[Critique et analyse croisée] Billy Elliot/Flashdance : se battre pour son rêve

Flashdance 1983 real : Adrian Lyne jennifer beals collection christophelAffiche Billy Elliott

 

Oui je sais, on pourrait dire que les deux films n’ont rien à voir. Pas sortis à la même époque (mais se déroulant tout les deux dans les années 1980) , ne se passant pas dans le même pays, dans le même décor ; l’un des héros est un enfant venant des bassins miniers pauvres de l’Angleterre ; l’autre une jeune femme travaillant comme soudeuse à Pittsburgh aux États-Unis, à une époque où le chômage rongeait la ville. Mais tous les deux n’ont qu’un seul rêve : danser. Face aux doutes, aux autres, à la raison, ils auront tous les deux pourtant à se battre. Ayant vu ces deux films l’un après l’autre, j’ai eu l’idée de croiser leurs similarités, et leurs différences, leurs forces et leurs faiblesses…

Billy Elliott

Sorti le 20 décembre 2000. Durée : 1h50.

Genre : Comédie dramatique.

Réalisation par Stephen Daldry.

Scénario par Lee Hall.

Musique : Stephen Warbeck.

Récompenses majeures : BAFTA Awards 2001 : Meilleur film britannique, Meilleur acteur pour Jamie Bell, Meilleure actrice dans un second rôle pour Julie Walters.

Avec Jamie Bell (Billy Elliot), Gary Lewis (Jackie Elliot, le père de Billy), Jamie Draven (Tony Elliot, le frère de Billy), Jean Heywood (la grand-mère), Julie Walters (Mrs. Wilkinson, la professeur de danse), Stuart Wells (Michael Caffrey, le meilleur ami de Billy).

Synopsis Dans un petit village minier du Nord-Est de l’Angleterre, Billy, onze ans, découvre avec stupeur qu’un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D’abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père et de son frère Tony, mineurs en grève.
Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson. Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy.
Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l’argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse.
Partagé entre une famille en situation de crise et un professeur de ballet têtu, le jeune garçon embarque alors dans un voyage à la découverte de lui-même.

Billy Eliot extrait film

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Flashdance 

Sorti en septembre 1983. Durée : 1h35.

Genre : comédie dramatique musicale.

Réalisation par Adrian Lyne.

Scénario par Tom Hedley et Joe Eszterhas, d’après une histoire de Tom Hedley.

Musique : Giorgio Moroder.

Récompenses majeures : Oscars 1984 : Oscar de la Meilleure chanson pour Irene Cara.

Avec Jennifer Beals (Alex Owens), Michael Nouri (Nick Hurley), Sunny Johnson (Jeanie Szabo, la meilleure amie d’Alex et serveuse du cabaret), Kyle T. Heffner (Richie), Lilia Skala (Hanna Long),.

Synopsis Alex Owens vit à Pittsburgh, capitale de l’industrie sidérurgique, gangrénée par le chômage. Elle travaille comme soudeuse sur un chantier. Le soir, pour gagner un peu d’argent, elle danse dans un cabaret. Et puis elle aime cet art, alors, progressivement, elle sacrifie tout son temps libre pour s’entraîner afin d’entrer dans une grande école de danse.

Jennifer Beals Flashdance

Ma vision des films :

Si je ne souhaitais au départ ne parler que de « Billy Elliot », je le trouvais trop dramatique pour en parler tout seul et ne pas plomber le moral de mes lecteurs. J’ai eu l’idée d’équilibrer mon analyse avec un autre film un peu plus « feel-good » qu’est « Flashdance », un des films cultes des années 1980. Oui, « Flashdance » sur Rêves Animés, cela peut surprendre. Mais bien sûr, il est souvent de bon ton de taper sur les classiques, et même si celui-ci n’est pas exempt de défauts, il a ses bons côtés : des personnages attachants, une « héroïne » qui a un but à atteindre, un rêve à réaliser…

Si Billy Elliot vit en Angleterre, avec son père et son frère (sa mère est décédée) dans les bassins miniers d’Angleterre, dans un foyer où on ne montre jamais ses émotions, où le père et le frère font la grève. Billy fait de la boxe, mais le cours de danse classique s’installant dans la même salle, il va y prendre goût, au début à l’insu de son père et de son frère. Alex, elle dans « Flashdance », est soudeuse dans un chantier à Pittsburgh pour gagner sa vie, et danse dans un cabaret le soir, où la bonne humeur est tout de même de mise grâce à l’esprit de bonne camaraderie qui y règne. Notamment grâce à Richie, sympathique cuisinier qui se rêve comédien/humoriste et veut tenter sa chance à L.A. Richie est le bon copain que tout le monde aimerait avoir, attachant, sympathique, toujours de bonne humeur. Sa meilleure amie, Jeanie, se rêve également patineuse artistique.

