[Critique et analyse du film] Drôles de petites bêtes : « Quand il me prend dans ses bras… »

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La chanson d’Édith Piaf, « La vie en rose », illustre parfaitement la magie et la beauté pure de ce très beau film d’animation, à l’histoire certes plutôt simple, mais néanmoins plaisante, délicate et subtile.

Sorti en 2017.

Réalisation par Antoon Krings et Arnaud Bouron.

Scénario par Arnaud Delalande, Antoon Krings et Christel Gonnard.

Compositeur : Bruno Coulais.

Société de production : Onyx Films, Bidibul Productions et France 3 Cinéma.

Distribution : Gebeka Films et Universal Pictures.

Avec les voix d’Emmanuel Curtil (Apollon le grillon), Anne Tiley (Marguerite), Kev Adams (Loulou le pou), Virginie Efira (Huguette la guêpe), Céline Melloul (Mireille l’abeille), Jean-Philippe Janssens (Siméon).

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Synopsis : Lorsqu’Apollon, un grillon baladin au grand cœur, arrive au village des petites bêtes, il ne tarde pas à perturber la vie du Royaume tout entier… Piégé par la cousine de la Reine Marguerite, la jalouse et diabolique Huguette, Apollon est accusé d’avoir enlevé la souveraine, semant la panique dans la ruche… Marguerite est en réalité captive des Nuisibles, complices d’Huguette qui en profite pour s’emparer du trône ! Apollon le Grillon, aidé de Mireille l’Abeille, Loulou le Pou et ses nouveaux amis, se lance alors dans une périlleuse mission de sauvetage…

Ma vision du film :

Sorti avant les fêtes de Noël l’an dernier, « Drôles de petites bêtes » est une adaptation en long-métrage des aventures des personnages des albums jeunesse d’Antoon Krings, parus chez Gallimard Jeunesse.

Certes, certains diront que ce film est plutôt destiné aux jeunes enfants, mais pour ma part, j’ai été ravie de visionner ce film magique, à la poésie évidente, un moment hors du temps, qui fait rêver. Ce long-métrage m’a fait retrouver la poésie de l’enfance, ce qui ne peut nous faire que tant de bien à tous. Devant la dureté de la vie parfois, de cette société chaotique, quoi de plus rassurant et réconfortant » que de se remémorer nos souvenirs d’enfants, émerveillés devant nos dessins animés et personnages préférés ?

Visuellement, c’est superbe. Le graphisme est très réussi, les abeilles et autres personnages comme Loulou le pou sont duveteux, à tel point que l’on dirait des peluches ! Les images de nature, notamment la nuit, sont féériques.

Musicalement aussi, la magie et la féérie sont de mise. Bruno Coulais, talentueux compositeur de musique de films, a encore une fois su « extraire » l’essence même de cet univers, afin de nous en offrir le meilleur. La chanson « La vie en rose » d’Édith Piaf, est en quelque sorte l’hymne « fil rouge » du film, ode romantique de l’amour naissant entre Marguerite et Apollon. Cette chanson est souvent présente dans certains films d’animation. On peut la retrouver, par exemple, en version jazzy, dans le film « Wall-E » des studios Pixar (dont voici mon analyse ici).

On retrouve de temps à autre dans le film, des références, des paroles drôles et poétiques, notamment lorsque, par exemple, Apollon et Marguerite, la Reine des abeilles, sont devant la pleine lune, cette dernière lui dit : « Une véritable lune de miel ».

Souvent, lorsque les films d’animation mettent en scène des insectes (1001 Pattes chez Pixar par exemple), on peut se rendre compte qu’à chaque fois, y est dépeint un milieu impitoyable : la cupidité, le vol, la lâcheté des plus forts envers les soi-disant « plus faibles » sont souvent de mise. « Drôles de petites bêtes » ne déroge pas à la règle, et la jalousie malsaine et malfaisante d’Huguette la guêpe envers la reine Marguerite en est le parfait exemple. La jalousie peut faire faire les pires choses, faire ressortir le pire de nous-mêmes.

Drôles de petites bêtes Loulou le pou et un bébé

Et forcément, Apollon le grillon, tout d’abord vu comme le saltimbanque, l’étranger dont on ne veut pas dans la ruche, est a priori coupable de l’enlèvement de la reine Marguerite, avec qui il avait commencé à nouer une relation d’amitié et de confiance. Ici, on fait passer le message qu’il ne faut pas se fier aux apparences et « blâmer » de suite l’étranger soi-disant venu semer le trouble au village… Apollon est au contraire un personnage touchant, attachant, tout comme Loulou le pou, l’assistant de Marguerite.

Mais à la fin, comme toujours, grâce à l’entraide et à la solidarité de tous les amis unis ensemble, le bien triomphe toujours…

« Drôles de petites bêtes » saura vous enchanter par sa beauté visuelle pure, sa poésie, sa tendresse. Certes estampillé « film pour enfants », il n’en est pas moins pour les grands une magnifique parenthèse enchantée, qui vous émerveillera, vous fera briller les yeux en vous faisant remémorer la magie de votre enfance.

Drôles de petites bêtes Apollon et la Reine devant la Lune

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