millier de personnes ont participé au tournage, et le budget du film s’élève à plus de 400 millions de dollars (hors promotion). James Cameron a donc pulvérisé en quelque sorte son propre record, détenu par son film « Titanic »  à l’époque de sa sortie (1997). (Si vous voulez en savoir plus concernant les secrets de tournage et autres anecdotes sur « Avatar », rendez-vous ICI et ICI).

Avatar_paysage

On peut se rendre compte, au fur et à mesure que l’action se déroule, de la différence de taille entre la froideur « du monde des humains », notamment portée par l’abject colonel Quaritch, prêt à tout pour trouver son précieux minerai pouvant lui apporter la richesse (quitte à détruire l’habitat et le symbole de tout un peuple, l’Arbre des âmes, sorte de saule pleureur, considéré comme le sanctuaire sacré des Na’vi) et Pandora, où la communauté, bien différente de nous, est proche de la nature, de ses êtres vivants, les écoute et vivent en fonction d’eux. Elle a du respect pour ses ancêtres et les valeurs de son peuple.

Dans le film, on fait souvent l’aller-retour entre la base militaire où les humains pilotent leur avatar sur Pandora et la planète de Pandora elle-même. Parfois, j’ai été quelque peu « gênée » par ces allers-retours intempestifs qui me coupaient un peu de la magie féérique de Pandora. Cependant, ils sont bien entendu nécessaires au déroulement de l’intrigue et à sa bonne compréhension.

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Pour ma part, le personnage auquel je me suis le plus attaché est celui de Neytiri, incarné par Zoe Saldana. Un personnage fort, indépendant, mais tout à la fois attachée à sa famille, son peuple, ses valeurs et ses traditions. D’abord agressive, réticente envers Jake, elle lui sauve tout d’abord néanmoins la vie, jusqu’à s’ouvrir peu à peu à lui et en tomber amoureuse. Sans elle, à son arrivée sur Pandora, Jake est vulnérable, se croit plus « malin » et apte à dompter Pandora et sa nature étrange. Mais les créatures fantastiques et extravagantes vont vite le faire descendre de son piédestal, jusqu’à ce que Neytiri le sauve des griffes d’un colossal prédateur.

Au contact de Neytiri, Jake va apprendre les traditions, us et coutumes du peuple de Pandora, jusqu’à s’y abandonner réellement et y trouver (et y faire) sa place à part entière.

avatar_5

« Avatar » est en quelque sorte, de nouveau un moyen de faire passer le message, par écrans interposés, que l’on doit prendre conscience que nous, Terriens, sommes nos propres saboteurs et que l’on doit cesser une bonne fois pour toutes, de nous voiler la face. En s’attaquant aux Na’vi pour le pouvoir et la richesse, les humains (surtout le colonel ici), ne se rendent même plus compte qu’ils sont perfides, minables, lâches et misérables. Beaucoup de films, avant « Avatar », que ce soit des films d’animation, de catastrophe… ont voulu faire passer ce message en espérant une prise de conscience du public. Seulement, parfois, cela est mal pris. Ce qui fut également le cas pour « Avatar », encore qualifié dans une moindre mesure de « donneur de leçons » par certaines personnes. Car il en est aussi du devoir du cinéma de montrer, de faire réagir, d’éduquer, parfois même de choquer… C’est aussi ça, son rôle. Et s’il le peut le faire en nous faisant rêver, nous émouvoir devant une telle beauté visuelle, pour que l’on se rende compte, en quelque sorte, de ce que l’on risque de perdre (même si ce n’est pas précisément ici, notre belle Terre) en continuant d’agir comme nous le faisons.

avatar_la renaissance de Jake

Sigourney Weaver fut très investie dans son rôle de scientifique passionnée et engagée à connaitre mieux l’environnement de Pandora et à le préserver, même à se liguer contre le Colonel afin de défendre les Na’vi et leur arbre sacré. Sigourney Weaver est donc une habituée des genres science-fiction et fantastique (« SOS Fantômes » 1 et 2, « Wall-E » où elle double Auto dans la version originale, et bien sûr « Alien »).

Michelle Rodriguez (« Fast and Furious », la série « Lost »), est aussi convaincante dans le rôle de Trudy, la militaire dure à cuire qui se rebelle vers la fin et prête main forte à Jake, au Dr Augustine et aux Na’vi.

Concernant la musique, James Cameront a fait de nouveau appel à James Horner, déjà compositeur de la bande originale de « Titanic ».

avatar_2

Le tournage d’« Avatar 2 » a semble-t-il commencé fin 2017 et la sortie a donc déjà été repoussée plusieurs fois. Il ne sortira donc pas cette année. Plusieurs autres suites sont prévues dans les années 2020, selon le succès éventuel du deuxième opus.

« Avatar » mérite d’être vu au moins une fois, même par les non-adeptes du genre science-fiction, seulement pour la magnificence visuelle, à couper le souffle. Les films de science-fiction et les films d’animation, sont à mon sens, généralement parmi les seuls à pouvoir offrir autant de « claques » visuelles aussi intenses.

Et vous, l’avez-vous déjà vu ? Qu’en avez-vous pensé ? Attendez-vous impatiemment la suite ?

avatar_3

4 réflexions sur “[Critique et analyse du film] Avatar, époustouflant et hors-normes

  1. J’ai vu Avatar dès sa sortie au cinéma et j’ai vraiment adoré ! Je l’ai vu en 3D et pour moi c’est vraiment le seul film qui mérite le 3D !
    Comme tu l’as dit, les images sont absolument magnifiques, les décors sont superbes et on s’attache aux personnages… Par contre au niveau du scénario, ce n’est pas extraordinaire, c’est une sorte de Pocahontas revisité mais ça fonctionne 🙂
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    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton commentaire. Pour ma part, je trouve tout de même que James Cameron a eu une imagination sans bornes concernant ce film. Il fallait les trouver, toutes ces références liées à la planète Pandora: la langue, la faune et la flore, les légendes, les traditions… C’est surtout en ce sens que c’est original, à mon sens. Au plaisir ! 😉

      Aimé par 1 personne

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