Billy Eliott

On ne voit jamais les parents ni de famille du côté d’Alex, elle vit seule, indépendante, avec son chien, à seulement 18 ans. Mais elle est tout de même bien entourée, avec donc ses collègues, sa voisine âgée qui fut danseuse et qui la pousse à réaliser son rêve, et bientôt son patron qui va tomber amoureux d’elle et la prendre sous son aile. Si Billy lui, trouve un quelconque soutien, c’est auprès de son professeur de danse qui fera tout pour que Billy devienne danseur, ce qui constitue aussi pour elle le dernier défi de sa vie.

Si les deux amis d’Alex dans « Flashdance », [Attention spoiler] Jeanie et Richie, ne réaliseront de leur côté par leur rêve, [Fin du spoiler] ce qui est touchant dans ces deux films, c’est que nos deux héros principaux, n’osent même pas rêver d’atteindre leur but : réussir leur audition. Néanmoins, une fenêtre d’espoir s’entrouvre, ils passent par des moments de doute, de peur immense, qui les fait perdre pied et presque abandonner au moment d’atteindre leur but : [Attention spoiler] Alex en voudra à Nick de lui avoir donné un coup de pouce pour avoir une audition et cache sa peur derrière sa colère ; Billy va frapper un camarade venant aussi passer une audition à Londres, passant ses peurs dans la violence, ce qui aurait pu d’ailleurs lui coûter sa place. [Fin du spoiler].

Billy au milieu des danseuses

[Attention spoilers] Du côté d’Alex, le décès de sa voisine âgée lui a certainement donné la force d’aller à cette audition et de donner le meilleur d’elle-même. Leur audition, point d’orgue de chacun des deux films, sonnera pour Alex un but atteint (scène finale du film), et pour Billy le départ vers une nouvelle vie (on le verra à la fin danser « Le Lac des Cygnes » à 25 ans devant son père et son frère), désormais plein d’assurance, lui qui avait peur de partir vers la « grande ville », la capitale qu’il n’avait jamais vue, Londres. Son père, que l’on croyait indécrottable, a bien évolué et réagi afin de permettre à son fils d’avoir un meilleur destin. [Fin des spoilers].

Si les deux films sont différents, les personnages principaux que sont Billy et Alex aussi, les rêves, les espoirs, les doutes et les peurs sont par contre les mêmes, universels, ainsi que l’acharnement à vouloir vivre une autre vie que le destin qui leur semblait tout tracé.

« Quand on oublie ses rêves, et bien, on meurt. » – Nick à Alex dans « Flashdance »

Alex et Nick dans Flashdance

[Critique et analyse] Tout en haut du monde (Rémi Chayé, 2015)

Affiche Tout en haut du monde

Pour commencer cette nouvelle année sur Rêves Animés, voici un film d’animation diffusé pendant les fêtes de fin d’année sur France 4 qui fait partie de mes belles découvertes. Que de pépites d’animation sorties en 2016 ! « Ma vie de courgette », « Phantom Boy », « La tortue rouge »… « Tout en haut du monde » étant passé assez inaperçu au milieu de tous ces films, France 4 lui a donné en prime pendant les vacances de Noël toute la place qu’il mérite… Bonne année à toutes et à tous !

Film franco-danois. Sorti en 2016. Durée : 1h20.

Genre : dessin animé d’aventures.

Réalisation par Rémi Chayé.

Scénario par Claire Paoletti, Patricia Valeix et Fabrice de Costil.

Musique : Jonathan Morali.

Sociétés de production : Sacrebleu Productions, Maybe Movies, 2 Minutes et France 3 Cinéma.

Distribution : Diaphana Films (France, sortie en salles).

Récompenses majeures : Prix Spécial de la Fondation Gan pour le Cinéma en 2013 ; Prix du public en 2015 au Festival International du film d’animation d’Annecy ; Grand prix du Tokyo Anime Award à l’occasion de la Tokyo International Anime Fair en 2016 ; Cartoon Movie Tribute du Meilleur réalisateur pour Rémi Chayé au festival Cartoon Movie à Lyon en mars 2016.

Extrait film Tout en haut du monde

Avec les voix françaises de Christa Théret (Sacha), Féodor Atkine (grand père de Sacha), Loïc Houdré (Lund, capitaine du Norge, frère aîné de Larson), Rémi Caillebot (Larson, second sur le Norge, frère cadet de Lund), Audrey Sablé (Nadia, amie de Sacha), Thomas Sagols (Katch, mousse du Norge).

Synopsis : 1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.

Ma vision du film :

Si l’animation française est reconnue dans le monde entier, si nos animateurs sont recrutés avant même la fin de la sortie de leur école d’animation, ce n’est pas pour rien… Les membres du studio Pixar eux-mêmes n’ont-ils pas comme film de référence « Les triplettes de Belleville » ?

