[Critique et analyse du film] Zootopie, des animaux à la vie ordinaire

Zootopie affiche

Après le très bon film « Les Nouveaux Héros » en 2015, Disney frappe à nouveau très fort avec « Zootopie », qui rencontra un succès étourdissant. Ce long-métrage d’animation redonne un nouveau souffle à Disney, qui voit de nouveau ses récents films devenir des références pour toute une génération, et plus encore.

Sorti en 2016.

Réalisation par Byron Howard, Rich Moore, Jared Bush.

Scénario par Jared Bush, Phil Johnston.

Société de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios.

Musique : Michael Giacchino – Chanson « Try Everything » interprétée par Shakira.

Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures International.

Récompenses majeures : Oscars 2017 : meilleur film d’animation.

Golden Globes 2017 : meilleur film d’animation.

Avec les voix françaises de Marie-Eugénie Maréchal (Judy Hopps), Clara Quilichini (Judy Hopps, petite), Alexis Victor (Nick Wilde), Aloïs Agaësse-Mahieux (Nick Wilde, petit), Isabelle Desplantes (Bonnie Hopps, la maman de Jody), Pascal Casanova (Stu Hopps, le papa de Judy), Pascal Elbé (Chef Bogo), Xavier Fagnon (le maire Leodore Lionheart), Claire Keim (l’adjointe au maire Dawn Bellwether), Fred Testot (l’officier Benjamin Clawhauser), Christèle Billault (Mme Otterton).

Zootopie Judy_2

Synopsis : Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

Ma vision du film :

« Zootopie » fut, à sa sortie début 2016, une belle surprise pour tous ceux qui pensaient que les studios Disney étaient depuis plusieurs années en perte de vitesse et de succès, malgré un « Reine des Neiges » ayant pulvérisé les records, et dont la suite est attendue fin 2019. Pourtant, « Les Nouveaux Héros » et son personnage emblématique Baymax, à l’allure de Bibendum, avaient redonné un nouveau souffle et prouvé que les studios à la souris la plus célèbre au monde jouaient encore dans la cour des grands.

Car « Zootopie » est déjà, malgré son jeune âge (un peu plus de deux ans), une référence et un des long-métrages préférés des fans de Disney. Jugé frais, inventif, et intelligent autant par les critiques que les spectateurs, il faut avouer que le studio a frappé très fort.

Le scénario, très original, nous montre à tout moment que le film aurait pu se dérouler à chaque scène avec des êtres humains, et imaginer une véritable « société » avec une ville, des personnes qui y vivent, y travaillent, mais aussi trichent, fraudent comme tout un chacun ; mais également des femmes qui ont du mal à s’insérer dans un milieu très macho tel que la police, avec les difficultés quotidiennes de « Mr et Mme Tout le Monde », se moquer des administrations [Attention spoiler] (la scène avec le paresseux est hilarante) [Fin du spoiler], tout ceci, transposé dans une société seulement composée d’animaux, est absolument jubilatoire.

L’anthropomorphisme (tendance à attribuer aux animaux et aux choses des réactions humaines) est ainsi appliqué ici à son paroxysme, procédé très commun chez Disney depuis toujours. → (à ce sujet, je vous partagerai très prochainement un article de mon cru que j’ai écrit pour le webzine culturel « Prop(r)ose », dont je suis désormais une contributrice régulière).

Visuellement, c’est magnifique. La ville de Zootopie est très réussie, on dirait réellement une véritable ville, une sorte de New York pour les animaux.

Le film réussit un véritable tour de force, et je pense que cela explique en grande partie son succès : le film « nous prend » véritablement, et au premier visionnage, il nous marque intensément et durablement. Ce fut personnellement mon cas.

Concernant l’intrigue en elle-même, Judy est un personnage fort, auquel beaucoup de petites filles (et même jeunes femmes) peuvent s’identifier, toujours positive, optimiste, forte, indépendante, persévérante et courageuse. Cela change des princesses d’antan qui attendaient l’arrivée du prince charmant pour vivre.

Judy ne s’est jamais laissé démonter même petite fille, quand ses camarades se moquaient de son envie de devenir policière, qui est déjà un objectif difficile quand on est une femme, alors une lapine… Puis ses parents, également, réticents, qui ne l’encourageaient absolument pas dans cette voie. Judy n’a jamais perdu de vue son but, son objectif, malgré tout cela, car l’on peut affirmer tout de même que ses parents, apeurés à l’idée de laisser vivre « son rêve », se révèlent quelque peu « castrateurs ». D’ailleurs, ils ne seront pas rassurés à l’idée de laisser partir seule vivre à Zootopie afin de suivre l’entrainement d’officier de police.

D’ailleurs, les débuts sont assez difficiles pour Judy à Zootopie, [Attention spoiler] où elle se sent seule, et où son entrée dans la police se révèle compliquée à cause d’un comportement machiste de la part des officiers. D’abord reléguée à la circulation et au stationnement, elle va peu à peu faire ses preuves, notamment grâce à l’enquête menée avec Nick, le renard. [Fin du spoiler].

Zootopie Nick et Judy_2

[Attention spoiler] La première rencontre de Judy avec Nick va se révéler catastrophique. Nick est un menteur, un usurpateur, et Judy est policière… Un choc forcément détonnant. Puis, contraints de coopérer pour les besoins d’une enquête, dans l’adversité, ils vont apprendre à s’écouter, se connaitre et se comprendre. Jusqu’à devenir amis. [Fin du spoiler].

Le film se délecte de certains clichés : le machisme, la soif absolue de pouvoir concernant l’ajointe au maire, de la lenteur et de la fainéantise des fonctionnaires. Cela donne lieu à des scènes cocasses et totalement désopilantes : [Attention spoiler] la scène certainement la plus célèbre du film, où le paresseux se révèle très lent dans son travail à l’administration. Une des scènes comiques les plus cultes du cinéma d’animation de tous les temps, qui a certainement renforcé la popularité du film. Quelle n’est pas notre surprise dans une des scènes finales quand on voit une voiture arrêtée par la police parce qu’elle roulait à vive allure, avec à son volant… le paresseux !  [Fin du spoiler].

Zootopie Nick et Judy

« Zootopie » est une véritable réussite qui souffle un air frais d’humour, d’inventivité, et d’imagination. Tout le monde y trouvera son compte et prendra plaisir à le voir, petits ou grands. Ce film captive, fascine et nous enchante. Il imprime son empreinte dans notre mémoire durablement, comme tous les plus grands Disney d’antan.

Et vous, l’avez-vous déjà vu ? Qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

Zootopie paresseux bolide

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