Image du film Tout en haut du monde

Si au début du film nous nous demandons où l’histoire va nous mener avec cette jeune Sacha, aristocrate russe pas comme les autres qui veut retrouver son grand-père, parti en exploration dans le grand Nord, et disparu avec tout son bateau et tout son équipage. Envers et contre tous et surtout contre son père, elle partira néanmoins braver les dangers, courageuse, forte de caractère et différente des autres membres de sa famille. Elle se fera d’abord « embaucher » dans une auberge par une patronne bougonne qui va l’avoir par la suite « à la bonne » tant Sacha saura se fondre dans le décor. Le film devient intéressant à ce moment et on se prend dans l’univers, pour ensuite monter dans le bateau avec Sacha et tout l’équipage masculin, qui tout d’abord sera réticent à l’idée d’embarquer une jeune fille, qui plus est aristocrate. Mais tous vont bien vite se rendre compte que Sacha n’est pas du genre à jouer les petites filles riches qui se laissent vivre…

Si le graphisme et le visuel du film ne séduiront pas les spectateurs friands d’animation 3D parfaite et policée, tout cela se met au service d’une histoire touchante, que l’on prend plaisir à suivre jusqu’à la fin. Tous les ingrédients sont au rendez-vous, par touche suffisante, ni trop, ni pas assez, dosés à la perfection : [Attention spoilers] émotion quand les flashbacks racontent la forte complicité nouée entre Sacha et son grand-père, on apprécie ensuite la complicité entre Sacha et un des chiens de l’équipage qui ne la quittera pas, même dans l’adversité, histoire naissante entre Sacha et un des jeunes de l’équipage… L’aventure, le suspense de savoir si tous vont s’en sortir, retrouver le Davaï, et bien entendu le grand-père de Sacha… [Fin des spoilers].

Tout en haut du monde extrait du film

Le capitaine du navire, Lund, si l’on pense au début qu’il sera rustre, sans foi ni loi, saura se montrer à la hauteur de son rôle et de sa tâche, droit dans ses bottes ; puisqu’il dira plusieurs fois à son équipage, dans l’adversité, de continuer son lui, qui est au plus mal, mais son équipe ne l’abandonnera pas…

La musique, magnifique, sert le film à la perfection. La fin du film, très émouvante, est parfaite. [Attention spoilers] Lorsque Sacha retrouve son grand-père glacé, elle s’aperçoit qu’il a laissé un recueil d’exploration à son intention. [Fin des spoilers]. Les points de vue, les gros plans de visage entre Sacha et son grand-père, en vis-à-vis, sont très réussis. La ressemblance physique et de caractère sont ainsi bien marqués et font ressentir de vives émotions…

Grand-père de Sacha Tout en haut du monde

[Attention spoilers] Ce que je trouve également très réussi à propos de cette fin, c’est que l’on voit l’équipage rentrer avec le Davaï retrouvé, mais on ne les voit pas rentrer, ni Sacha chez elle en Russie, ce qui laisse une fin tout à fait ouverte et le spectateur peut laisser son imaginaire s’envoler : Sacha va-t-elle reprendre sa vie d’avant en Russie ? Faire éditer le recueil d’exploration de son grand-père pour que tous puissent découvrir les aventures de son héros ? Deviendra-t-elle exploratrice comme son aïeul ? Restera-t-elle avec l’équipage du bateau avec qui elle a noué des liens, commencé une histoire avec le jeune matelot ? Tout est possible et pour cela, je trouve la fin vraiment remarquable ! [Fin des spoilers].

« Tout en haut du monde » est de ces pépites qui nous font nous évader et tout oublier le temps (trop court) de sa durée… Une grande réussite. Merci France 4 de cette découverte, mais navrée de voir cette chaine disparaitre en août prochain (voir encadré à ce propos).

La disparition de la chaine France 4

France 4 disparaitra en août prochain. Si l’arrêt de la chaine ainsi que celle de France Ô sont annoncés depuis un certain temps, beaucoup espéraient que les décideurs reviennent sur cette décision. Que de films découverts grâce à France 4, quel dommage de ne plus pouvoir profiter du service public pour découvrir des films, c’est aussi un de ses rôles ! Apparemment la chaine continuera de manière numérique, et la nouvelle offre jeunesse Okko de France Télévision est annoncée, où seront diffusés d’autres programmes phares de la chaine, notamment « Une saison au zoo » dont beaucoup d’amateurs (dont je fais partie) ont peur de voir cette belle émission disparaitre… Nous attendons de voir où cela va mener… Tristesse !

Sacha Tout en haut du monde

[Critique et analyse] La légende de Klaus de Sergio Pablos (2019) : la légende du Père Noël revisitée

EAffiche Klausn cette période de fêtes de fin d’année, je vous propose de nouveau cette année un film de Noël, un dessin animé réalisé en 2D au grand succès : « La légende de Klaus ». Une véritable réussite qui ravira petits et grands enfants en cette veille de réveillon ! Bonnes fêtes à toutes et à tous.

Sorti en 2019.

Réalisation par Sergio Pablos.

Scénario par Zach Lewis et Jim Mahoney, d’après une histoire de Sergio Pablos.

Musique : Alfonso G. Aguilar.

Société de production : The SPA Studios ; Aniventure et Atresmedia Cine.

Distribution : TriPictures (Espagne) ; Netflix (mondial).

Avec les voix françaises d’Alex Lutz (Jesper), François Berléand (Klaus), Ludivine Sagnier (Alva l’institutrice/poissonnière), Karin Viard (Mme Krum), Philippe Vincent (Mogens).

Klaus

Synopsis : Jesper, qui s’est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d’une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s’entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu’ils n’entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d’abandonner, il trouve une alliée en la personne d’Alva, l’institutrice de l’île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux. Grâce à ces relations amicales inattendues, la petite ville de Smeerensburg retrouve la joie de vivre. C’est ainsi que ses habitants découvrent la générosité entre voisins, les contes de fée et la tradition des chaussettes soigneusement accrochées à la cheminée pour Noël !

Ma vision du film :

En cette période de fêtes de fin d’année, certains ont bien besoin de s’émerveiller et de rêver un peu. Les rediffusions sont légion à la télévision, et nous permettent tout de même de redécouvrir certains classiques. Mais il est un film de Noël qui est en train de devenir un classique de Noël : c’est « La légende de Klaus ». Film distribué et diffusé par Netflix, ce dessin animé en 2D offre une belle relecture de la légende du Père Noël.

Extrait du film Klaus

« La légende de Klaus » narre l’histoire de Jesper, nanti de la ville mais pire élève de son école de facteurs, qui vit tant dans son confort qu’il n’en voit plus le monde autour. Il est envoyé sur une île isolée du monde, au cercle polaire, où il doit pour espérer revenir à sa vie dorée, atteindre le seuil de 6000 courriers distribués dans un endroit où plus personne n’envoie de courrier, tant l’ambiance y est exécrable : tout le monde se déteste et passe son temps à se faire des coups bas.

L’enfer sur Terre : vraiment ? Si on pensait justement se débarrasser de Jesper dans un lieu où faire envoyer 6000 plis semble mission impossible, il va réussir à ramener joie et bonne humeur dans le village. Mais tous ceux réfractaires au changement et au bonheur ne l’entendront pas de cette oreille…

Scène du film Klaus

Il fera sur l’île de Smeerensburg la connaissance d’Alva, institutrice devenue irascible poissonnière qui n’attend que de pouvoir partir. Mais aussi et surtout il rencontrera Klaus, menuisier qui construisait des jouets en bois en souvenir de son épouse défunte, qui espérait tant avoir des enfants. Ils se lieront comme jamais et construiront ensemble la légende du Père Noël…

« La légende de Klaus » apporte de la magie et de l’émerveillement tout en apportant une certaine morale : être égocentrique et dédaigner ceux que l’on pense inférieurs à soi ne mène pas à grand chose, si on n’apprend pas à connaitre un minimum ces personnes : ils peuvent nous apporter bien plus que ce qu’on aurait imaginé. [Attention spoilers] En partant sur cette île polaire isolée de tout où il pensait vivre l’enfer, il est devenu bien plus riche que ce qu’il pensait devenir : riche intérieurement, d’avoir gagné un ami et une compagne avec qui il a fondé une famille. [Fin des spoilers].

Alva et Klaus

Un scénario original, des personnages attachants, des dessins en 2D traditionnels dont on dirait qu’ils ont été faits en 3D, « La légende de Klaus » prouve que l’animation espagnole est prometteuse. Le dessin animé joue sur une large palette d’émotions que sont le partage, l’entraide, l’amitié, mais aussi la tristesse éprouvée par Klaus depuis le décès de sa chère épouse, la nostalgie, la mélancolie, la joie de vivre, la jalousie et la colère, voire la haine…

Succès phénoménal de cette fin d’année, et si le film est diffusé sur Netflix, espérons que ce succès qui dépasse les « frontières » de la plateforme fassent que le film puisse sortir dans d’autres supports, DVD/Blu-Ray et d’autres plateformes de VOD…

« La légende de Klaus » ravira petits et grands enfants. Pas besoin d’être féru de Noël pour apprécier ce beau dessin animé réalisé avec cœur. Je vous souhaite un joyeux Noël un peu en avance, et je vous retrouve l’année prochaine sur Rêves Animés !

Toute la troupe du film Klaus